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Vivre à Melbourne en Australie

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Vivre à Melbourne en Australie
© Marie-Emilie Etevenard

Marie-Emilie en est à sa deuxième expatriation à Melbourne en Australie. Elle livre aux lectrices de FemmExpat ses impressions et ses conseils pour celles et ceux qui doivent bientôt s’y installer aussi.

 

En arrivant à Melbourne pour notre seconde expatriation, j’étais terriblement excitée.

Comme il s’agissait de notre deuxième expatriation à Melbourne, j’avais très envie de redécouvrir la ville et revoir les endroits que j’avais tant appréciés douze ans auparavant.

Deuxième ville d’Australie (un peu plus de 4 millions d’habitants), derrière Sydney en termes de population, Melbourne est une ville assez étendue. Je suis arrivée là en octobre 2017, tout au début du printemps, saison idéale pour se balader. En arrivant nous logions, mon mari, moi-même et nos enfants dans un appart’hôtel situé dans le CBD (Central Business District), le centre « économique » de la ville. Peu animée le week-end, cette zone est toutefois agréable en semaine.

Les Australiens, en tout cas les Melbournians, sont accueillants, agréables et souriants. On ne peut pas dire le contraire. En arrivant, même si notre anglais est un peu « bancal », ils restent patients, à l’écoute, et prévenants.

 

Nos premiers jours, nous les avons passé dans le CBD.

Et nous l’avons arpenté en long, en large et en travers. Quand un endroit est nouveau (pour les enfants dans le cas présent), il est forcément source de questionnement, de découverte et d’émerveillement. Presque tout est nouveau, alors en vrac et dans le désordre : la langue d’abord, le fait de ne pas tout comprendre, le fait de naviguer sur google traduction souvent pour trouver ses mots, les enseignes des magasins, le fait que les voitures roulent à gauche, que les piétons se croisent à gauche, que les magasins ferment tôt (sauf les magasins alimentaires qui ferment très très tard), les vieux tramways qui côtoient les modernes, etc.

Et je n’ai jamais eu cette impression de foule comme il peut y avoir dans les grandes villes telles que Paris (car c’est celle que je connais le mieux). Même s’il y a du monde à Melbourne, j’ai ressenti, et je ressens toujours, un sentiment d’espace.

 

Melbourne est une ville de bord de mer.

Située au sud-est de l’Australie, dans la baie de Port Phillip, Melbourne est la capitale du Victoria, le plus petit état d’Australie (juste derrière la Tasmanie pour la taille).

Etant située dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées. Printemps de septembre à novembre, été de décembre à février, automne de mars à mai et enfin hiver de juin à août. Le climat est généralement très agréable, même en hiver. Il y fait rarement très froid. En revanche l’été il peut faire chaud, et il faut faire très attention au soleil (ceci dit, c’est vrai partout en Australie). Et puis il n’est pas rare d’avoir les quatre saisons en une journée !

 

Melbourne est découpée en suburbs.

Il y a le CBD ((Central Business District) qui est le cœur économique de Melbourne. Puis la ville s’étend tout autour avec des surburbs, de Point Cook au sud-ouest, jusqu’à Portsea, au sud-est de la ville, à la pointe de la Mornington Peninsula.

Mis à part dans le CBD, Newquay et Docklands, il y a peu de grands immeubles.

La ville est essentiellement faite de maisons, et d’immeubles à deux ou trois étages, rarement plus. Ce qui est plutôt agréable. L’architecture victorienne côtoie le très moderne, ce que je trouve particulièrement agréable. Ça en fait une ville de contraste pour les yeux, c’est très sympa !

Vivre à Melbourne en Australie
© Marie-Emilie Etevenard

Chaque surbub a son centre avec ses commerces concentrés sur un espace assez réduit. Et tout autour ce sont des zones d’habitation.

 

Ce qui me plait le plus à Melbourne est sans conteste le cadre.

Peu de bouchons, des espaces verts, des playgrounds pour les enfants, un rythme beaucoup moins « stressant » que Paris. Car j’ai connu la vie parisienne, or je dois dire que Melbourne est à ce titre, nettement plus relax. Des gens avenants, la propreté dans les rues, des transports en commun plutôt performants, etc. Et puis surtout l’optimisme et la volonté me semblent être des valeurs fortes des Australiens.

