Connexion en tant que membre

Canada Témoignages

Cécile crée Les Doudous de Loulou en expatriation


Doudous Loulou Portrait Cécile BarbierJe me présente, je m’appelle Cécile, je suis franc-comtoise de naissance, niçoise d’adoption et internationale professionnellement.


En 2004, mon conjoint a eu l’opportunité de partir travailler à Jakarta, en Indonésie. Sortant tout juste de mes études en école de commerce, les premiers mois ont été compliqués dans ma recherche d’emploi. Après plusieurs rencontres et, il faut l’avouer, grâce au hasard, j’ai eu la chance de trouver un poste en tant qu’institutrice au lycée français de Jakarta. Après 2 ans dans ce magnifique pays, mon mari a changé de poste et nous avons débarqué à Bruxelles. Juste après notre arrivée, notre fille est née, j’ai donc décidé de me remettre à niveau professionnellement en reprenant une année d’études en communication, ce qui m’a donnée l’opportunité de décrocher un emploi dans une agence de communication institutionnelle.


Après 6 ans en Belgique, l’envie de repartir découvrir le monde nous a repris. En janvier 2014, nous avons obtenu notre permis de résident permanent pour le Canada. 6 mois plus tard, nous nous installions à Montréal, avec de nouvelles envies professionnelles plein la tête.

 

DoudousLouloucalinDepuis quelques années, je crée des peluches pour ma fille. De cette passion, j’ai toujours voulu faire mon métier, c’est ce que j’ai décidé de faire en arrivant au Canada : un nouveau pays, un nouveau projet professionnel.
En Europe, j’avoue que je n’aurais jamais osé franchir le pas de la création d’une entreprise d’artisanat, trop de lourdeurs administratives et trop d’avis négatifs, et puis à cause aussi de la peur de mon entourage : "tu ne peux pas gagner ta vie avec ça". Sur le continent nord américain, les mentalités ne sont pas les même. En effet, ici l’entrepreneuriat est vu comme une chose positive. Si vous n’y arrivez pas, il n’y a pas d’échec, juste une étape dans la vie qui se termine mais grâce à laquelle on a appris beaucoup.

 

En octobre 2014, l’entreprise « Les doudous de Louise » était créé. Cela m’a pris exactement 20 minutes et je n’ai eu à aller qu’à un seul endroit. Ayant pris le statut de travailleur autonome – je déclare mes revenus professionnels en même temps que mes revenus personnels –  si mon activité ne fonctionne pas, il me suffira de 5 minutes sur internet pour fermer mon business, ce qu’il faut avouer est très rassurant.  

DoudousLoulouAll

La question qui m’a le plus préoccupée en créant mon entreprise : comment vais-je me faire connaître, est ce que ce genre de produit va marcher ?  Le premier moyen que j’ai trouvé a été d’en parler autour de moi : à la sortie de l’école avec les mamans, lors de dîners chez de nouveaux collègues de monsieur, lors des anniversaires des petits camarades des enfants. Au début, il faut avouer que je n’étais pas très à l'aise dans cette tache, la peur de m’imposer, mais c’est grâce à ça que j’ai décroché mon premier contrat avec une agence de communication pour la création de leur cadeau de naissance et aussi que je me suis fait des amis.  

 

Lorsque l’on débute une activité d’entrepreneur en expatriation, ce qui est sûrement le plus dur c’est d’être seule, les copines de bureaux ne sont pas là pour écouter nos problèmes ou nos réussites, lorsque l’on a brièvement la famille par webcam, pas trop de temps pour parler de tout ça. C’est vrai, on a son conjoint avec soi, mais il n’est pas toujours facile de communiquer avec lui sur des sujets qui nous tiennent à cœur, on a tendance à être moins objectif quand l’affect joue. De mon coté, j’ai la chance d’avoir un conjoint qui a fait le même type d’études que moi et qui comprend assez viteDoudousLoulouMini mes besoins et les attentes de mon business mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de clash quand on parle boulot. Au Canada, on a la chance de trouver pas mal d’associations qui aident les jeunes entrepreneurs à trouver des subsides, ou qui donnent un lieu pour discuter avec d’autres personnes qui se lancent dans l’entrepreneuriat.

 

Il  n’est pas facile de monter son business mais lorsque l’on dépasse cette barrière et sa zone de confort, on est tellement fière de soi. Régulièrement, on se remet en cause, on doute mais j’ai appris que c’est ce qui permet d’avancer et de retrouver une motivation. Je suis très fière d’avoir osé et je remercie souvent mon conjoint de me soutenir dans cette aventure. Cela ne fait que 9 mois que mon entreprise a été lancé et les nouvelles idées se bousculent, mon carnet de notes se remplit d’idées de développement, de créations… mais comme j’aime à me le répéter : "pour manger un éléphant, c’est simple : une bouchée à la fois".

 

 

Par Cécile.

Retrouvez Les Doudous de Loulou sur Facebook

site web : 
boutique en ligne :  
contact : 

--

FemmExpat vous recommande les articles suivants :

Entrepreneure expatriée : avoir des super buddies ça change la vie
L'isolement de l'entrepreneure expatriée est une vraie force
La rubrique création/entrepreneuriat de FemmExpat


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

Prochains événements

  1. 23/10 – Café Retour d’Expat (virtuel)

    octobre 23 @ 14 h 00 min - 15 h 30 min UTC+1
  2. 02/11 – Café Retour d’Expat (en présentiel)

    novembre 2 @ 9 h 00 min - 10 h 30 min UTC+1

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !