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Cristina, derrière les masques de Expat Heroes, le podcast des expats

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Cristina, derrière les masques de Expat Heroes, le podcast des expatsAujourd'hui, FemmExpat vous fait découvrir Cristina. Celle qui se cache derrière les masques de Expat Heroes, le podcast des expats. Vous connaissez peut-être sa voix, laissez-vous surprendre par sa personnalité pleine de peps.

Les hymnes français et portugais 

J’ai 35 ans. Je vis en Angleterre depuis un an avec mon mari et nos deux enfants. Niveau pro, j’ai été chef de projet web puis responsable de communication dans l’industrie pharmaceutique. Avant de commencer à suivre mon conjoint à l’étranger.

Mes parents sont portugais et je suis française. J'ai toujours vécu harmonieusement cette double culture. J'ai chanté les deux hymnes français et portugais lors de la finale de la coupe d'Europe de foot. C'est pour dire ! Difficile à expliquer à l'étranger : je suis française mais mon nom ne sonne pas français ?! Peu importe puisque chaque expatriation contribue à enrichir mon identité !

Une serial expat

Après 5 déménagements, 3 expatriations ponctuées par 2 retours en France, et 2 naissances, on peut dire que je suis une serial expat !

L'opportunité de vivre à l'étranger s'est présentée alors que je venais d'être maman pour la première fois. J'avais alors 27 ans. J'ai suivi mon mari à Madrid. J'avais pris un congé parental la boule au ventre, bien consciente que je risquais de perdre ma place. Les contrats d'expatriation ont une certaine durée. Mais on ne sait jamais vraiment pour combien de temps on va rester.

Plus dans l'organigramme

J'ai décidé de prendre des cours du soir pour avoir un Master que je souhaitais valoriser à mon retour en France. Deux ans après, ce nouveau diplôme m'a effectivement permis de retrouver une mission chez mon ancien employeur. Mais plus de poste pour moi. La Direction avait réorganisé. Et je n'étais plus dans les organigrammes !

Ce retour a été très difficile car j'ai été cataloguée "touriste". Comme si mon parcours dans l'entreprise ne comptait plus.

J'ai appris le suédois pour trouver un emploi

Quand la deuxième expatriation en Suède s'est profilée, deux ans après, j'ai décidé de démissionner. On était bien décidés à s'installer pour de bon cette fois-ci. J'ai vécu deux années en Suède. J’y ai appris le suédois pour trouver un emploi.

J’avais le temps de chouchouter mes deux enfants; Mais j’étais tellement triste de ne pas retrouver du travail ! J’ai pris conscience malgré tout de la chance que j'avais de les voir grandir, alors que certaines jonglent entre vie familiale et vie professionnelle.

Nous avons dû rentrer en France de nouveau alors que j'avais enfin trouvé une mission ! Lors de notre retour éclair d'un an, j'ai retrouvé un poste de responsable de com'. J’en ai pleuré de joie 🙂 Cette période a été de courte durée. Mon mari avait décroché un poste en Angleterre et faisait les allers-retours tous les week-ends… Nous avons donc décidé de tous re-déménager pour le suivre. C’était il y a un an.

L’importance d’avoir un projet chacun et un projet de famille

Pour cette nouvelle expatriation en Angleterre, nous avons bien en tête, aujourd’hui, l’importance d’avoir un projet chacun et un projet de famille ! Le contrat de mon mari nous permet d’épargner pour revenir nous installer en Haute-Savoie, là d’où je viens. Les enfants sont en immersion totale en anglais. Mon mari a une mission passionnante dans le contexte très difficile du Brexit. Et moi… je donne vie au projet de podcast Expat Heroes!

En effet, après les déceptions à répétition que j’avais vécu auparavant, c’est-à-dire qu’à peine retrouvé un poste, je devais redéménager, j’ai décidé de faire quelque chose d’hors du commun. Quelque chose que je n’aurais jamais tenté dans une vie routinière en France. Profiter de ce temps disponible, en tant que conjoint suiveur, pour mener un projet qui me fasse vibrer. Et aussi un projet que je puisse valoriser dans mon parcours professionnel.

"Pourquoi je ne créerais pas un podcast dédié à la vie des Français à l’étranger ?!"

J’ai lancé le podcast audio Expat Heroes en mars 2017. J’écoute des podcasts depuis depuis bientôt 10 ans. Lors de mon dernier poste, la supervision des podcasts faisait partie de mes missions. Et là, ça a fait tilt. Je me suis dit : « Mais pourquoi je ne créerais pas un podcast dédié à la vie des Français à l’étranger ?” .

Internet regorge d’informations sur l’installation à l’étranger, de blogs, de groupes Facebook avec des guides pour s’installer à l’étranger. Et puis, sur place, on peut se rapprocher d’autres Français. On va dans les structures d’accueil à l’étranger. C’est génial.

Mais on n’a pas de podcasts qui mettent en valeur des Français expatriés. On a des podcasts sur l’univers du voyage, des gens qui partent faire le tour du monde, en mode nomade. Mais pas de podcast en français sur l’impact personnel et humain de l’expatriation.Cristina, derrière les masques de Expat Heroes, le podcast des expats

Or moi, d’avoir ce type de témoignages, ça m’a vraiment manqué à l’étranger. Maintenant avec Expat Heroes, les Français de l’étranger ont enfin un podcast qui met en lumière leurs parcours et leurs réalisations d’un point de vue personnel ou professionnel.

