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Ma maternité à Boston, Massachusetts


Ma maternité à Boston, MassachusettsEn Juillet 2015, Léa arrive à Boston avec son fils âgé de 19 mois et son mari qui venait de signer un contrat local avec la filiale américaine de son entreprise française. S’ils avaient bien le projet d’un deuxième enfant, Léa imaginait prendre d’abord un peu de temps pour s’acclimater au pays. Les choses ont finalement été plus rapides !

Un début de grossesse difficile

Je venais seulement d’arriver à Boston lorsque j’ai appris ma grossesse. Je n’ai donc pas vraiment eu le temps de me construire un nouvel entourage. Les premiers mois de la grossesse ont franchement été très difficiles. Les trois premiers mois, j’ai été très malade à cause des nausées du matin au soir. Parfois j’étais presque incapable de me lever du lit. J’étais obligée de grignoter un petit quelque chose avant de mettre le pied hors du lit. Tout ceci avec un enfant de moins de deux ans avec moi. Mon premier fils n’était pas propre. Lui changer les couches était devenu un vrai challenge car j’étais devenu extrêmement sensible aux odeurs.

Pourtant, même si avoir un premier enfant si jeune à la maison compliquait les choses sur certains aspects, c’était aussi une source de motivation. Je me levais pour m’occuper de mon fils. Je sortais assister à des cours de musique pour mon fils… Si mon premier fils n’avait pas été là, je me serais encore plus isolée et cette grossesse aurait été encore plus difficile.

Rentrer durant presque un mois en France lorsque j’étais à mon 6ème mois de grossesse a donc été pour moi une vraie bouffée d’oxygène. Nous sommes revenus sur Boston mi-janvier, en plein hiver ! Or les hivers bostoniens sont bien connus pour être rudes ! Nous n’avions pas de seconde voiture pour mes déplacements. Et comme j’avais été très malade en début de grossesse, je n’avais pas eu la force de me construire un réseau social. Le mois de Janvier m’a donc paru interminable.

Un dernier trimestre à toute vitesse

Heureusement, nous avions prévu un break en février. Mon mari devait se rendre à Dallas au Texas pour son travail. Nous avions décidé de le suivre. Au retour, j’ai décidé de prendre les choses en main. Nous avions fait toutes les démarches nécessaires pour acquérir une seconde voiture. Je me suis inscrite à un playgroup de mamans et jeunes enfants via Boston Accueil pour rencontrer de nouvelles personnes.

Quand le printemps est arrivé, je connaissais de nouvelles personnes, de nouvelles mamans, je pouvais enfin sortir et je me suis sentie enfin libérée. Mon dernier trimestre est donc passé à toute vitesse ! 

Choisir un gynécologue

J’ai appris que j’étais enceinte à peine un mois après notre installation. Il a donc fallu que je trouve assez rapidement un gynécologue. Tout d’abord pour confirmer la grossesse. Ensuite pour me renseigner sur les méthodes de suivi de grossesse aux USA. Malheureusement, je ne connaissais encore personne pour me recommander des noms de gynécologues. J’ai donc simplement regardé la liste des gynécologues pris en charge par l’assurance que nous avions (Blue Cross Blue Shield, proposée par l’assurance de mon mari).

J’ai choisi un gynécologue qui soit aussi obstétricien, avec un cabinet proche de mon domicile et qui parlait français. En théorie, puisque ma gynécologue pouvait effectivement comprendre un peu le français mais pas tellement le parler. Sachant que je n’avais pas eu le temps de peaufiner mon anglais, j’étais au début plutôt déçue. Mais comme mon mari a pu m’accompagner aux visites, c’était faisable.

