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Solène, entreprendre pour mettre ses valeurs au cœur de sa carrière


SolèneCreatorsForGoodSolène, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Solène, j’ai 27 ans, je vis à Istanbul en Turquie. Je suis la fondatrice de Creators for Good, une agence de consulting en ligne dédié à l’accompagnement des (futurs) entrepreneurs sociaux.

Quel est votre parcours, votre expérience d'expatriée ?

Après mon Master en Développement Durable, je n’ai malheureusement pas trouvé travail à mon pied. J’avais la chance de parler anglais, j’ai donc ouvert mes recherches à l’international. A l’époque, je me rappelle m’être dit « quitte à ne pas travailler dans ma spécialité, autant que ce soit une expérience qui en vaille la peine ! ». J’ai été employée pendant 3 ans dans le domaine de la recherche macro-économique. Spécialisée dans les pays émergents, j’ai vécu tour-à-tour en Afrique du Sud, en Indonésie, en Turquie, en Russie et au Nigéria. J’ai réussi à convaincre mon employeur de me réaffecter à Istanbul, où j’avais rencontré l’homme de ma vie 😉

Sur le papier, tout était idéal : j’avais un travail intéressant, de belles responsabilités, un bon salaire avec le package « expat », et dans le pays de mon choix auprès de mon amoureux. En réalité, j’étais loin d’être épanouie. Ces expériences dans des pays où les écarts de richesses sont très importants, où les catastrophes écologiques sont encore plus pressantes qu’en France, ont renforcé en moi les convictions qui m’avaient amenée à me spécialiser en développement durable. Plus le temps passait, plus c’était difficile de travailler pour une entreprise qui ne partageait pas mes valeurs.

Je pense que l’expatriation est une expérience extrêmement formatrice au niveau personnel. Nos valeurs, notre identité se trouve parfois redéfinies, et souvent renforcées. Alors que j’explorais les possibilités pour changer de travail tout en restant en Turquie, je me suis rendue compte que le meilleur moyen 1)de gagner ma vie 2)en faisant quelque chose qui a du sens et 3) tout en restant libre d’habiter où je veux, était de créer ma propre activité !

Comment avez-vous formé votre projet ?

Avoir envie de devenir entrepreneur c’est une chose, valider son projet et se lancer en est une autre ! Pour ce faire, je me suis faite accompagner par une spécialiste de l’entrepreneuriat en ligne – car je savais dès le départ que je ne pourrais pas avoir assez de clients localement avec mon faible niveau de turc, et l’intérêt timide pour le développement durable en Turquie.

Au-delà des conseils « business », j’avais vraiment besoin d’être épaulée dans cette nouvelle aventure. Quand on souhaite changer d’orientation professionnelle, cela s’accompagne souvent d’une remise en question et d’une perte de confiance en soi. Ajoutant à cela le sentiment d’isolement de l’expatriation, je ne pouvais pas réussir seule ! Avec le recul, c’est une des meilleures décisions que j’ai faite pour mon entreprise. Tout est allé très vite ! En un mois seulement, j’avais défini mon projet : accompagner les « entrepreneurs sociaux », qui détournent les mécanismes du business classique pour avoir un impact positif sur la société.

Après quelques projets pilotes afin de valider mon offre de services, j’ai décidé de me spécialiser auprès de ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat social, et ont besoin d’un œil expert extérieur pour valider leurs choix et garantir de combiner impact positif, revenus financiers, ET équilibre de vie !

En quoi consiste-t-il, quelles sont vos réussites ?

Aujourd’hui, mon activité consiste à accompagner individuellement ces « entrepreneurs du changement », de manière intensive pendant 3 à 6 mois. Nous travaillons via Skype (outil bien connu en expatriation !) et par email, ainsi que grâce à des outils internet (test de personnalité professionnelle pour valider ses talents, formations en ligne etc). Cela me permet d’avoir des clients à travers le monde. C’est très enrichissant ! J’ai l’impression de continuer à voyager, tout en restant en Turquie. Et surtout, si je suis amenée à vivre à nouveau autre part, ou même à rentrer en France, j’ai la garantie de pouvoir continuer.

Les projets sur lesquels je travaille sont extrêmes variés : photographie pour éduquer les enfants à l’environnement, création d’accessoires de mode dont les ventes permettent de micro-financer des femmes entrepreneures,  transport d’urgence dans des régions rurales d’Afrique, plateforme internet pour favoriser une société créative plutôt que de consommation… Mes clients ont pour point commun d’avoir mis leurs talents (parfois enfouis) au service d’une cause, et de contribuer à changer le monde !

Les principales difficultés que vous avez connues, comment les avez-vous surmontées ?

Les principales difficultés que j’ai eu à surmonter sont psychologiques plus que techniques. J’ai dû faire un vrai travail pour surmonter mes doutes, mes peurs, et sortir de ma zone de confort. J’ai dû dépasser certains acquis que j’avais intégrés malgré moi, tel que « réussir, c’est avoir un bon travail dans une bonne boite », ou encore « pour réussir en tant que consultant indépendant, il faut avoir au moins 40 ans ». C’est en me libérant de ces « croyances limitantes » que j’ai pu oser me lancer, et dessiner MON projet sur mesure !

Que vous apporte l'expatriation ?

L’expatriation, c’est pour moi l’occasion d’être vraiment moi-même. Quand on vit à l’étranger, on ne rentre pas « dans les cases », et les opportunités professionnelles sont plus limitées que dans son propre pays. Créer sa propre « case », sa propre activité, c’est l’occasion de faire quelque chose qui nous correspond vraiment et dans lequel on peut s’épanouir au meilleur de soi-même. Avec Internet, c’est possible d’avoir des clients au-delà de sa localité géographique. Alors, il ne faut pas s’en passer !

Quel message vous voulez faire passer à une femme expatriée qui hésite à se lancer ?

Allez-y ! Foncez ! Créez ! Si vous êtes bien entourée, ça va marcher… Et vous pourrez donner à votre carrière - et à votre vie - le sens que vous souhaitez 😉

 

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