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Toxines environnementales en expat : encore plus attentives !

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Toxines environnementales en expat : encore plus attentives !Quand on s’expatrie on ne pense pas forcément que l’on peut être touché par la pollution ambiante. Et pourtant, les normes n’étant pas les mêmes partout, c’est un sujet qu’il faut prendre en compte quand on arrive dans un nouveau pays. Vous avez certainement entendu parler des perturbateurs endocriniens et des additifs en tout genre. On se sent assez démuni face à la masse d’informations circulant sur le sujet. Ou au contraire, on peut tout à fait passer à côté. En effet, on ne les voit pas, non leurs effets sont plus sournois, mais elles s’accumulent au fur et à mesure, autour de nous.

Un impact certain sur la santé

Et pourtant, l’impact des toxines environnementales, des additifs alimentaires, des métaux lourds etc. ont un réel impact sur notre santé. Et sur la santé de nos enfants aussi. Les personnes les plus vulnérables sont bien sûr, les enfants et de nombreuses études ont démontré les effets délétères de ces toxines sur le développement neurologique des fœtus et des enfants en bas âge, sans parler des effets directs sur leur développement tout court. Mais leurs effets ne s’arrêtent pas là. Car on découvre peu à peu leurs effets sur notre santé à long terme. Elles sont impliquées dans le développement de maladies chroniques ou de conditions tels que :

Toxines environnementales

L’exemple le plus connu, et certainement le plus documenté, est l’intoxication au plomb par l’eau consommée. Aux Etats-Unis, c’est une ville entière (Flint Michigan) dont l’eau du robinet a été contaminée par du plomb. Le plomb est un métal lourd directement impliqué dans des retards mentaux et une baisse du QI chez l’enfant de moins de 5 ans.

A côté de cette intoxication chronique au plomb due à l’eau absorbée, on entend souvent parler des perturbateurs endocriniens. Ces produits qui se retrouvent dans de nombreux endroits, viennent directement interférer avec notre système hormonal. Ils créent ainsi des perturbations au niveau de la thyroïde, de notre métabolisme mais aussi de notre fertilité. Chez l’enfant, et notamment chez la petite fille, ils sont directement impliqués dans le développement de la puberté précoce.

Quelles sont ces toxines ?

Ces toxines sont multiples. On dénombre trois grands groupes mais malheureusement, elles se décomposent en de nombreuses sous-catégories. Et elles se dénombrent pas milliers.

Ces 3 catégories sont :

  1. Les métaux lourds avec en premier lieu, le mercure, le plomb, l’arsenic et le cadmium pour ne citer que les principaux,
  2. Les toxines alimentaires que l’on retrouve évidemment dans notre alimentation : ils sont ajoutés aux aliments pour augmenter leur goût, leur durée de conservation, des colorants pour augmenter leur attractivité etc ..
  3. Les toxines environnementales : comme les pesticides répandus sur les cultures que l’on retrouve dans les fruits et légumes que nous consommons. Nous les retrouvons aussi dans les produits cosmétiques, les produits d’entretiens, les matières plastiques, les meubles etc la liste est longue.
Ces toxines où les trouve-t-on ?

Elles sont partout. En quelques 100 ans, elles ont envahi notre environnement à tel point, qu’il devient difficile de ne pas y être confrontés. C’est une situation totalement inédite auquelle l’humanité n’avait jamais été confrontée.

On les retrouve dans l’eau que nous buvons, en bouteille ou au robinet, dans l’alimentation, mais aussi de façon insidieuse dans l’air que nous respirons.

En tant qu’expatrié, malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux face à ces toxines environnementales. L’exemple le plus flagrant est peut-être l’exemple de la Chine où il est de notoriété publique que l’air y est irrespirable.

Mais parfois, la réalité est plus insidieuse. Aux Etats-Unis, les réglementations sont beaucoup plus laxistes qu’en Europe. Par exemple dans les produits cosmétiques, la FDA (organisme de régulation des médicaments et autres produits) n’a interdit que 11 produits sur sa liste des composants cosmétiques, tandis que l’Union Européenne en interdisait plus de 1000. D’autre part, certains pesticides comme l’Atrazine ont été banni depuis 2003 en Europe, mais il est encore présent aux Etats-Unis et dans le reste du monde. C’est un perturbateur endocrinien. Sur des grenouilles, il a entraîné une féminisation des grenouilles mâles même à dose faible. Il a été lié à des cancers du sein et de la prostate. On le retrouve principalement sur les cultures de mais et donc de ce fait dans l’eau du robinet.

