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Virginie, photographe professionnelle en Colombie et ailleurs

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portrait virginie de reynalVirginie a opéré sa reconversion professionnelle au cours de sa première expatriation au Gabon. Maintenant installée en Colombie, elle témoigne de son expérience et de ses projets. Elle est une preuve vivante qu'on peut se réinventer et se créer un métier nomade qui nous va bien !

Bonjour à toutes !

Je m'appelle Virginie de Reynal, je suis photographe corporate, installée en Colombie depuis bientôt un an. Je travaille principalement pour des entreprises et des ONG. J'ai 34 ans et 3 enfants âgés de 4 à 7 ans, et un mari aussi 🙂 Avant de venir en Amérique du Sud, nous avons vécu 7 ans en Afrique, dont 5 au Gabon et 2 en République Démocratique du Congo.

La reconversion

Avant de partir en "expat", j'avais un job de chef de produit classique en France, obtenu après des études en école de commerce (l'ESCP pour ne pas la nommer). Arrivée à Port-Gentil, au Gabon, je me suis vite rendue compte que travailler dans le Marketing ne serait pas possible, et que j'allais devoir me "réinventer", soit le grand défi de la première expatriation. Je vous passe le chapitre sur ma passion de toujours pour la photo, le premier appareil argentique offert par mon père, et le labo de fortune dans la salle de bain familiale...

VirginiedeReynal01J'ai alors rejoint une équipe de bénévoles très sympa à l'Alliance franco-gabonaise, et j'ai profité de mon temps libre et de l'incroyable lumière africaine pour faire des photos pour moi, pour des concours, pour des amis... J'ai fait un premier reportage bénévolement pour une entreprise pétrolière, sur l'inauguration d'une de ses œuvres sociales. L'entreprise a aimé mes photos, et m'a commandé un reportage sur ses installations, je me suis alors déclarée comme entreprise individuelle au Gabon, et j'étais lancée ! C'était après 2 ans d'expatriation, et 2 bébés!

Je n'ai eu de cesse de me former depuis, en suivant notamment des cours par correspondance, et des formations sur place et en France, et en rencontrant d'autres photographes. Ce qui est passionnant dans ce métier, c'est que l'on apprend à chaque fois que l'on sort faire des photos !

Difficultés

En arrivant à Bogotá, j'ai rencontré trois types de difficultés :

- la langue! Certes, l'espagnol n'est pas le coréen, mais il faut quand même l'apprendre ! J'avais étudié l'allemand en LV2, dommage ! En Colombie, peu de gens parlent vraiment anglais, et il est indispensable de parler espagnol dans la vie de tous les jours et avec ses clients.

- comme à chaque nouvelle expatriation, il faut reconstruire un réseau, rencontrer de nouveaux clients etc.

- les papiers : j'ai dû attendre quelques mois d'avoir ma "cedula de extranjería" (sorte de carte de séjour) et de pouvoir déclarer mon activité en Colombie. 

Photographie corporate et socialeVirginiedeReynal06

Je me suis positionnée au départ comme photographe corporate spécialisée dans l'industrie pétrolière car j'habitais en Afrique dans des villes où le pétrole est l'activité ultra prédominante. J'aime réaliser des reportages pour des entreprises pétrolières car c'est l'occasion de missions très complètes aux sujets variés : je photographie les installations, les hommes au travail, les œuvres sociales, je fais des photographies aériennes de paysages et d'installations : c'est passionnant !

J'aime aussi le défi qui consiste à créer des images esthétiques dans des environnements qui ne le sont pas : une plateforme au premier abord, c'est plein de rouille et de tâches d'huile. Il faut alors trouver le bon angle, la bonne lumière, établir des connexions avec les gens...

Aujourd'hui, je souhaite profiter d'être en Colombie pour m'ouvrir à d'autres secteurs d'activité, toujours dans le corporate.

Sur le volet "photos sociales", je travaille avec des ONG locales, qui ont des projets vraiment intéressants, et je suis toujours heureuse de pouvoir les aider à communiquer sur leurs actions, à travers mes photos. C'est aussi pour moi une formidable porte d'entrée dans le pays où j'habite, l'occasion de connaître d'autres milieux et d'autres aspects de la Colombie.

J'aime énormément faire ce type de photos et j'aimerais travailler pour des organisations internationales telles que l'Unicef ou la Croix Rouge Internationale par exemple, pour élargir mes expériences dans ce domaine, et avoir des clients présents également dans mes futures destinations potentielles.

VirginiedeReynal10Trucs et astuces

Je conseillerais :

- de commencer par s'appuyer sur les réseaux de Français comme la formidable association Bogota Accueil, ou comme la chambre de commerce franco-colombienne qui propose notamment des événements de networking

- de faire sa demande de cedula aussi vite que possible!

- d'être patient quant à son démarrage ou re-démarrage d'activité en Colombie, car comprendre la langue et les us et coutumes d'un pays, et reconstruire un réseau professionnel prend nécessairement du temps...


Quels conseils donneriez-vous à une femme expatriée qui hésite à lancer son activité ?

VirginiedeReynal08De foncer ! Même si vous n'aviez pas forcément la fibre entrepreneuriale en France, l'expatriation peut être une formidable opportunité de penser out of the box", de vous reconvertir vers quelque chose qui vous plait vraiment, et de vous lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat sans prendre trop de risque. Le site de femmexpat regorge d'exemples de femmes entrepreneurs aux quatre coins du monde aux parcours très inspirants (note de la rédaction : merci, Virgnie !)

En outre, il est intéressant d'avoir un métier portable, si vous êtes amenées à changer de pays tous les 2-3 ans, au gré des mutations de votre conjoint.... Si vous n'y voyez pas très clair dans ce que vous voulez faire, il peut être opportun de vous faire accompagner à distance par un coach spécialisé dans ce type de problématiques, qui vous aidera à trouver et à monter votre projet.

Vous avez choisi d'exercer votre métier dans un secteur plutôt masculin, considérez-vous que le fait d'être une femme vous apporte un truc en plus ?VirginiedeReynal04

Oui! Je pense qu'être une femme m'apporte indéniablement un plus. Quand je débarque sur une plateforme pétrolière, un monde fermé essentiellement masculin, le fait de venir de l'extérieur, et d'être une femme, attire d'abord la curiosité, puis les hommes se racontent plus facilement, me parlent de leur famille qui leur manque, de leur vécu au travail.... Ils ont envie de me rendre service, en me montrant des aspects intéressants de leurs métiers, et sont fiers de me faire découvrir leur monde professionnel.

En revanche, il ne faut surtout pas jouer à la "schtroumpfette": je fais profil bas côté féminité dans ma combinaison et mes bottes de chantier, et j'essaye de ne pas montrer pas que j'ai le vertige en haut de la grue, ou le mal de mer sur la barge des plongeurs.

Quand je fais des photos sociales, je rencontre des mères accompagnées de leurs enfants, et il est évident que l'expérience de la maternité me rapproche d'elles et me permet d'établir un échange qui est souvent à l'origine de photos intéressantes.

Sur l’expatriation...

L'expatriation, m'a apporté cette formidable opportunité de pouvoir faire de ma passion une profession. Je n'aurais jamais fait ce pas si j'étais restée en France, où ma formation me destinait à un parcours classique en Marketing. Sur un plan plus personnel, je pense que l'expatriation, même si c'est loin d'être un long fleuve tranquille, resserre les liens familiaux, et permet de mener une vie atypique faite d'ouverture et de découvertes permanentes.

Portrait_VirginiedeReynal01Virginie de Reynal

site : http://virginiedereynal.com

page Facebook Virginie de Reynal Photographe

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