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Maman retourne à l’école
Le jeudi 22 janvier 2009 par Paquita


Pendant cette nouvelle affectation, j’ai hésité entre travailler ou faire un truc qui me plaisait. Comme je ne suis pas du genre à me fouetter avec des orties, j’ai donc choisi de retourner à la fac avec le désir de bien faire bien sûr, mais de ne pas trop en faire aussi et surtout.

Déjà à l’inscription, mes futurs meilleurs amis se sont enquis de savoir quel bac j’avais passé.
- « A4 » j’ai dit.
- « A4, ça n’existe pas ! » a rétorqué cette tocarde de secrétaire.
- « Ben, si- a fait un adonis à la plastique plus que possible, pas du genre naze- c’était avant l’imprimerie, Gutenberg et le Saint Frusquin ».
Comme j’ai un égo gros comme un cachou, j’ai rétorqué que même j’avais bien mon parchemin dans mon carquois et on est parti bras dessus bras dessous avec Ricardo (oui, je sais, c’est nul comme nom, mais quand on est beau comme ça et intelligent en plus, il faut bien avoir un handicap dans la vie, c’est lui qui le dit !). Devant une bière, on a décrypté l’emploi du temps plein de signes cabalistiques pour un cerveau de plus de 20 ans.

En me voyant rayer tous les cours incompatibles avec ma vie personnelle (un TD le samedi matin de 7h à 11h, ça ressemble à rien ça et un autre le mardi soir de 18 à 21 h pile pendant le cours de salsa donc éminemment impossible), le bel adonis a pris un air consterné :
- « Mais tu vas redoubler, les TD c’est obligatoire » a-t-il argué.
- « M’en fous-j’ai dit- je m’inscrirai en auditeur libre en seconde année ! »
Ça l’a ravi et vite il s’est rembrumé.
- « En fait, tu fais des études homéopathiques, tu es un très mauvais exemple pour tes enfants ! ».
J’ai failli tomber de mon tabouret... qu’un gaminus me fasse la morale !

De fait, les coups sont arrivés de là où je ne les attendais pas :

Si par malheur mes gremlins interceptent un coup de fil d’une amie de mon âge qui me propose d’aller refaire le monde à la terrasse d’un café, ils répondent sans rire :
- « Impossible, Maman a un cours à cette heure là », ou variante... « Elle doit travailler, demain elle a un contrôle ».
Au début, j’ai cru que c’était par vengeance mais même pas !
Et quand je risque un :
- « Tu as fait ton boulot pour demain ? »
- « Et toi ? » me répondent ces insolents. J’vous jure Madame, y a plus de jeunesse !

P.S. : L’estocade est venue hier quand est entrée, dans la salle de cours, une de mes amies de l’époque révolue où j’étais jeune journaliste et elle étudiante... qui est maintenant mon maître de conférences. Avec un clin d’œil appuyé, elle a dit « Pour ceux qui sont intéressés par le journalisme, sachez qu’il mène à tout ! » Arrrrrrrgggggggg !

Paquita