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Le départ Se faire accompagner

Se faire aider, plus facile à dire qu’à faire !

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se faire aider au départ en expatriationMais qu’il est difficile parfois d’accepter de se faire aider ! Je le constate beaucoup en coaching et en formation. Certaines n’arrivent pas à prendre l’aide qui leur est offerte. Une attitude qui fait écho en moi. Puisque j’ai aussi parfois éprouvé de la difficulté à me faire aider.

Pourtant, lorsqu’on vit un changement majeur tel que l’expatriation, on a souvent besoin des autres. Et on a besoin de se faire aider. Je ne pense vraiment pas qu’on puisse réussir toute seule. Ou sinon ça demande une énergie folle. Alors que dans ces moments, on n’a pas forcément cette énergie-là. Parce qu’un départ en expatriation, une arrivée, un retour, c’est extrêmement fatiguant. Se faire aider : plus facile à dire qu’à faire ?

Se faire aider, c’est bon pour les autres !

Je constate cependant que pour certaines il est absolument inenvisageable de se faire aider. Les propositions glissent sur elles. Elles sont peut-être valables pour les autres. Mais ne conviennent certainement pas à leur situation. Si ces femmes peuvent être très dures avec elles-mêmes, elles le sont aussi généralement avec les autres. Finalement, elles opèrent un durcissement général qui empêche quiconque de les atteindre. Elles peuvent alors se sentir très seules.

Fermées à ce qui se passe pour les autres, elles se ferment également à ce qui se passe en elles. Elles assurent que tout va bien et affirment avec fermeté leur joie de partir en expat. Parfois, c’est finalement leur corps qui lâchera sous la tension et le déni. Un malaise, des douleurs au ventre… Les paroles disent une chose alors que le corps témoigne le contraire.

Lors d’un coaching ou d’une formation, ces femmes ont évidemment l’impression de perdre leur temps, prises dans un sentiment de toute-puissance un peu raide.

Se faire aider pour avancer plus vite

Bien sûr je ne dis pas qu’il ne faut pas aller bien ! Beaucoup sont effectivement très heureuses de partir, de rentrer, de développer de nouveaux projets… Mais elles restent ouvertes aux autres et à leurs conseils, avides d’étoffer leurs projets, prêtant attention aux questionnements, aux doutes, aux conseils et aux autres visions. Certes, tout va bien pour elles mais elles sont heureuses de saisir les mains tendues. Tout est bon, tout est positif et les autres aussi sont intéressants.

Du coup, ça va déclencher d’autres opportunités. Ces femmes sont dans une dynamique d’ouverture et de partage, sachant s’appuyer sur les autres. Elles profitent à fond de la richesse de la diversité et vont souvent plus vite que les autres, se créant même de nouvelles opportunités. Qu’elles n’avaient parfois même pas imaginées ! Elles avancent, elles créent, avec plus de sérénité.

Se poser pour comprendre

Mais alors pourquoi certaines n’acceptent pas l’aide offerte ? Tout simplement parce qu’elles n’en sont pas là. Quelque chose n’est pas dit, pas posé, caché sous le tapis. Il peut y avoir de la colère, une envie de ne pas partir, de la frustration ou même du chagrin. En tout cas, un sentiment profond qui empêche de s’ouvrir aux autres et de les entendre, les empêchant d’aller plus loin. Elles ne veulent pas voir, pas sentir, ce qui se joue vraiment pour elles. Et les conseils ne peuvent que glisser sur elles.

Du coup, mon conseil est justement de poser les choses. En tout cas d’être un peu vigilante à ce qu’on ressent. Si ne je prends jamais rien, n’accepte aucun conseil des autres, peut-être que je dois prendre le temps de m’interroger sur moi, comprendre ce qui me contrarie vraiment. Se forcer un peu à en parler aux autres, rencontrer, mais surtout y aller pas à pas. Car, déjà, le fait d’être alertée, de se poser la question « Pourquoi jamais rien n’est adapté pour moi ? » est une première étape importante.

Rester à l’écoute

Évidemment, en tant que formateur, ça nous remet aussi en cause. Nous devons faire preuve de tact pour accueillir leur fermeture, voire leur mauvaise humeur. Finalement notre présence, notre écoute et notre bienveillance seront une première étape pour les accompagner.

Pour conclure, je garde toujours en mémoire la citation de Serge Ringer :

« Rien de constructif ne peut se réaliser dans l’angoisse, la frustration, le sacrifice ».

 

La tribune de CorinneCorinne est co-fondatrice d’Expat Communication.

Elle est coach spécialisée dans l’accompagnement des femmes et conjoints expatriés (aide à la transition, aide à la décision, accompagnement et reconversion professionnelle, équilibre de vie) avant le départ, pendant l’expatriation et au retour.
Email : corinne.tucoulat@expatcommunication.com

Tel : 01 42 36 69 56


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