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Sixtine, Présidente pétillante de San Francisco Bay Accueil



Sixtine Gontier San Francisco Bay AccueilEst-ce grâce à Sixtine Gontier que j’ai découvert la Californie ? C’est elle, en effet, qui a initié la tournée de conférence américaine d’Expat Communication et de la Banque Transatlantique. Sixtine est la Présidente de San Francisco Bay Accueil. C’est elle qui a été mon guide pendant deux jours, me pilotant à toute allure entre la Péninsule, la Baie et Down Town San Francisco, l’une des zones les plus trépidantes du monde.

Sixtine m’a même accueilli chez elle, et j’ai découvert une personne exceptionnelle. Je vous fais monter à bord de son 4*4 blanc couvert d’autocollants pour que vous rencontriez vous aussi cette femme généreuse, pétillante et super efficace. Attention, ça pulse !

 

Sixtine, qu’est-ce qu’un Accueil ? Est-ce réservé aux nouveaux arrivants ?

Non pas seulement, déjà parce que pour accueillir, il faut des anciens. Je rappelle que ce n’est pas le bureau qui anime les activités, ce sont les membres. Le but d’un accueil est donc que les nouveaux arrivants s’y sentent si bien, qu’ils y restent.

J’ai beaucoup entendu « ah, heureusement que vous étiez là au début. Vous m’avez tellement aidé ! Maintenant que j’ai mes amis, je ne viens plus, mais je vous suis très reconnaissant ! ». Et chaque fois que j’entends cela, ça me fait bizarre. Pour moi, un réseau, c’est plus que ça. C’est un endroit où on s’entraide, où on peut compter les uns les autres, où on est heureux de se retrouver.

 

Comment résumerais-tu la misssion de l’Accueil alors ?

Accueillir, informer, intégrer. C’est la définition officielle des Accueils de la FIAFE.

Mais la mission évolue :

* Acueillir, c’est toujours évident.

* Informer, certes, mais comme l’information se trouve partout, c’est de moins en moins un pilier. En revanche, nous avons un rôle croissant d’animation de la communauté francophone. Au moins de donner aux francophones qui le souhaitent la possibilité de faire partie d’un réseau et de se retrouver.

* L’intégration a évolué aussi : avant, il s’agissait de permettre au conjoint de trouver des occupations ici. Maintenant, pour un nombre croissant d’entre eux, cela passe par une aide à l’intégration professionnelle.

 

Comment fait-on pour avoir une équipe aussi jeune que la tienne ?

Sixtine hésite...

Cela s’est fait progressivement. L’équipe a beaucoup tourné, et il y a encore beaucoup de turn-over.

Ma prédécesseure Roselyne avait déjà fait un gros travail pour cela, notamment en lançant les ateliers carrière. Action que nous avons poursuivie en développant de plus en plus les réseaux pro. Forcément, cela diminue la moyenne d’âge.

Nous avons recruté une responsable des réseaux sociaux, il y a deux ans qui a été très active et dynamique sur les réseaux sociaux. Nous avons une super community manager, et du coup, nous sommes beaucoup plus visibles. Sans parler de tous les autres responsables au sein du bureau qui sont réactifs, autonomes, très compétents et bourrés d’idées.

Et puis, il y a des facteurs extérieurs. Dans la nouvelle vague qui vient d’arriver, les jeunes sont en contrat local et veulent/doivent travailler. Comme Trump est plus restrictif sur les visas, nous avons beaucoup de jeunes talents qui nous rejoignent parce qu’ils n’ont pas encore leur permis de travail et qui ont très envie de contribuer à un projet. Ce sont des gens très diplômés, très compétents, efficaces tout de suite. Le revers de la médaille, c’est qu’il y a un turn over important car les gens nous quittent quand ils ont trouvé un emploi. A la rentrée, alors que le bureau avait été constitué en avril, nous avions déjà trois postes à pourvoir. C’est super intéressant car on fait ainsi de belles rencontres. Mais c’est fatigant car on ne peut jamais se reposer sur ses lauriers.

 

Quels sont les secrets qui font que votre accueil est si dynamique ?

 

Il y a un facteur local : il y a d’excellentes relations entre toutes les institutions françaises ici. Nous avons des relations très proches avec le Consulat et la Chambre de Commerce Franco Américaine. Cela permet plein de synergies. Nous échangeons beaucoup, participons aux événements des autres, relayons les messages des autres. Il y a beaucoup de confiance et ainsi on fait un bien meilleur travail. C’est vrai aussi entre associations, ou avec les écoles françaises qui par exemple nous prête fréquemment des salles.

 

D’où viennent ces bonnes relations ?