Suivi de la grossesse

Comme en France, j’avais donc rdv une fois par mois au cabinet de ma gynécologue : suivre la croissance du bébé grâce à ma prise de poids, l’évolution de mon tour de taille mesurée par un mètre, écouter les battements du cœur du bébé grâce au doppler fœtale mais aussi surveiller mon état de santé général ainsi que celui du bébé via des questions sur mes habitudes alimentaires, les prises de vitamine, des prises de sang, les prélèvements vaginaux, les vaccins…

Encore comme en France, trois échographies au minimum étaient prévues au cours de ma grossesse (toutes prises en charge par l’assurance). Elles se déroulaient soit à l’hôpital où exerçait ma gynécologue, soit directement à son cabinet (ce qui n’est pas toujours le cas dans les cabinets des gynécologues français).

J’ai dû également passer une échographie supplémentaire  à l’Hôpital des enfants à Boston (BOSTON CHILDREN’S HOSPITAL) au second trimestre. Cette échographie, plus spécifique, était une échographie cardiaque. Elle nous a été proposée uniquement à cause des antécédents médicaux de notre premier enfant. En effet,  il est né avec une malformation cardiaque (Tétralogie de Fallot). L’échographie a été prise en charge par l’assurance.

Enfin, une dernière échographie (donc dans mon cas une 5ème) m’a été proposée peu de temps avant la date supposée de l’accouchement. Car je souffrais d’une douleur dans le rein droit. Ma gynécologue souhaitait donc vérifier que tout était ok. Finalement, cette échographie n’a pas eu lieu car le bébé est arrivé avant.

Quelques différences avec la France

Pour ma part, le suivi a été moins médicalisé qu’en France. Mais cela vient peut-être du fait que j’ai eu un suivi très médicalisé en France à partir du second semestre, lorsqu’on a découvert que mon fils avait une malformation cardiaque congénitale.

Personnellement, je trouve que globalement les examens étaient quasiment semblables qu’en France. Toutefois, il y a quelques petites différences qui m’ont marqué. En France à part l’acide folique en début de grossesse, on ne m’avait conseillé de prendre aucunes vitamines, aucuns suppléments alimentaires. Ici, ma gynécologue m’a recommandé tout au long de ma grossesse de prendre des vitamines. Mes grossesses ont été un peu semblables dans la prise de poids (perte de poids ou pas de prise de poids en début de grossesse, et prise de poids lente à partir du second trimestre). En France, ma gynécologue était plutôt satisfaite de cette prise de poids. Alors que celle des USA  trouvait cela insuffisant. Et elle estimait que je ne mangeais pas assez de calories.

L’autre différence concerne les vaccins. Aux USA, on demande aux futures mamans de se faire vacciner en fin de grossesse. Du vaccin de la coqueluche, même si la maman est immunisée. Car il y a une recrudescence de la coqueluche aux USA et cela protège le nourrisson de la naissance à ses deux mois (jusqu’à ces premiers vaccins). Ainsi que du vaccin contre la grippe. Celui-ci est proposé selon la saison où l’accouchement est prévu (Pour mon cas, accouchement prévu fin avril mais vaccin toutefois proposé).

Un taux élevé de césariennes

Je n’ai pas tellement eu d’information sur le taux de césarienne. Mais j’ai cru comprendre à travers le discours des professionnels que ce taux était élevé. D’autant plus s’il s’agissait d’une seconde grossesse et que le premier accouchement avait été par césarienne (proche des 60% dans ce cas il me semble).

Une salle de travail accueillante

Le choix du lieu de l’accouchement dépend de la volonté de la future mère (maternité, hôpital, maison…). Personnellement je me sens plus à l’aise d’accoucher dans un hôpital. Cela me rassure de savoir que tout le matériel médical est à disposition en cas d’urgence pour le bébé. Cependant j’ai vraiment apprécié que le matériel médical soit subtilisé habilement dans la salle d’accouchement. J’ai trouvé la salle de travail beaucoup plus chaleureuse et accueillante que celle où j’avais pu accoucher en France.

