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Afrique Maroc

MARRHHBA (bienvenue) à CASA !


Maroc_CasablancaCasablanca ville dynamique et jeune vibre d’un joyeux tintamarre. Nul ne s’étonnera de croiser un homme et son âne au milieu de grosses cylindrées. C’est un peu retour vers le futur.

Quand un soir, il y a presque 3 ans, mon mari est rentré du travail en me disant « Que dirais-tu d’une expatriation au Maroc ? », ma toute première réaction a été de la surprise teintée d’adrénaline, suivie de toute une série d’interrogations : que vont dire les enfants ? Vais-je pouvoir travailler là-bas ? Et les écoles ? La réaction de l’entourage proche ? La durée ? L’organisation pour le déménagement...

Les premières images qui viennent à l’esprit sont colorées, épicées et bruyantes. Petit raccourci, le Maroc c’est l’hospitalité, les souks, la poussière, le muezzin et son appel à la prière, la musique, les youyous des femmes, des djellabas... J’avais aussi en tête des paysages Marocains véhiculés par le film mythique éponyme, maintenant détrônés par d’autres films plus récents tournés au Maroc « Babel », « Des hommes et des Dieux », « un balcon sur la mer », « Casanegra » (film assez noir), qui retrace une réalité de Casa que les expats ne soupçonnent pas...

Une fois arrivée à Casablanca, dès la descente de l’avion malgré l’heure tardive (23 h) ce qui surprend c’est la chaleur, le monde, l’effervescence. Sitôt en route vers Dar Beïda (ville blanche en Arabe) ce qui est frappant c’est la circulation et la conduite « anarchique ». Casablanca, capitale économique du pays, c’est 5 millions d’habitants. Une ville toute en contraste, le choc des cultures et parfois l’impression d’être un siècle en arrière (surtout vrai pour Marrakech dans la médina et le grand Sud) mais aussi une mégapole à l’occidentale : de grandes enseignes européennes d’un côté, des souks poussiéreux de l’autre, des femmes voilées, d’autres habillées selon la dernière tendance. On entend parler Marocain, mais aussi Français...les panneaux d’indications (quand il y en a !) sont dans les 2 langues. Côté alimentation on trouve même du porc (ok, pas tout le temps si on veut du rôti, mais côté charcuterie ça va, on apprend à se contenter de ce qu’il y a). Côté fromage par contre, c’est le royaume de « Kiri » et « Vache qui rit » aromatisés à l’Orientale.

« Joyeux tintamarre »
La toute première impression (toujours d’actualité) reste celle d’une ville jeune et dynamique. Il y a du monde en permanence dans les rues, donc aussi un joyeux tintamarre et capharnaüm. Puis, un code de la route très particulier (aucun respect des stop et feux rouges, 5 voies là où il ne devrait y en avoir théoriquement que 3), des piétons qui traversent n’importe où et comment (même l’autoroute), parfois des routes dans un état déplorable. Cependant, le pays est en constante évolution, un tramway doit voir le jour à Casablanca d’ici quelques années, permettant ainsi à la ville de se désengorger de son flux quotidien de voitures et de 2 roues...

Ville blanche, pas verte
Bon, vous l’aurez compris, on n’est pas en Suisse, ni du point de vue respect des règles mêmes les plus basiques (le sport national ici reste : « comment doubler la personne devant moi au guichet, supermarché, feu rouge... ? ») ni du point de vue écologique. Pollution, plages et rues salles (tiens ici il pousse des sacs plastique dans les champs et sur les arbres !!).
Par contre, c’est aussi le pays du système D, des métiers obsolètes ailleurs (cireurs de chaussures, porteurs de paniers, gardiens de voitures...).

« Liberté, égalité, fraternité »
Plus que de liberté on parlera de tolérance vis-à-vis du culte de chacun, de l’habillement. Et puis Casa c’est aussi la confrontation avec une inégalité flagrante. La misère et l’extrême opulence. Des bidonvilles et de la mendicité d’un coté et la « grande richesse Casablancaise » digne de Monaco de l’autre, roulant en Audi R8, Porsche Cayenne...Et la vielle mobylette 103 SP de mon adolescence (tiens ça roule encore !), le vieil âne à bout de souffle qui tire une charrette rafistolée, des ex bus de la RATP roulant moteurs ouverts, transportant parfois des usagers accrochés à l’arrière voire sur le toit, des vieux taxis Mercedes qui roulent à fond et klaxonnent sans cesse ! Ce contraste se retrouve dans les logements, des villas immenses et luxueuses qui n’ont rien à envier à celles de Miami, pourvues d’une armada de gardiens, employées de maison, chauffeurs, jardiniers...et les taudis les pieds dans la terre, sans électricité ni eau courante. Cette inégalité existe dans tous les secteurs : santé (hôpital pour les pauvres, petites cliniques privées à foison pour les riches), écoles publiques/écoles privées / écoles Française, Américaine...