Alors, face à ce constat alarmant, que peut-on faire ? Que peut-on faire pour s’en protéger, pour protéger notre santé et celle de nos enfants. On peut bien sûr faire la politique de l’autruche en ce disant que finalement après toutes ces années, on n’a pas vu de changement direct sur notre santé. Mais réfléchissez, n’avez vous jamais eu mal à la tête après avoir bu un verre de vin la veille ? N’avez vous pas quelques kilos en trop dont vous n’arrivez pas à vous délester alors que vous avez un style de vie sain ? Votre fille n’a-t-elle pas des problèmes hormonaux qui vous paraissent bénins, mais qui quand même montre un problème ?

 Quelles solutions ?

Pour essayer de diminuer leur impact, il peut être intéressant de commencer à gérer ce que l’on peut gérer en diminuant significativement ce que l’on peut contrôler. Chez vous, à votre échelle, vous pouvez déjà commencer à prendre des mesures pour diminuer cet apport.

Quelques gestes simples pour diminuer leur impact

Vous pouvez déjà agir à 4 niveaux.

Dans la cuisine

Dans votre cuisine, vous pouvez bannir le plastique : les boîtes en plastique sont composées de BPA qui sont de fort perturbateurs endocriniens et qui ont tendance à diffuser facilement dans les liquides ou aliments en contact. On retrouve ces mêmes BPA, dans les boîtes de conserves. Récemment, on a vu apparaître des formulations BPA free, faisant penser que ces plastiques seraient mieux tolérables : en fait la plus part du temps, le BPA a été remplacé par une autre molécule, assez proche le BPS ou BPF.  Préférez donc le verre ou le pyrex pour conserver vos aliments et les réchauffer. Bannissez de vos placards, les boîtes de conserve qui sont systématiquement recouverte à l’intérieur, d’un enduit à base de BPA.

Bannissez aussi vos poêles en Teflon. Elles sont composées de produits à base de perfluorinated (PFC), composés toxiques en cas de chauffage excessif.

Dans votre alimentation

Essayez de vous tourner vers les fruits et légumes bio. En 2006, une étude a montré qu'après seulement 5 jours d’une diète uniquement bio, les taux de pesticides dans les urines d’enfants étaient devenus indétectables pour la plus part.

Si c’est un stretch dans votre budget, vous pouvez vous appuyer sur une étude menée par le site EWG aux Etats-Unis. Elle a sélectionné les 12 aliments à consommer de préférence bio. Et les 15 que l’on peut consommer de façon plus sereine sans être bio. Même si les études portent sur des fruits et légumes aux Etats-Unis, elles reflètent les usages et la résistance aux pesticides des fruits.

toxines environnementales

toxines environnementales

En vous informant de la qualité de l’eau de votre maison et en filtrant l’eau que vous buvez le cas échéant.

Chez vous

En aérant régulièrement votre maison pour renouveler l’air.

Si vous avez du temps, commencez à réaliser de façon systématique vos produits ménagers. Les ingrédients sont simples (vinaigre blanc, bicarbonate de sodium, du savon de castille, huiles essentielles etc), peu onéreux et beaucoup moins toxiques que tous les produits en vente. Ou optez pour des marques connues pour leur innocuité.

Pour un spray nettoyant :

110 ml d’eau distillée, 8 ml de vinaige blanc, 12 gouttes d’huile essentielle de Sapin Baumier, 6 gouttes d’huile essentielle de tea tree . Et vous obtenez un spray antibactérien et nettoyant.

Sur ce que vous appliquez sur la peau

Les cosmétiques sont truffés de produits chimiques qui sont absorbés rapidement à travers la peau. Les plus connus sont les parabens mais il en existe bien plus encore. Evitez les produits qui contiennent le terme « perfum ou fragrance ». Cela signifie que la plus part du temps, ils contiennent des phtalates, qui est un perturbateur endocrinien.

60 millions de consommateurs a sorti un numéro spécial sur les cosmétiques en France. De quoi s’inspirer de leurs recommandation.

Diminuer peu à peu la charge de toxines

Il est évident que la liste est encore très longue. Mais en vous y attaquant peu à peu, vous allez commencer à diminuer la charge de toxines et prendre conscience de l’intérêt pour votre santé. Il ne sert à rien de paniquer. Mais en prendre conscience permet de peu à peu changer ses habitudes de vie. Je vous invite à consulter mon blog. Car même si vous n’habitez pas aux Etats-Unis, vous aurez déjà un bon aperçu de ce que vous pouvez d’ors et déjà commencer à éliminer de votre environnement proche.

Par Isabelle Guglielmi

 

Bibliographie

https://www.cdc.gov/biomonitoring/chemical_factsheets.html

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/07/04/perturbateurs-endocriniens-pourquoi-ong-et-specialistes-s-inquietent_5155284_4355770.html?xtmc=perturbateur&xtcr=2

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16451864

 

Isabelle GuglielmiIsabelle Guglielmi est la créatrice du site AmerikSanté. Elle est docteur en Pharmacie et accompagne les familles qui habitent aux États-Unis. Celles qui veulent se nourrir et se soigner naturellement en toute connaissance de cause.

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