Un accouchement en famille

Comme en France, le conjoint pouvait-être présent dans la salle d’accouchement. Ce qui m’a le plus surpris c’est qu’on nous avait autorisés à prendre dans la salle d’accouchement notre fils de deux ans et demi si nous n’avions pas trouvé de solution adéquate pour le faire garder. Je pensais que pour des raisons sanitaires, cela aurait été interdit. Lorsque j’ai fait part de mon étonnement à ma gynécologue, elle m’a répondu « quel est le problème ? Votre bébé sera au contact de son frère dans les heures qui suivent sa naissance alors pourquoi pas pour l’accouchement ». Vous aurez bien compris que j’ai choisi d’épargner à mon fils d’assister à mon accouchement en trouvant une autre solution.

Gestion de la douleur

Mes contractions étant très douloureuses, seule la péridurale pouvait être en mesure de « gérer » la douleur. Je n’ai donc rien pris d’autre en attendant la péridurale. En France on m’avait conseillé, lors des premières contractions douloureuses, de prendre une douche chaude ou un bain chaud et des Spasfon. Si la douleur ne partait pas et s’intensifiait, je devais appeler la maternité. Ici, je n’ai pas eu tellement de recommandations. J’ai eu le sentiment qu’ils estimaient qu’ayant l’expérience d’un premier  enfant, je pouvais me dispenser de conseils.

Concernant la péridurale, contrairement en France, je n’ai pas eu d’entretien avec l’anesthésiste à mon 8ème mois de grossesse. Toutes les questions indispensables ont donc été posées par l’anesthésiste à son arrivée dans la chambre, au moment de procéder à la péridurale. Personnellement, je n’ai pas tellement compris qu’une préparation n’ait pas été faite auparavant. Finalement, à cause de la douleur des contractions, j’étais incapable de répondre aux questions de l’anesthésiste. Heureusement que mon mari était là ! 

Il y avait aussi une douche et un WC dans la salle d’accouchement. Pour les mamans qui ne souhaitent pas de péridurale, c’est un vrai plus de pouvoir prendre une douche bien chaude pour gérer la douleur. 

Fluidité de l’inscription à la maternité

Je n’ai pas eu l’impression de devoir m’y prendre à l’avance pour l’inscription à la maternité. Je ne me souviens pas d’avoir dû effectuer des démarches particulières pour l’inscription. Ma gynécologue était rattachée à cette maternité où elle exerçait. Le transfert des informations a donc été fait en interne. Je n’ai pas eu besoin de m’inscrire à nouveau auprès de la maternité.

Je n’ai pas non plus le sentiment que la maternité était saturée au point de devoir demander une inscription au préalable. Il y avait plusieurs salles d’accouchement donc pas « d’attente pour être installée en salle d’accouchement » comme j’ai déjà pu l’entendre en France. Pas besoin non plus de réserver une chambre pour s’assurer d’être seule. Lorsque j’avais posé la question, on m’avait répondu que les mamans étaient quasiment toujours seules dans leur chambre. Il était extrêmement rare qu’elle soit obligée de partager sa chambre avec une autre maman (même pour un accouchement normal sans césarienne).

Préparation à l’accouchement

En parlant avec des mamans américaines, j’avais entendu qu’il existait des préparations à l’accouchement. Ça se faisait auprès de sages-femmes qu’il fallait soi-même contacter. Ma gynécologue m’a donné très peu d’informations au sujet de tout cela. Je pouvais obtenir des conseils de sa part mais en principe la question venait de moi. Elle ne prenait pas l’initiative de m’informer sur ce qui était possible. Je ne ressentais d’ailleurs pas particulièrement le besoin, pour cette grossesse, d’assister à des préparations ou des formations, contrairement à ma première grossesse. Je ne me suis donc pas particulièrement renseignée. Mais je sais que cela était possible. 

