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Guinée Equatoriale

Vivre à Malabo, Guinée Equatoriale


MalaboJe suis arrivée en septembre 2014 à Malabo avec ma famille, voici ce que je peux dire. Ceci est certainement loin d'être exhaustif mais j'espère que cela pourra aider...

 Géographie

La ville de Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale, se trouve sur une île (Bioko) située à 32 km des côtes du Cameroun. L'île s'étend sur 72 km de long et 35 km de large. Elle s'apparente à l'île de La Réunion dans son aspect géologique, sa taille et sa flore.En effet, Bioko est une île volcanique avec une montagne (le bico Basile) culminant à 3,000 m. Cependant, pas de barrière de corail.

 Langue, monnaie

La langue officielle est l'espagnol (ce fût le seul pays d'Afrique colonisé par les Espagnols) mais la langue parlée plus couramment est le Fang. Souvent les Equato-Guinéens parlent le français et parfois l'anglais.

La monnaie est le Franc CFA, 1,000 CFA représentent 10 francs, soit 1,5 euro.

 Climat

Le climat est très tranché : une saison sèche et très chaude (décembre à mai) et une saison des pluies avec des orages violents et quasi quotidiens. Voir sur le site internet de Malabo-Accueil. Ce qui peut décontenancer c'est le manque de ciel bleu ; en effet, le ciel est souvent voilé donc dans des tons de gris.

 

Il est nécessaire de se protéger contre le paludisme. Voici un site donnant des renseignements sur les conditions sanitaires.

 

 Liaisons aériennes

Pour arriver à Malabo, plusieurs compagnies aériennes. Air France, au départ de Roissy à 11h00, avec un vol quotidien mais une escale à Douala d'une heure environ (pour décharger les personnes se rendant au Cameroun) dans le sens Paris-Malabo, mais d'environ 2 h dans le sens Malabo-Paris (parfois plus long).

C'est pourquoi de nombreuses personnes optent, malgré l'inconfort de l'horaire au départ de Malabo (23h45) et des sièges, pour Iberia qui propose également un vol quotidien pour Madrid, mais direct.

Également la CEIBA (compagnie Equato-Guinéenne) qui, bien que figurant sur la liste noire de l'aviation civile, propose un avion flambant neuf et aux prestations modernes pour se rendre à Madrid.

 

Formalités

Le visa temporaire coûte 100 euros (voire 200 euros en express) et le visas de résidence coûte environ 600 euros / an auquel il faut rajouter la même somme pour le visa « entrée-sortie ».

 Ambiance en ville

Ne vous attendez pas à voir un pays typiquement africain ! En effet, Malabo a développé son quartier d'affaire (digne de La Défense) Malabo II avec des immeubles à l'architecture ultra moderne, est dotée d'une très belle infrastructure autoroutière (avec des péages) et routière qui vous permet de faire le tour de l'île. Mais gare aux nombreux contrôles de Police.

Dans le centre-ville historique on peu encore trouver quelques maison à l'aspect hispanique, certaines sont en cours de rénovation, d'autre à l'abandon voire détruite. Il fourmille de petites boutiques tenues soit par des Equato-Guinéens soit par des chinois très nombreux à Malabo.

La poste est quasi inexistante, il n'y a pas de nom de rue partout (sauf centre-ville), pas de transports en commun (taxi uniquement).

 Plages

L'accès à la plage de Sipopo est payant (2,000 cfa). En revanche la plage d'Arena Blanca (à 1h de Malabo) est gratuite, grande et belle. Il est possible de s'y restaurer en fin de semaine.

Dans le sud de l'île se trouve la plage d’Ureka où viennent pondre les tortues de mer. Celles-ci sont protégées par le biais d'un programme (bioko.org/ )

 Approvisionnement difficile

L'approvisionnement est difficile, d'autant plus que Malabo est sur une île et le coût de la vie très élevé car rien n'est fabriqué sur place, à part les fruits et certains légumes. Il y a parfois des périodes où les magasins sont vides en même temps et des périodes d'opulences.