Ce que je n’aime pas ? Pour le moment rien ! Ou plutôt si, une chose a tendance à m’exaspérer, c’est parfois cette forme de nonchalance, ce fameux « no worries » qui donne l’impression que tout va toujours bien. C’est à la fois confortable et parfois usant. Mais chacun se fera son opinion sur le sujet !

 

Se loger à Melbourne
Nous habitons Camberwell, quartier situé à l’est du CBD.

C’est un quartier agréable, familial. En moins de 10 minutes à pied, on peut aller faire du shopping, aller au cinéma, faire ses courses, se faire un resto ou aller au Fresh Food Market de Camberwell. Bref, tout y est. Ce n’était pas notre choix au départ, mais l’école des enfants étant sectorisée, nous étions contraints de nous y installer. Finalement nous ne regrettons pas du tout ! Par ailleurs, Camberwell se trouve à 15 minutes en train du CBD.

Lors de notre première expatriation à Melbourne, nous habitions South Yarra.

Et nous avions beaucoup aimé ce quartier, à l’époque plutôt animé, et plus proche du CBD.

Des loyers élevés

Bien que le coût d’une location varie en fonction des quartiers, il faut tout de même savoir que cela coûte cher. En règle générale, les annonces indiquent les loyers à la semaine, et ils se paient au mois. Les propriétaires ont la possibilité de visiter le bien que vous occupez pour s’assurer que vous l’entretenez correctement (ça nous est arrivé !). Et le cas échéant, s’ils veulent récupérer l’appartement vous avez 28 jours pour partir (si plus sous lease).

 

Circuler à Melbourne
La conduite se fait à gauche.

Ce qui peut demander un peu d’entraînement ! Pour la petite histoire, lorsque nous avons acheté notre voiture, quelques tours du pâté de maison ont été bienvenus pour appréhender de nouveau la conduite à gauche. Ah, et puis acheter une voiture neuve ici est un événement pour le concessionnaire : gros ruban rouge sur la voiture, prise de photos de la famille devant la voiture, et tout le tralala ! Ça nous a un peu surpris pour tout dire !

Vivre à Melbourne en Australie
© Marie-Emilie Etevenard
Docklands, Melbourne
Les Australiens sont vraiment très cool au volant et partagent la route.

Les carrefours ne sont jamais encombrés et les limites de vitesse sont presque systématiquement respectées. Les piétons ne traversent que si le petit bonhomme au feu est bien vert et on entend rarement les klaxons sonner. Une extrême politesse règne en effet chez les automobilistes. Il faut souligner aussi que la police veille et ne fait pas de cadeau en cas d’infraction.

Les transports en commun fonctionnent bien.

Tramways, trains, et bus sillonnent la ville et permettent de se déplacer plutôt facilement. Par contre, pour aller en dehors de la ville, à mon sens, la voiture devient absolument indispensable.

 

S’adapter à l’alimentation locale
On trouve tout à Melbourne !

Aussi bien au marché que dans les supermarchés même si, bien sûr, la qualité au marché est supérieure. Pour les Français en mal de produits typiquement de chez nous, on les trouve, mais ils sont chers. Notamment le fromage français qui est particulièrement onéreux : le Comté vaut 85 dollars le kilo au marché ! Et une bonne baguette vous en coûtera 5 dollars l’unité.

Pour le quotidien, on s’adapte avec ce que le marché local peut nous offrir. On découvre aussi, comme les légendaires « meat pie » (celle du South Melbourne Market sont particulièrement savoureuses). Les vins australiens rivalisent parfois avec les français. Le peanut butter au p’tit déj, etc.

Vivre à Melbourne en Australie
© Marie-Emilie Etevenard
Cela étant, certains produits peuvent nous manquer.

Adieu crème dessert (Liégois, Danette), fromage blanc, crème caramel… Bref tous ces petits desserts qui faisaient notre quotidien en France. Et bonjour les rayons de 3 mètres de linéaires pour les Cheddars, Colby, Philadelphia, bacon en tous genres et jambons (pas terrible au demeurant !) !

Il existe trois grandes enseignes dans la grande distribution : Woolworths, Coles et Aldi.

