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La success story Mumpreneur d’Alexia à Singapour


Alexia-FoxysalesAlexia Sichere est installée à Singapour depuis 5 ans et maman de 2 petites filles. Entreprenante et déterminée, elle a mis toute son énergie pour lancer son site d'E-commerce de vente en ligne de vêtements pour mamans et enfants à Singapour. Elle raconte sa success story et postule pour le Singapore Mumpreneur Award 2014. Votez pour elle !
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Je suis mariée et maman de 2 petites filles de bientôt 5 ans et 1 an et demi. Nous sommes arrives a Singapour il y a presque 5 ans alors que notre ainée avait 1 mois et demi. Nous avons tout “plaqué” en France pour venir nous installer ici. Nous avions déjà eu l’occasion de séjourner en Asie du sud est, mais jamais plus d’1 an. Nous ne sommes pas expatriés, mais mon mari a eu la chance de trouver un job dans une nouvelle entreprise depuis la France. En ce qui me concerne, diplômée d’une école de commerce je travaillais en marketing dans l’édition de bandes dessinées en France et l’Asie me donnait l’opportunité de tenter quelque chose de nouveau dans ma carrière.
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- Comment vous est venue l'idée de cette activité?
En arrivant à Singapour, j’ai assez vite pris un job dans la distribution de parfums qui me permettait d’avoir une 1ère expérience ici mais ne me satisfaisait pas pleinement. J’ai toujours été attirée par le web, dans l’édition j’avais déjà eu l’occasion de gérer des projets très orientés web. Or en 2010, l’offre E-commerce à Singapour était très limitée, mais les concepts type Groupon commençaient à se développer. A titre personnel, je déteste faire du shopping dans les boutiques et en France je ne faisais mon shopping plus que sur les sites de ventes privées… Assez naturellement m’est venue l’idée de me lancer dans le e-commerce et d’orienter mon offre sur la famille. Apres quelques mois seulement à Singapour, je posais ma démission et préparais mon business plan.
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- Quelles sont les éventuelles difficultés que vous avez pu rencontrer en montant votre activité?
J’en ai rencontré beaucoup. Je dis souvent que si j’avais anticipé toutes ces difficultés avant de démarrer, je ne me serai jamais lancée!
J’ai d’abord complètement sous-estimé la quantité de travail et l’implication nécessaires pour bâtir une entreprise viable. C’est du 24h sur 24. Et ça c’est vraiment difficile. Il m’a fallu du temps pour réussir à faire des pauses sans culpabiliser car je suis quelqu’un de très déterminé et je ne pouvais pas envisager l’échec. J’ai donc beaucoup sacrifié ma vie sociale et personnelle les 1ères années. Heureusement que mon mari était à 200% derrière moi car sinon, j’aurais jeté l’éponge après 6 mois…
Un autre gros challenge qui est heureusement loin derrière nous maintenant a été de convaincre les 1ers fournisseurs. Il y a tellement de sites de e-commerce qui se lancent, pourquoi devaient-ils me faire confiance à moi en particulier? Ils me voyaient plus comme une femme d’expat qui ne resterait que 2 ou 3 ans à Singapour...  J’ai fait beaucoup de “cold calls”, j'ai essuyé des refus un nombre de fois incalculable… Mais je n’ai pas lâché prise et aujourd’hui nous avons un large portefeuille de fournisseurs et de très bonnes relations avec la majorité d’entre eux. C’est très gratifiant.
Je passe rapidement les challenges financiers, qui peuvent être déterminants dans l'e-commerce. C’est un type de business très ingrat, il faut donner beaucoup avant de pouvoir commencer à récolter les fruits de son travail, cela prend plusieurs années, au cours desquelles on se pose mille questions!
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Alexia-FXS- Comment fonctionne votre entreprise?
J’ai démarré le business seule de chez moi. Le e-commerce étant un métier assez demandeur, j’ai assez rapidement dû embaucher. J’ai toujours pris le parti d’out-sourcer au maximum les tâches qui pouvaient l'être. En 2012, j’ai eu la chance de rencontrer Maëlle que j’ai embarquée dans l’aventure comme associée. L’arrivée de Maëlle a été un vrai soulagement pour moi et a aussi rendu le quotidien beaucoup plus agréable. Gérer une boite seule, ce n’est pas toujours facile. Avoir quelqu’un avec qui échanger, c’est une vraie chance, surtout lorsque l’on partage la même vision du business et les mêmes valeurs. Nous avons continué a développer l’équipe ensemble. Et puis fin 2013, quelque mois après avoir complètement refait notre site, nous avons pris la décision de réduire au maximum le nombre d’employés et de ne plus prendre de stagiaires. Le management finissait par nous prendre énormément de temps et nos journées n’en finissaient plus… C’était un gros pari. Nous avons également pris cette décision afin d’assainir nos finances. Le résultat est incroyable. Nous sommes aujourd’hui 3 à gérer l’intégralité du business et celui ci continue à croître. Nous investissons au maximum dans l’automatisation de nos systèmes, chaque tâche qui peut être remplacée par un software ou une application l’est. Cela nous a demandé pas mal de travail et nous sommes encore en plein chantier, mais c’est exactement ce que nous souhaitons faire de ce business: le moins d’employés possible, le moins de tâches manuelles possible, pouvoir gérer le business d’où nous voulons. Nous nous concentrons sur les fournisseurs, le marketing, le service client, l’amélioration de nos process. La logistique et tout l’IT sont gérés par un prestataire extérieur.
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- Quels sont les trucs et astuces, et conseils que vous partageriez pour expliquer comment réussir  à lancer son projet?
Je pense que lorsque l’on démarre, on voit une montagne de choses à faire et on se demande comment on va la franchir. Il faut prendre chaque sujet l’un après l’autre, les étapes s’enchaînent en général assez facilement. Il faut être prête à rencontrer des difficultés et se dire que c’est normal. Il n’y a pas d’aventure entrepreneuriale plus facile qu’une autre, pas de projet sans embûches. Lorsque l’on démarre avec peu de moyens, il faut avoir le réflexe de la technologie dès le début. Quelles tâches peuvent être automatisées, ou out-sourcées, ce qui me permettrait de me consacrer à d’autres tâches où j’ai plus de valeur ajoutée? Cela va du logiciel de compta ou de facturation au recadrage de photo au logiciel de gestion de service client. C’est incroyable la multitude de ressources technologiques que l’on peut trouver et qui peuvent nous faire gagner des heures une fois adoptées. Au début on est pris dans un tourbillon de choses à faire et on est réticent à investir du temps dans ces outils qui pourtant peuvent nous changer la vie!
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- Quels conseils donneriez-vous à une expatriée qui hésite à lancer son activité?
Ne pas hésiter! En parler autour d’elle, tester son idée et recueillir des avis. Sortir de chez soi et de sa zone de confort pour faire du networking, demander des conseils, pour élargir son réseau professionnel, apprendre et faire évoluer son projet. Contacter d’autres femmes qui l’ont fait et recueillir leur témoignage. Mais surtout essayer! L’expatriation est un moment propice pour tenter de nouvelles choses, avec assez peu de risques finalement! C’est une expérience extrêmement enrichissante, quelle que soit l’ampleur de l’activité. Ne pas avoir peur de démarrer petit, ne pas avoir honte de travailler sans salaire!
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Alexia Sichere
Foxysales


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