Un mardi sur deux je diffuse une interview

On peut écouter le podcast sur expat-heroes.com. Et le retrouver aussi en téléchargement et abonnement gratuits sur iTunes ou toute autre application permettant de lire des podcasts. Comme Podcast Addict par exemple. Un mardi sur deux je diffuse une interview audio d’un(e) français(e) expatrié(e) à travers le monde. Comment cette personne s’adapte à l’étranger. Et surtout comment elle se réalise au niveau personnel et professionnel. J’ai envie d’apporter à ceux qui sont à l’étranger, parfois en perte de repères, du réconfort, de l’inspiration, leur donner la force de se réaliser à l’étranger, de faire de leur expatriation une réussite.

Expat Heroes, n’est pas un énième guide ! L’ambition d’Expat Heroes c’est d’être LE podcast inspirant pour s’adapter et se réaliser à l’étranger. L’accomplissement personnel en expatriation est le sujet principal du podcast.

Qui mieux que celui qui vit à l’étranger pour en parler !

On grandit, on se surpasse, on s’étonne en expatriation, on se découvre. Et c’est en cela qu’on est tous et toutes des Expat Heroes.

En fait, j’avais envie de tordre le cou aux clichés qui collent à l’expatriation. Souvent on pense que les gens qui vivent à l’étranger, et particulièrement les conjoints suiveurs, sont en vacances 365 jours par an. Ce que je veux montrer avec Expat Heroes, c’est la réalité de l’expatriation loin des clichés.

Mettre en lumière des témoignages, des parcours qui affirment à quel point l’expatriation peut être enrichissante d’un point de vue personnel. Mais difficile aussi avec plein d’obstacles à surmonter.

Le masque d'Expat Heroes

Le masque d-Expat Heroes, ça correspond d’abord à l’étiquette d’expatriés qu’on nous colle, en idéalisant la vie qu’on peut avoir à l’étranger. En enlevant ce masque, l’expatrié qui témoigne dans le podcast dit au monde entier : « Regarde qui je suis vraiment, ce n’est pas si simple de vivre à l’étranger. Tu devrais essayer, ça m’a grandi. »

Et puis le masque on peut aussi le mettre. Il désigne alors tous les supers pouvoirs, en quelque sorte, qu’on acquiert en expatriation. Toutes ces capacités d’adaptation qu’on développe et qui étaient jusque là complètement inexploitées. Et puis ce sentiment d’accomplissement personnel qui nous habite.

Le principal challenge c’est de se lancer.

Des barrières, il y en a toujours. Une à une, il faut les dépasser. Dans le cadre de mon projet, je me demandais si techniquement j’allais réussir à devenir « productrice de podcast ». Mon background communication web m’a aidé. Mais j’ai dû quand même me former. Et aujourd’hui j’ai un process de production et de diffusion bien rôdé !

Etre méthodique et structurée dans mon projet, c’est ce qui m’a cadré et m’a donné la confiance nécessaire pour le faire aboutir. Je pense qu’il faut aussi être conscient de ses limites. Dans mon cas, je n’étais pas capable de concevoir l’identité graphique du podcast. J’ai donc fait appel à une amie graphiste.

Un autre challenge pour moi est de garder ma liberté de ton. Le podcast et moi, d’une certaine manière, nous ne faisons qu’un. Je lui insuffle mon énergie et forcément ma personnalité. Les partenaires, les personnes en interview peuvent influencer -parfois sans le vouloir- le contenu. Je veux garder ma liberté de ton et le contrôle de ma ligne éditoriale.

Côté entourage, j’ai la surprise de voir à quel point mon mari est enthousiaste ! Lui qui, auparavant, n’écoutait pas de podcasts (jamais le temps!), il écoute l’émission dans la voiture en allant au bureau. C’est mon premier fan. Je pense surtout qu’il est rassuré et content de voir, qu’après ces nombreux déménagements, j’ai enfin trouvé un projet qui m’épanouit, tant au niveau pro que perso.

Faire connaître le podcast Expat Heroes

Aujourd’hui, la priorité pour moi c’est de faire connaître le podcast Expat Heroes qui est 100% gratuit.

Prochaine étape ? Parvenir à le monétiser (si, si c’est possible !). C’est déjà un gros business aux Etats-Unis. Et les podcasts connaissent une ascension incroyable en France, alors j’y crois! Les blogs étaient tendance il y a une dizaine d’années, maintenant c’est au tour des podcasts ! Mon rêve serait qu’Expat Heroes devienne le nouveau média pour les Français de l’étranger.

Ce sera, quoi qu’il arrive, une formidable expérience à faire valoir auprès d’un employeur lors d’un prochain retour en France.

Un message pour une femme expatriée qui hésite à lancer son activité ?

Etre acteur de son expatriation et ne pas la subir.

Faire le premier pas et se lancer, pour ne pas se réveiller un matin en disant : j’aurais dû essayer.

Faire un planning hebdomadaire en listant ce à quoi on ne souhaite pas renoncer au niveau perso pour une transition en douceur, sans culpabilité. Une sorte de contrat avec soi-même.

Bien définir son concept (objectif, cible, budget…) et son timing (et s’y tenir). Ne pas avoir peur d’en parler autour de soi afin de faire tester son idée. Non pas pour risquer de se faire piquer son concept, mais pour affiner son projet.

L’un des moteurs aussi est de croire en soi et en son projet. Moi quand j’en parlais au début, on me regardait comme si j’avais un projet de voyage sur la lune… Mais je l’ai fait et aujourd’hui l’audience a été multipliée par 4 depuis le lancement !

Se rappeler chaque jour pourquoi on le fait. Et à quel point ça nous fait grandir pour tenir sur le long terme.

Que vous apporte l’expatriation ?

L’expat m’a permis de resserrer les liens avec ma tribu. De prendre du recul sur qui je suis, ce qui est important pour moi et sur la vie que je souhaite avoir.

 

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