5 Supermarchés dispersés dans tous les quartiers de la ville proposent des produits espagnols, français ou turcs. La viande est uniquement surgelée. Pour le poisson, il est possible de s’approvisionner au marché aux poissons qui ouvre tous les soirs à 17h00 sur un parking derrière le centre culturel français. L'hygiène et la conservation ne sont pas optimales et les prix plutôt élevés, semblables à la France.

 Scolarisation des enfants

Il existe de nombreuses écoles à Malabo, toutes privées, à des tarifs variables (voir sur le site de Malabo-Accueil)

L'école française  homologuée jusqu'à la seconde (puis soutien au CNED jusqu'au Bac, 4 élèves/4 ont réussi en 2015) compte à ce jour (12/2015) 440 élèves.

L'effectif est en érosion car de nombreux expats ont quitté la Guinée Equatoriale. Rares sont les enfants européens encore présents, la population de l'école étant composée d’une écrasante majorité d'enfants de nationalité Equato-guinéenne. Pour ce qui est du niveau scolaire, tout dépend des établissements scolaires que vos enfants ont connus précédemment, mais d'un point de vue général, le programme est bouclé chaque année.

Un nouveau bâtiment (offert par le Président de la République), dédié au Collège et Lycée a ouvert cette année. Précédemment les élèves étudiaient dans des containers. Les élèves disposent désormais d'une bibliothèque, d'un centre de documentation, d'un laboratoire, d'une salle informatique, d'une salle de motricité, etc...

 Crise économique

La Guinée Équatoriale subit, depuis début 2014, une crise économique sans précédent. Cette crise est due à la baisse du prix du Pétrole, principale ressource du pays. Les investissements dans le bâtiment sont à l'arrêt, les licenciements se font par centaine, le nombre de chômeurs est en croissance exponentielle malheureusement. L’insécurité est en forte hausse de ce fait.

 

Catherine, Malabo-Accueil

 

Pour compléter, voici les impressions d'une personne arrivée depuis 1 mois à Malabo : 

Je suis arrivée depuis peu sur l’île de Bioko ou se trouve la capitale de la Guinée Équatoriale : Malabo, pour  y rejoindre mon conjoint en place depuis quelques semaines.
C’est un pays au climat équatorial (la végétation autour de la capitale est très impressionnante), cependant je m’attendais à un beau ciel bleu en période sèche, hélas depuis mon arrivée le ciel est voilé quasi en permanence à cause de ce vent venu du Sahara et chargé de sable : l’harmattan... l’impression d’un temps brumeux sous 35 degrés ... 
Pas de décalage horaire avec la France (seulement une heure avec l’horaire d’été) c’est plutôt sympa lorsque comme moi la famille est restée la bas, et un vol Air France quotidien ...
Le gros souci comme il y a peu de culture vivrière ni  de pêche sur Bioko, c’est l’approvisionnement notamment en produits frais.. Mais je viens de découvrir, grâce à une amie,  le marché local de Semu où sont vendus fruits et légumes venant principalement de Bata sur la partie continentale du pays ou bien du Cameroun tout proche. Une petite production vient aussi de la région.
De plus mieux vaut amener livres et films en DVD, les sorties culturelles étant rares même s’il existe sur place un Institut culturel français qui propose quelques animations... Il faut préciser tout de même que le nombre de français sur l’île avoisine seulement les 250.
Heureusement existe un Accueil francophone animé par Catherine et j’ai pu rapidement m’intégrer..... Ayant beaucoup voyagé, m’étant investi dans différents accueils j’ai tout naturellement proposé mon aide à cette association, le plus important pour moi dans une expatriation n’est pas tant l’environnement mais bien les personnes que l’on rencontre et avec qui l’on peut partager des moments de vie.

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