 

Chacun se rend compte que marcher sur les plates-bandes les uns des autres n’est pas productif. On a de la chance.

 

Quels sont vos défis aujourd’hui ?

 

Il faut se réinventer en permanence ici. Il faut être super créatif. Cela a un côté excitant et en même temps épuisant.

Le public francophone de la baie est très gâté. Il a déjà tellement d’offres, il est tellement sollicité qu’il est parfois difficile de le satisfaire. C’est donc un challenge super intéressant, mais parfois on a peur de manquer d’idées. Et parfois, je me demande si j’ai envie de continuer dans ce sens-là.

 

Dans quel sens ?

 

A m’adapter au niveau d’exigence nécessaire. « To be visible, be unique ». Parfois, ce n’est pas facile. Il existe plein de réseaux français. Chacun peut avoir un événement par semaine facilement.

Il y a 5 ans, il suffisait de poster une annonce pour remplir une salle. Aujourd’hui, il faut beaucoup plus d’efforts.

Il y a aussi beaucoup de désistements pour les événements. Souvent de l’ordre d’un tiers des personnes inscrites, et les gens ne préviennent pas. C’est un phénomène mondial dans tous les accueils de la FIAFE. On comprend les raisons, mais c’est parfois décourageant. Il faut donc avoir de l’imagination pour continuer à intéresser et à attirer. Par exemple, faire des événements virtuels.

Pour se remotiver, on se dit qu’on est dans notre rôle en présentant tout cela. Par exemple, hier après ta conférence, on a eu un déjeuner très sympa où des contacts utiles se sont noués. Si on avait tout fait en ligne, cela n’aurait pas eu lieu.

Un autre challenge, la répartition géographique. La ville est immense, il y a plus de 75km entre le Nord et le Sud et de plus en plus de circulation. Il y a forcément des solutions, nous travaillons dessus.

 

Quels sont tes secrets pour garder la pêche et de l’énergie en tant que Présidente ? Je t’ai vue à l’œuvre, c’est fou tout ce que tu donnes de toi depuis 2 ans !

 

Ma ressource, c’est tout ce que ça m’apporte ! J’ai rencontré des gens que je n’aurai jamais connus autrement. Des gens de 20 ans de plus, de 10 ans de moins, avec lesquelles j’ai lié de nouvelles et solides amitiés. J’ai découvert des ressources en moi que je n’aurais jamais imaginées. Moi qui n’avais jamais travaillé et complexais en pensant que je ne savais pas manager, je gère une équipe de 14 personnes.

Même si j’ai encore un « inner critic » bien présent, j’ai énormément pris confiance en moi. Je me sentirai beaucoup plus légitime pour retourner sur le marché de l’emploi, ce que je n’aurais pas imaginé il y a 10 ans. J’ai découvert des compétences transférables. Chaque fois qu’il manque une personne dans l’équipe, je me substitue à elle. Par exemple, j’ai appris à gérer les réseaux sociaux, à écrire une newsletter, à organiser les événements, à chercher des sponsors. Je suis capable d‘organiser un événement de 150 personnes dans la Baie sans problème. J’en étais incapable avant. Bon cela dit, les responsables de chaque poste le font bien mieux que moi aujourd’hui 🙂

Et puis, cela m’a ouvert des voies pour mon business (Sixtine est coach en orientation professionnelle pour ados et transition professionnelle pour adultes - découvrez son portrait sur ExpatValue). Cela m’a donné beaucoup d’occasions de parler de mon métier et de le développer.

J’ai énormément étoffé mon réseau et ai des connections dans le monde entier grâce aux rencontres annuelles de la FIAFE et ses 150 accueils dans le monde.

Enfin comme on est reconnu pour être une association fiable et pro, et du coup, le fait d’être à la tête d’une équipe dynamique et sympa, qui organise des événements intéressants , cela inspire confiance.

 

 

Une interview réalisée par Alix Carnot dans le cadre de l'US Tour 2018, un cycle de conférences présentées à Los Angeles, New York et San Francisco sur les thèmes de l'impact de l'expatriation sur la famille ainsi que sur la double carrière en expatriation. 

Portrait Alix Carnot

Alix Carnot est Directrice Associée chez Expat Communication, l'éditeur de femmexpat et expat value - Auteur de Chéri(e) on s'expatrie

alix.carnot@expatcommunication.com

 

 

Pour en savoir plus sur les activités de San Francisco Bay Accueil, c'est ici : http://sfbaccueil.org

 

FemmExpat vous conseille de lire aussi :

San Francisco : vivre in the Bay Area

Les Accueils, l'art de se faciliter l'expat !

Partout dans le monde, un Accueil FIAFE pour vous

 


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