Un séjour à la maternité assez long

J’ai toujours entendu que le séjour à la maternité était très court aux USA. Ma gynéco m’avait aussi fait comprendre qu’on pouvait sortir deux jours après un accouchement. Pour moi, le séjour à la maternité aura finalement été quasiment aussi long qu’en France.

1ère accouchement en France : le dimanche très tôt le matin (accouchement à 10h31). Sortie le mercredi matin à 12h (3 jours complets, 3 nuits). J’avais la possibilité de rester une journée de plus. Mais c’est moi qui ai souhaité sortir plus tôt (pour retrouver la famille au repas du 25 décembre).

2ème accouchement aux USA : le lundi soir (accouchement à 21h46). Sortie le vendredi matin (3 jours complets, 4 nuits). J’aurai pu sortir une journée plus tôt. Mais rester une nuit de plus signifiait pouvoir « se reposer » encore un peu, en bénéficiant de l’aide des infirmières la nuit. Sachant quoiqu’il en soit que c’était pris en charge par notre assurance. J’ai d’ailleurs appris que je n’aurai pas eu cette possibilité si j’avais accouché le lundi soir avant 20h… J’ai eu la chance de passer le cap des 20h, donc j’en ai profité !

L’épisiotomie, seulement en derniers recours

Aux USA, cours de l’accouchement, certains gestes comme l’épisiotomie sont pratiqués uniquement dans le cas extrême. Alors qu’en France, j’avais entendu d’un gynécologue que l’épisiotomie était très fréquente. Dès qu’il estimait que la peau était fragile et que le risque de déchirure était présent, ils préféraient d’office pratiquer une épisiotomie. Ici, ma gynécologue m’a dit qu’ils se sont rendus compte que, surtout lors d’une seconde grossesse, surtout en cas d’épisiotomie pour la première grossesse, pratiquer une seconde épisiotomie augmente considérablement le risque de déchirure jusqu’à l’anus. Ils préfèrent donc laisser la déchirure se faire (si celle-ci doit se faire) plutôt que de prendre ce risque.

La toilette du nouveau-né

Les soins du bébé aussi étaient différents entre la France et les USA. Aucun bain n’a été donné à la maternité aux USA. D’ailleurs ils ne le recommandent pas tant que le cordon ombilical n’est pas tombé. Puisqu’il reste « sec », ils considèrent que le risquent d’infection est moins important). En France, dès le lendemain, le premier bain avait était donné par la puéricultrice qui nous avait montré tous les gestes à suivre, submergeant entièrement le bébé après l’avoir savonné de la tête aux pieds. Les jour suivants, elle était présente et suivait tous nos gestes. J’avais trouvé cette manière de faire très scolaire, et très stressante pour une jeune maman. D’un autre côté, on m’avait donné des conseils. Alors qu’aux USA, je me suis sentie livrée par moi-même en rentrant à la maison. Heureusement qu’il s’agissait pour moi d’un second enfant. J’ai donc refait les bains exactement comme on me l’avait enseigné en France. 

Premiers vaccins dès la maternité

Le suivi médical a été quasiment le même qu’en France. Rendez-vous chez le pédiatre deux jours après la sortie. Puis une seconde fois dans le mois. Puis une fois par mois pour renseigner les courbes de croissances de l’enfant, et administrer les vaccins. Contrairement à la France, où je me souviens avoir attendu que mon fils ait 2 mois pour les premiers vaccins, ici on a voulu lui administrer des vaccins dès la maternité (je ne me souviens plus lesquels). J’ai trouvé personnellement que c’était trop tôt. J’ai donc refusé en demandant qu’ils lui injectent ces vaccins plus tard, au cours d’une visite chez le pédiatre.