Aldi est celui qui sort du lot (ce qui peut surprendre les Français quand on connaît le positionnement de la marque en France) car les magasins proposent des produits de belle qualité. Et les fromages y sont globalement meilleurs qu’ailleurs.

Par contre, je crois que nous ne nous ferons jamais à la Vegemite ! Je pense qu’il faut avoir goûté très jeune cette pâte à tartiner de couleur foncée, très salée, pour réellement l’apprécier.

 

Autour des enfants
Un rythme scolaire serein

L’école à Melbourne démarre en général autour de 8h50 et finit à 15h30. Les journées d’école sont donc courtes et le rythme plutôt cool pour les enfants.

Par contre, pas de cantine, alors il faut prévoir les lunch box pour le déjeuner que les enfants ont 10 minutes pour engloutir. Alors il faut simplifier au maximum les repas.

Mes deux enfants n’ont quasiment jamais de devoirs à la maison et ont donc le temps d’avoir des activités extrascolaires. Piscine pour les deux, judo en plus pour le plus grand et guitare pour le plus jeune. Melbourne regorge d’activités pour les enfants. Tout est possible mais tout a un coût !

Les English Language Schools pour mettre l’anglais des enfants à niveau.

Il y a un truc à savoir d’important sur la scolarisation des enfants en Australie. Lorsque nous sommes arrivés à Melbourne, nos deux garçons ont été « sortis » de leur école de quartier pour intégrer une English Language School. Ces centres, comme leur nom l’indique, prennent en charge les enfants non anglophones nouvellement immigrés en Australie. Ils leur permettent ainsi de suivre un cursus de 6 mois afin d’acquérir les bases en anglais. Les enfants sont répartis par âge et continuent de suivre des enseignements plus académiques en même temps que l’apprentissage renforcé de l’anglais. Ils réintègrent ensuite leur école « classique » pour reprendre leur scolarité.

Des différences entre l’école australienne et l’école française

D’autre part, lorsque les enfants ont intégré leur école il y a un an, j’ai rapidement compris que l’école australienne était très différente de la française. La France est très portée sur l’acquisition de savoirs académiques (français, mathématiques, sciences, etc.), quand l’Australie permet aux enfants de développer d’autres compétences.

Cependant, dans un contexte où nous pensons rentrer en France d’ici deux ou trois ans, il était important pour moi que les enfants ne perdent pas le lien avec la scolarité française. Nous avons donc décidé de leur faire suivre les enseignements du CNED. On ne regrette pas notre choix, même s’il faut reconnaitre que cela leur demande énormément de travail personnel. Et aux parents aussi qui doivent préparer les supports en amont, superviser les évaluations, etc.

 

Les loisirs à Melbourne

Les Melbournians sont sportifs. Vous verrez souvent des gens faire leur jogging et vous trouverez aisément des salles de sport un peu partout. Sur la Yarra, le fleuve qui traverse Melbourne, on voit également tous les jours des gens pratiquer l’aviron.

Melbourne et ses environs grouillent d’endroits à visiter : la Great Ocean Road bien entendu, la Mornington Peninsula, la Yarra Valley, Phillip Island, les Macedon Ranges, les Dandennongs, etc. La liste serait interminable…

 

Melbourne Accueil pour s’intégrer plus rapidement

Melbourne Accueil (site internet en cours de « toilettage » mais pour info : http://www.melbourneaccueil.com) propose des activités pour petits et grands, des conseils en matière d’écoles francophones et des moments d’échanges privilégiés pour les nouveaux arrivants. Cela peut être une aide très précieuse pour se construire un réseau lorsqu’on ne connait pas du tout la ville.

 

Et ma page Facebook pour en savoir plus !

J’ai créé une page Facebook (https://www.facebook.com/OzFamilyExpatMelbourne/) avec pour objectif de partager notre expérience sur place avec celles et ceux qui le souhaitent (la page est publique). Son but est aussi de conserver le contact avec nos proches en France. Cet outil est pour moi un moyen de raconter notre vie.

 

Marie-Emilie EtevenardMarie-Emilie Etevenard

Expatriée à Melbourne, Marie Emilie y a lancé son business de cuisine française depuis la maison, Le Pot de Moutarde. L’idée ? Préparer des plats français depuis la maison pour ses clients. A suivre aussi sur Facebook.

 

 

 

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