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Europe Hongrie

J’ai fait un VIE à Budapest et j’y suis restée


budapestAprès un premier emploi en région parisienne, j’avais envie d’avoir une expérience professionnelle à l’étranger. J’ai effectué ma dernière année d’études en Angleterre, et j’avais déjà effectué un stage durant mes études en Pologne à Varsovie. J’ai décidé de chercher un volontariat international en entreprise (VIE) en Europe Centrale, car je souhaitais retourner dans cette région de l’Europe que nous connaissons très peu.

C’est par hasard que je me suis retrouvée en Hongrie, à Budapest. Ensuite, j’ai rencontré mon compagnon, qui est Hongrois, et j’ai décidé de rester y vivre et de m'y installer.

 

La ville

Budapest est une ville très agréable à vivre, tout en contrastes : Pest et ses batiments XIXe, Obuda et ses ruines romaines, le château côté Buda.

J’aime particulièrement le fait que dans les collines de Budapest on peut randonner, faire du ski de fond en hiver… Mais Budapest est une ville qui peut satisfaire beaucoup de personnes : les étudiants adorent la vie nocturne très intense, et les familles le côté vert des collines de Buda.

Personnellement j’habite Pest, dans un appartement qui donne sur un jardin intérieur, quelque chose d’inimaginable à Paris.

Globalement :

  • les jeunes et les étudiants habitent plutôt Pest pour la vie nocturne,
  • les familles Buda où les quartiers plus excentrés de Pest pour la verdure.  

Le climat est assez proche du climat Lyonnais, très froid en hiver, très chaud en été. Le printemps et l’automne sont quasi inexistants, on peut passer d’une semaine de neige à une semaine à 20 degrés en moyenne. En été les orages sont très fréquents et très violents.

Le froid ne me dérange pas et je trouve assez fantastique d’avoir pû voir le Danube gelé (pas tout le fleuve, mais il charrie d’énormes blocs de glaces, c’est très impressionnant) ou d’avoir pu faire du patin à glaces sur le lac Balaton gelé.

En revanche, originaire de Bretagne, je déteste les grosses chaleurs, et j’ai du mal à me faire aux épisodes caniculaires.

 

La langue !

Un des gros problèmes d’adaptation à la Hongrie est la barrière de la langue. Le hongrois est une langue finno-ougrienne. Dit plus simplement c’est une langue venue d’Asie qui ne ressemble à aucune autre en Europe sauf le finnois, et encore de très très très loin.

La grammaire est très difficile, le vocabulaire extrêmement difficile à retenir. En conséquence, très peu sont les étrangers qui apprennent la langue. En revanche, quelques mots prononcés en hongrois vous attirerons tout de suite une grande sympathie des Hongrois qui sont toujours très heureux d’entendre quelqu’un essayer de parler leur langue réputée si difficile.

Pour ma part je parle couramment, après des efforts intenses et des débuts très difficiles. En particulier au début de ma relation avec mon compagnon c’était très difficile de communiquer avec ses amis car même s’ils parlaient anglais, la conversation passait très vite au hongrois lorsque nous étions un grand groupe.

De plus, si les plus jeunes parlent anglais, jusqu’en 1990 seul le russe était obligatoire à l’école, et les générations au-dessus de 35/40 ans parlent rarement autre chose que le hongrois.

 

Gastronomie, cuisine, alimentation

Une autre différence notable est la gastronomie hongroise et les habitudes autour des repas.

J’ai trouvé très dur de m’adapter aux rythmes hongrois, où les repas sont servis et pris à n’importe quelle heure. En particulier, en France, si nous sommes invités quelque part nous savons toujours si nous sommes invités à manger ou non. En Hongrie non.

Il m’est arrivé plusieurs fois de manger mon déjeuner, puis d’aller chez des gens vers 15/16h, où je me fais servir un énorme repas. A l’inverse, il m’est aussi arrivé d’aller chez des gens vers 19h, sans avoir mangé, et de rester affamée pour la soirée.

Les quantités servies sont toujours énormes, sauf dans les restaurants gastronomiques. La soupe est l’entrée indispensable, été comme hiver, même par 40 degrés à l’ombre. D’ailleurs l’équivalent d’une soirée barbecue en France sera une soirée Goulash.

Le Goulash étant, contrairement à ce que l’on pense, une soupe, traditionnellement faite de boeuf cuite pendant des heures dans un chaudron et servie brûlante, le plus souvent en plein été (difficile de faire un feu de bois en plein hiver).

La cuisine est beaucoup plus grasse qu’en France, et beaucoup d’étrangers sont effarés de se voir servir des tranches de pain au saindoux pour accompagner les dégustations de vin. Cependant, il existe de nombreux plats savoureux, en particulier les soupes et les ragoûts.

Dans les magasins on trouve globalement de tout, mais le choix de viande est assez réduit, en majorité porc et poulet, parfois boeuf, et surtout des morceaux pour ragoût. Pour trouver autre chose, il vaut mieux aller aux halles couvertes ou chez le boucher. De nombreux Français vont également faire leurs courses à Cora car il y a beaucoup de produits français. Evidemment il est très difficile de trouver des fromages français…

 

Transports

Le réseau de transports de Budapest est plutôt bien développé, avec 4 métros et surtout de nombreux tramways.

Le „quartier français”, très excentré dans les collines de Buda, est en revanche mal desservi.

La circulation est globalement plus fluide qu’en région parisienne, mais il peut se former d’énormes bouchons sur la route du lac Balaton en été.

La conduite est  je crois plus agressive qu’en France, en particulier sur les petites routes. Il n’est pas rare de se faire dépasser par la droite, de voir une voiture en dépasser trois d’un seul coup sur une route très étroite!

 

Autour des enfants

Les rythmes scolaires sont assez différents de la France.

Une première grande différence est que les femmes restent très longtemps à la maison après les naissances. Les femmes reprennent rarement le travail avant les deux ans du plus petit. L’offre de crèches est très très réduite, mais pour mon cas personnel j’ai eu beaucoup de chances car j’ai tout de suite eu une place en crèche dans la crèche de mon quartier quand ma fille a eu un an. Comme je parle couramment hongrois, ça nous convenait très bien.

Les crèches privées et multilingues sont en revanche parfois très cher.

On trouve assez facilement des babysitters, mais ce n’est pas une pratique répandue parmi les Hongrois, qui comptent plutôt sur la famille.

Les cours à l’école finissent bien plus tôt qu’en France, vers 15h/16h. De plus, les enfants finissent l’école début juin. Les rythmes au lycée français sont par contre plus proches des rythmes français.

 

Les réseaux francophones 

Plusieurs réseaux francophones existent :

  • L’association Budapest Accueil est plutôt destinée aux expatriés et femmes d’expatriés.
  • Les groupes Facebook
  • Je suis également membre d’un groupe, qui, bien que non francophone, m’est souvent très utile : Budapest Moms car on y échange de nombreux témoignages, avis et conseils.

 

Delphine

 

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