Un suivi médical similaire à la France pour la maman

Pour moi, le suivi médical fût à peu près le même qu’en France. J’ai fait un check-up chez ma gynécologue six semaines après l’accouchement pour savoir si tout est bien rentré dans l’ordre. J’ai trouvé cependant qu’ils avaient été plus prudents en France, lors de mon séjour à la maternité. Ils vérifiaient notamment si les saignements n’étaient pas anormaux… Alors qu’ici ça restait « mon affaire » et les infirmières ne vérifiaient pas tellement si tout était normal sur ce plan-là. J’avais en revanche les mêmes contrôles de tension…

Aucune rééducation systématique du périnée

Une grosse différence avec la France concerne la rééducation. Aucune rééducation du périnée n’est proposée, ni même de rééducation abdominale (en France j’avais eu les deux pour mon premier fils). Le discours des professionnels (gynécologues notamment) consistent à dire que le travail peut se faire seul. Toutefois des praticiens tels que des kinésithérapeutes existent et proposent ce qu’ils appellent des « Physical therapy of pelvic ». Certains gynécologues peuvent éventuellement vous prescrire ce genre de rééducation si vous dites ressentir une réelle gêne ou un début d’incontinence. Mais en tout cas une chose est sûre, ce n’est pas du tout systématique.

Le congé paternité, moins répandu

Je n’avais pas d’activité professionnelle au moment de ma grossesse donc pas de congé maternité. Contrairement à la France, peu de sociétés ici permettent au papa d’avoir un congé paternité. En France, mon mari avait eu droit à 15 jours de congés paternité pour notre premier enfant, comme c’est le cas dans beaucoup de sociétés. Lorsque nous sommes arrivés ici en été 2015, nous avions appris que les congés paternités, aux USA, dans l’entreprise de mon mari (pourtant la même qu’en France), n’était que d’une ou deux journées… Nous avons été chanceux car, au début de l’année 2016, un accord est passé permettant au père d’avoir les mêmes congés paternités en France, soit 15 jours. Mon fils est arrivé 4 mois plus tard, et nous étions donc ravis de cette grande nouvelle !

Faire garder son enfant

Aujourd’hui, mon fils a 6 mois. Et il n’est toujours pas gardé. Je souhaiterais reprendre une activité professionnelle début 2017. Je commence donc à me pencher sérieusement sur le problème. Et c’est beaucoup moins facile qu’en France.

Les systèmes de garde pour les enfants si petits sont chers. C’est souvent pour ça que beaucoup de maman américaines arrêtent de travailler jusqu’à ce que leur enfant soit en âge de rentrer à l’école publique (dans le Massachussetts, c’est 5 ans). Avant ça il y a donc des Day care (souvent très excessifs), des nourrices (agrées ou non, mais à choisir, pour la sécurité de l’enfant, mieux vaut qu’elles le soient), et des sortes de coopératives (un peu comme une crèche mais qui demande aux parents de s’engager à participer en partie au fonctionnement).

Je pense que les heures de participation et le coût de ces coopératives peuvent varier selon le temps pour lequel vous vous êtes engagés à participer. Du coup c’est moins cher qu’un Day care normal, mais cela signifie qu’il faut avoir un minimum de temps libre pour participer au bon fonctionnement.

Sinon, il y a la possibilité d’un jeune au pair. Il faut alors de l’espace pour l’accueillir. Cette solution est particulièrement adaptée quand il y  a plusieurs enfants à gérer, d’âges différentes avec plusieurs activités, car elle est la plus flexible.

Enfin, pour des gardes très ponctuelles (1 ou 2 heures par-ci par-là), le mieux est de faire comme les mamans américaines. C’est-à-dire s’arranger avec d’autres mamans, planifier des playdates, et à tour de rôle s’occuper de la garde d’enfants.

Je suppose qu’il existe des organismes qui peuvent nous guider. Mais, personnellement, j’ai eu beaucoup d’informations tout simplement en échangeant avec d’autres mamans.