« Le Maroc est un pays froid où le soleil est brûlant »
Voilà une citation du Général Lyautey qui illustre plutôt bien les conditions climatiques. A Casa, ville côtière, il fait bien moins chaud qu’à Marrakech ou Ouarzazate. Toutefois, le climat est tempéré, jamais de T° négatives, des hivers en moyenne autour de 13°/20° et des étés où le thermomètre affiche souvent un 27°grâce aux brises océanes. Par contre, le soleil est chaud et les Marocains le fuient comme la peste. Mais l’humidité pénètre partout, avec son lot de désagréments (allergies, appareils électroménagers qui rouillent, cuir qui moisi...). Cependant, la lumière est toujours présente, le ciel souvent très bleu même au cœur de l’hiver, la ligne d’horizon avec la vue sur l’océan sont des privilèges qui boostent le moral (ici pas besoin de cure de photothérapie).

Inch’Allah, bakchiche, marchandage, labès : une coutume ou un art ?
Pour qui arrive, voilà des disciplines auxquelles il va falloir s’entraîner. Mais on s’y fait vite, certes des situations font que parfois c’est plus énervant que cocasse mais au bout d’un certain temps, on se surprend à répéter des Labès et Inchallah à tout de bras ! -Inch’Allah : est servi à toutes les sauces, pour tout. Aussi bien pour un RDV médical, que lorsqu’on attend désespérément le plombier devant une fuite d’eau. -Les bakchiches : sont légions, proportionnels ( ?) au nombre de gendarmes, d’agents des douanes, de l’administration en général-qui détient aussi la palme de la lenteur- mais n’oublions pas que nous sommes ici sous le modèle Français datant de l’époque du protectorat (c’est encourageant, non ?) -L’art du marchandage : tout se négocie. Petit rappel 10 MAD c’est en gros l’équivalent d’1 €, donc palabrer pendant de longues minutes pour 50 dirhams est parfois très ridicule ! Mais, il est vrai qu’il y a des prix qui varient parfois du simple ou triple, à la tête du client, selon l’humeur du vendeur. -Labès : signifie « ça va ? », interrogation utilisée, réutilisée 10 fois de suite s’il le faut sans attendre de réponse, tous les membres de la famille y passe, et on n’en finit plus de se saluer. Qui se souvient d’avoir ri sur un sketch de Gad Elmaleh sur le GPS Marocain, verra de quoi je veux parler.

En conclusion, le Maroc est un pays attachant,
Même si côté parité il y a encore tout un chantier en cours, mais avec la nouvelle Moudawana, instaurée par Mohamed VI, le statut de la femme tend peu à peu à évoluer. Certes, il subsiste encore le travail des enfants et notamment des « petites bonnes », mais plusieurs associations œuvrent pour leur disparition.

Les taux de chômage et d’analphabétisme y sont très élevés.
Casablanca, capitale économique du pays, est cosmopolite, hétéroclite, paradoxale, tantôt moderne, tantôt rétrograde, on aurait parfois tendance à oublier qu’on est en Afrique, mais les odeurs, marchés colorés, viandes ou poissons sur les étals non frigorifiés nous le rappellent vite (surtout à nos estomacs aseptisés !). On peut aussi occulter qu’on est dans un pays Musulman, mais le chant du Muezzin et les minarets des belles moquées font qu’on s’en souvient aussi.

Casa, est synonyme de dynamisme, caractérisée par une volonté de changement, avec des ressources et un potentiel, en plein essor.
Puis, son accessibilité géographique et financière en fait une destination privilégiée ! La famille et les amis ne sont jamais bien loin !

Pour finir, les Marocains ont tendance à dire de leurs villes :

-Essaouira : ça ira,
-Agadir : rien à dire
-Marrakech : arnaquech
-Tanger : danger,
-Et...Casa : ça va !

Myriam D.

Liens utiles :

 Casa Accueil (affilié FIAFE)
Le petit journal : edition de Casablanca
Casablanca : site de l'ambassade

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