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Trouver un travail à l’étranger
Le mardi 29 septembre 2009 par Corentine Linage

Vous avez la bougeotte ? Envie de travailler à l’étranger ? C’est possible ! Cabinets d’outplacement, organismes, sites Internet, réseaux... voici les principaux outils pour trouver un job.


« J’irais jusqu’au bout du monde, je me ferais teindre en blonde, si tu me le demandais ! » Belle preuve d’amour et d’abnégation ! Mais, une fois au bout du monde, on ne s’accommode pas toujours de la vie de femme au foyer. Surtout lorsqu’on travaillait en France. Pour celles qui regrettent leur vie de femme active, voici quelques conseils. Le plus important : persévérer !

Dénicher un permis de travail
Dans la plupart des pays, les conjoints d’expatriés peuvent obtenir un permis de travail. D’après l’association internationale Permits Foundation, trois types de situations persistent :

-  Les pays réclamant des compétences spécifiques, imposant des quotas et au moins quatre semaines de délais (Belgique, Brésil, Chine, Colombie, Egypte, Gabon, Allemagne, Norvège, Pérou, Thaïlande... et France !)
-  Les pays imposant 4 semaines de délais (Pays-Bas, Singapour...)
-  Les pays pour lesquels le permis est automatique ou non nécessaire (Union Européenne pour les ressortissants de l’UE, Australie, Suède, UK, USA, Canada, Venezuela...)
-  Depuis janvier 2002, les Etats-Unis ont rejoint cette dernière liste de pays, permettant ainsi aux conjoints d’expatriés d’obtenir un contrat de travail. Permits Foundation cherche à généraliser cette pratique pour favoriser l’emploi des femmes d’expat.

L’entreprise de votre conjoint peut vous aider Mais, pour trouver un job à l’étranger, le VISA ne suffit pas... loin s’en faut ! Dans le meilleur des cas, l’entreprise de votre conjoint prend en compte les difficultés liées à la « double carrière » et se charge de vous trouver un emploi par l’intermédiaire d’entreprises comme Net Expat International ou d’associations comme Partnerjob. Elle peut aussi activer son réseau dans le pays, ou même vous recruter, dans le meilleur des cas

A l’étranger, vous disposez d’un regard neuf et souvent critique qui peut vous permettre d’identifier de réelles opportunités.

_ La débrouille... Organismes et sites Internet Dans la plupart des cas, les épouses d’expatriés se retrouvent cependant seules face à la situation. D’autant plus qu’elles n’avaient souvent pas évalué au préalable le degré de difficulté pour trouver un emploi ou encore l’importance du changement lié à l’arrêt de toute activité professionnelle. Un seul mot dans ce cas : persévérance !

_ Plusieurs organismes pourront vous aider dans vos démarches.
Le Pôle Emploi International : anciennement Espace Emploi International, né en 1999 du regroupement entre l’ANPE Internationale et le service expatriation de l’OMI (Office des Migrations Internationales), diffuse ses offres d’emploi sur son site et dans ses bureaux, 48 bd de la Bastille, 75012 Paris.

Des conseillers Eures (European Employment Services) pourront également vous faire passer des entretiens individuels personnalisés pour vous aider à définir votre projet professionnel. Ils pourront vous informer sur le marché de l’emploi du pays qui vous intéresse, vous donner des adresses utiles, etc. Le réseau Eures diffuse aussi des offres d’emplois.

Les sites de recrutements possèdent presque tous une rubrique internationale. C’est par exemple grâce à Monster que Karine Mazeran Ben Ayoun a trouvé un poste de « Demand Planning analyst » (prévisions de ventes, et communication des plans de ventes aux usines) chez Nike au Pays-Bas. Autre piste : chercher directement sur les sites de recrutement du pays.

N’hésitez pas aussi à contacter les chambres de commerces internationales via le le site
-  UCCIFE

Rien ne vaut un bon réseau !
La candidature spontanée peut aussi s’avérer efficace, à condition de bien cibler les entreprises et de les relancer. Surtout, il faut utiliser son réseau ! Réseauter, c’est contacter toutes les personnes ayant un point commun avec vous (les anciens d’Ecole, les amis des amis, les membres d’un club...) pour leur présenter leur projet. Ces rencontres ne vous permettront pas de décrocher un job en claquant les doigts (à moins d’avoir un super réseau...). Le but est en fait d’obtenir de nouveaux contacts, susceptibles d’être intéressés par son profil. Ces entretiens réseaux vous permettront non seulement d’affiner votre projet professionnel, mais aussi de mieux connaître le marché de l’emploi du pays et de rencontrer des gens. Et finalement, de trouver un boulot ! Alors, à vos répertoires ! L’activation du réseau peut se faire aussi bien en France que dans le pays d’expatriation. Si vous utilisez le mail, n’oubliez pas de relancer les personnes concernées par téléphone, en donnant clairement le lien existant entre vous ainsi que l’objectif de votre appel. Vous devez être capable de vous présenter en quelques mots. Pour cela, entraînez-vous avec un chronomètre. Pour indication, votre présentation au cours de ce type d’entretien doit durer moins de deux minutes.
Une fois sur place, une autre démarche peut s’avérer gagnante : poser sa candidature au service emploi de la Chambre de Commerce et d’Industrie du pays concerné.

Charlotte , qui avait décidé de rester à Buenos Aires après un accord d’échange, a ainsi trouvé un job, en pleine crise argentine. En mai 2002, après avoir obtenu le diplôme de Sup de Co Reims, elle a été embauchée par une entreprise française en tant qu’assistante commerciale et marketing ; quelques mois plus tard, elle a été promue commerciale. Frédérique qui avait quitté un job passionnant en France, se retrouve en Chine à Shenzhen, désorientée, est directrice de la chambre de commerce franco-chinoise.

Enfin, garder toujours un œil sur votre retour potentiel. Comment valoriser mon expérience à l’étranger ? Dans certains pays, il est très difficile de travailler. Mais d’autres activités peuvent être mises en avant : une expérience humanitaire, une activité associative (Présidence, arts et musées, représentation des français à l’étranger, etc.) la maîtrise des langues, l’obtention de diplômes à l’étranger, nouvelles formations, ...

Bon courage et soyez créative !

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