Les avantages de la grossesse à distance

J’ai apprécié, du fait de la distance, pouvoir garder le secret de ma grossesse aussi longtemps que je le voulais. Je l’ai annoncée à ma famille et à mes amis en France à mon 6ème mois de grossesse, lors de notre retour en France au moment des fêtes de fin d’année. Paradoxalement, le fait d’être loin de mes proches n’a pas été qu’un désavantage, puisque j’ai eu l’impression d’avoir beaucoup moins de « recommandations ». Je le sais, celles-ci auraient été sources d’angoisse.Ma grossesse à Boston

Toutefois, si j’avais pu améliorer quelque chose, j’aurai pris plus de temps en début de grossesse pour faire de nouvelles rencontres et éviter l’isolement que j’ai pu vivre au second trimestre en plein hiver !

Ces petits plus des USA

Personnellement je me suis sentie mieux suivie médicalement en France. Mais au bout du compte j’ai préféré mon accouchement aux USA. J’ai trouvé le personnel vraiment top, rassurant, aux petits soins (pas qu’en France personne ne l’était mais d’une manière générale ils l’étaient beaucoup plus aux USA). Et le comportement du personnel a eu un réel impact positif sur mon moral.   

Au cours de mon séjour à la maternité, j’ai aussi beaucoup apprécié qu’un lit d’appoint soit installé dans ma chambre pour que le papa puisse dormir à nos côtés. Je ne sais pas si cela se fait beaucoup en France mais je n’en avais jamais entendu parler. Cela permet au papa de s’impliquer dès les premiers jours. Et qu’il prenne soin aussi du bébé pour soulager la maman, même si la nuit les puéricultrices et les auxiliaires peuvent prendre le relais.

Grosse facture

La plus grande différence entre la France et les USA : le coût ! En France, j’avais reçu une aide de l’état d’un moment de 700 euros à mon 7ème mois de grossesse. Aux USA, malgré la très bonne assurance que nous avons, j’ai reçu quelques semaines après mon accouchement une facture d’un montant de 1500$. Nous avons toutefois négocié de pouvoir étaler la facture en plusieurs règlements sur quelques mois.

Certificat de naissance  

Aux USA, un certificat de naissance temporaire nous a tout simplement était remis à la sortie de la maternité par l’hôpital et nous avons dû récupérer l’officiel 6 semaines après la naissance de notre fils.

A chacune sa grossesse !             

Finalement, je n’ai pas particulièrement de conseils à vous donner. Chaque femme est différente et vit les choses à sa façon. Certaines ont besoin d’être très renseignées pour être rassurées. D’autres, au contraire, se portent mieux quand elles n’en savent pas trop.

Mais pour celles qui ont besoin d’en savoir beaucoup, je peux vous proposer d’aller faire un petit tour sur mon blog. J’y ai raconté toute l’histoire de ma grossesse, de l’annonce aux proches au jour J avec les moindres détails !

Article sur mon accouchement.

Article sur mon suivi de grossesse et sur l’annonce de celle-ci (rédigé au cours de ma grossesse).

Et en plus un article sur ma babyshower à l’américaine.

Léa Perez


Commentaire

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  • Je viens d’accoucher il y a 8 jours a MGH et mon experience est assez different de la tienne. Par exemple, ma petite a recu le premier bain a 24h de la naissance, par une « nurse » qui nous a d’ailleurs tout explique: comment s’y prendre et pourquoi faire ainsi. D’ailleurs, ca a ete un vrai bain, le bebe immerge dans l’eau. Nous avons participe a un cours d’une journee autour de l’accouchement (recommende et organise par MGH). La, on nous a parle de plein de choses parmi lesquelles ce qu’on peut faire pour la douleur a la maison et ce qui est disponible a l’hopital. J’ai eu un rdv avec un anesthesiste au cours du 8eme mois (mais je sais pas si ca c’est systematique). Sejours a l’hopital: pour les accouchements par voie basse c’est 48h (ca a ete une nuit de plus pour moi car j’avais accouche a 22h).
    Enfin, tout ca pour dire aux futures mamans que l’experience peut varier meme entre les differents etablissements aux USA.

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