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ACCOUCHER SOUS LES COCOTIERS


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PAQUITA

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ! A l’heure des accouchements écolos, je fais figure de précurseur à moins que je ne sois plus proche de nos con-sœurs néandertaliennes...

Le cadre : Cocotiers et sable doré, sea , sun égale premier bébé. Perdue au fin fond de l’archipel des Australes, dernière terre du Pacifique avant l’Antarctique, je suis enceinte. Dans un état de lévitation béat je vais voir le jeune toubib qui vient juste d’être affecté dans l’archipel et qui arrive tout droit de Terre Adélie. Il confirme mon état, se gratte l’occiput, déclare : « En terre Adélie y a pas de femmes alors les accouchements c’est moyen mon truc, mais t’inquiète pas, j’ai accouché des phoques femelles et c’est des mammifères comme les femmes. » Sic. Je sors du dispensaire et là devant le lagons et malgré le doux souffle de l’alizé, je le jure, j’ai envié mes copines qui accouchaient dans les cliniques aseptisées de Zurich.

Je continue à pêcher, biner mes ignames dans la montagne, faire ma lessive au lavoir local et à me déplacer à cheval. Du Gauguin in Live. On découvre une toxoplasmose mais dans une naïveté sidérante je considère ça presque comme un gros mot, donc la grossesse se déroule sans aucune angoisse. Je prends des formes, n’arrive plus à fermer mon paréo tellement on me gave. Quelques semaines avant la naissance le médecin des mamans phoques fait son baluchon et me laisse sur le bord de la plage, toujours aussi tranquille que Baptiste.

Un ami gynéco compatissant décide de venir m’assister. Il est vrai qu’il habite dans le nord de la France, que nos récits plein de couleurs l’enjoint d’allier l’utile à l’agréable, que février en Polynésie, même avec un accouchement de quelques heures ça vaut le coup.

Nuit N : je pars au dispensaire, mes deux paréos sous le bras. Dans la précipitation (relative), on oublie de réveiller le copain toubib. A près quelques heures passées à chasser le chat qui dort dans la salle de soins par la porte qui n’existe pas par les fenêtres tout aussi virtuelles, j’engage fortement mon mari à aller chercher l’homme de la situation. Il revient - seul - arguant du fait qu’il est en galante compagnie et qu’il ne veut pas le déranger....Solidarité masculine ou discrétion ?????

L’aube pointe et le bébé aussi, le médecin arrive en enfilant son short salué par les éclats de rire de la moitié du village qui lui est déjà là et recueille l’enfant.. Comme le bébé passe de bras en bras, il vérifie quand même que le placenta est complet, histoire de justifier son voyage. Non seulement il n’est pas complet mais il est inexistant et pour cause..... Les regards se tournent vers le chat qui de l’avis général a invité ses copains les crabes de cocotiers au festin. La petite miss ouvre les yeux sur toutes ces fées colorées et joyeuses qui se penche sur l’humete (grand plat creux) qui lui sert de berceau. La vie lui semble belle alors elle pousse le premier d’une longue série de cris .

Morale : Beaucoup de naïveté, un certain optimisme, une grande ignorance et beaucoup de chance ont permis que cette naissance se déroule le mieux possible. Avec du recul et quatre enfants plus tard je ne sais pas si je renouvellerai cette expérience même si je n’en ai que des bons souvenirs. Il est vrai aussi que toutes les naissances à l’époque se déroulaient ainsi mais que toutes n’ont pas eu une issue aussi heureuse.

 

EMMANUELLE - DEUX POUR LE PRIX D’UN - TAHITI 
"Arrivée enceinte d’un enfant j’ai appris qu’il y en avait finalement deux. Surprise et panique passée le cadre polynésien me semblait une bonne entrée en scène pour les deux poupons et plus facile à gérer que dans notre ancienne vie de Bois Colombes. Le stress a commencé à monter par les appels incessants de ma mère et belle-mère qui nous trouvaient inconscients. Comme l’une a peur de l’avion et l’autre ne pouvait venir il a fallut se fâcher pour qu’elles cessent de nous mettre en garde contre toutes les complications d’une grossesse gémellaire alors qu’elles n’avaient aucune prise sur les évènements. Le climat s’est tendu et je ne sais pas si c’est un bien ou non d’avoir été loin de la famille. Le plus dur a été que trois jours après l’accouchement, je suis rentrée à la maison et là vraiment le manque d’aide, de conseils, la fatigue ont fait que je craquais. Et justement là je n’ai pas eu l’écoute que j’aurais aimée."

Mes impressions
"A postériori c’est vrai que nous étions inconscients surtout des suites post-partum. Heureusement Méli la nounou est devenue aussi une nounou pour moi mettant toujours en avant le bon côté des choses. Je crois qu’il faut avoir quelqu’un sur qui se reposer parce que sinon c’est vraiment dur d’être à l’autre bout du monde en ayant toujours l’impression que l'on ne va jamais y arriver."

 

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