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Seule et active en expatriation en Chine (Wuhan)


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Photo-by-Curtis-Potvin-Unsplash

Volonté, ténacité, réseaux : 3 éléments essentiels de la révolution culturelle et personnelle de Kim-Minh pour mener à bien son expatriation en Chine.

Découvrez comment rebondir en expatriation ! Seule et active en expatriation en Chine (Wuhan), Kim-Minh ne s'est pas laissée abattre par les désillusions de son couple et a su construire sa vie, en Chine.

 

 

Ma vie d’expat à Wuhan : l’euphorie

Après avoir passé un an en expatriation en Suède, mon ’pacsé’ et moi nous sommes retrouvés parachutés en Chine sans voyage de reconnaissance. Mais après toutes les informations que j’avais lues sur Wuhan, je n’étais pas partie inquiète : une petite ville de 8 millions d’habitants, une présence française et étrangère très forte.  Je n’avais pas lieu de m’inquiéter.

C’est vrai, la vie en Chine est beaucoup moins chère qu’en Europe. Prendre soin de sa petite personne surtout quand on est expat est largement abordable : shopping à gogo, coiffeur, manucure et soins divers à volonté, voyages autour de la Chine et dans le reste de l’Asie...

L’intégration dans cette ville s’est faite assez rapidement. Je suis passée par la case apprentissage de la langue avec un an de cours intensifs à la fac mais cela valait le coup ! J’y ai été forcée malgré moi : française d’origine vietnamienne, je me fondais assez rapidement dans le paysage et tout le monde s’adressait à moi en chinois...   Mais les efforts ont porté leurs fruits et sans avoir un niveau de chinois courant, je suis assez à l’aise pour ne pas me sentir perdue où que je sois en Chine.

 

La recherche d’emploi

Avec mon petit bagage professionnel (j’avais un peu moins de 27 ans quand je suis arrivée en Asie) et sans enfant, il était très important pour moi de revenir de Chine avec une expérience professionnelle. Réputation et développement économique du pays, tout m’encourageait à chercher une bonne opportunité. Mais la recherche en local n’est pas aisée dans une ville qui n’est pas aussi ouverte que Pékin ou Shanghai et quand on cible des entreprises internationales. Je n’avais pas envie de devenir prof de français, souhaitais conserver un parcours professionnel cohérent, rester dans la même ville que mon conjoint et voulais un revenu minimum symbolique mais élevé pour la région. Après avoir sillonné les salons pour l’emploi chinois et les sites d’offres de job sur internet, je me suis vite rendue compte que ce qui comptait vraiment était le réseau. Apprenant qu’un nouveau voisin travaillant pour une grande compagnie française venait de s’installer dans mon quartier, j’envoyais mon CV à sa femme. 

Et oui, il ne faut surtout pas négliger le réseau des femmes expat. Un mois plus tard, je le rencontrais en entretien pour un CDD de 6 mois.

Bingo ! J’avais enfin décroché un job à la hauteur de mes espérances. J’obtenais une pseudo indépendance financière et en plus avais la chance de travailler dans un contexte chinois et international.

 

 

Le changement de situation familiale et les désillusions

Durant l’été 2010, j’ai réalisé que cela ne pouvait plus continuer avec mon conjoint : mensonges, sms d’amour de la part d’une fille de son équipe, échanges dissimulés plus que douteux, disputes de plus en plus violentes... J’ai pris la décision de le quitter lors d’une nouvelle révélation alors qu’il était en congés en France. En une semaine, j’ai pris toutes mes affaires et plus rien à moi ne se trouvait dans la belle maison de rêve de trois étages sur un lac quand il est revenu. Je ne l’ai jamais regretté.

Un mois plus tard, il sortait officiellement avec la fille de son équipe et moins de trois mois après elle s’était installée dans la belle maison (que je nous avais trouvée)... Je ne suis pas la première et ne serai pas la dernière ! Mais je ne considère pas avoir perdu grand-chose et je ne les envie pas en les voyant. Je ne comprends même pas sa décision : elle n’est pas exceptionnellement jolie et communique très mal en anglais, ne parle pas français alors que lui ne parle pas un mot de chinois... Avec du recul, j’ai été chanceuse de vivre aussi bien cette séparation : j’étais arrivée à un point où je ne voulais plus retourner en arrière et à aucun moment je n’ai eu envie de revenir sur ma décision. Bien sûr la situation aurait été différente si j’avais eu des enfants.

Mais je reste persuadée que ce problème qui a été révélé en Chine aurait pu se produire où que ce soit dans le monde. L’expatriation n’a pas été le cœur du problème, un couple en bonne entente devrait surmonter le contexte et j’ai fort heureusement beaucoup d’exemples autour de moi.

 

 

Aller de l’avant et tourner la page

Après presque dix ans en couple avec deux partenaires différents, il était temps pour moi de réorganiser ma vie. Et de gérer les problèmes matériels : comment vivre ? J’avais une solution provisoire mais je n’avais plus de toit m’appartenant et très peu d’économies, sans compter que je n’avais qu’un CDD à revenu assez bas, je connaissais la ville mais ne m’étais jamais penchée sur la question du logement en tant que locale. Et la couverture sociale ? Et la retraite ?... Quand on n’a pas le choix, mieux vaut se bouger le derrière très vite.

 

J’ai pris rapidement la décision de rester en Chine, où que ce soit. Mon petit CDD n’était pas assez valorisant pour retrouver rapidement du travail intéressant en France, et le niveau de vie en Chine était beaucoup plus avantageux qu’en Europe. Je parlais de ma situation assez rapidement à mes responsables qui sont revenus avec une offre de CDI avec en plus une promotion de manager : une chance inouïe à mes yeux. Le revenu n’était pas faramineux et très loin des conditions d’expat, mais sans faire d’excès (adieu aux voyages tous azimuts et aux logements de princesse), il me permettait de vivre plus que correctement à Wuhan, et beaucoup mieux qu’en France.
Dû à mon changement de situation financière, j’ai passé mon Noël et mon Nouvel An en Chine. J’ai eu un petit pincement au cœur au moment des fêtes loin de mes proches dans un pays où les fêtes de fin d’année ne représentent pas grand-chose à part des soldes mais tout s’est tout de même très bien passé entourée des autres copains étrangers restés sur place.

 

La solidarité entre étrangers est énorme. Beaucoup de gens m’ont aidé moralement et matériellement. Une femme expat célibataire qui me connaissait depuis à peine deux semaines m’a hébergée pendant trois mois le temps que ma situation professionnelle se stabilise et que ma recherche de logement aboutisse (recherche tout en chinois et en direct avec les agences immobilières ! J’ai trouvé mon bonheur après 17 visites). Une famille a gardé mes affaires dans leur garage pendant tout aussi longtemps. Une autre m’a prêté leurs malles... J’ai été très touchée par autant de gentillesse, et je n’aurais jamais pu penser auparavant trouver autant d’aide spontanée en étant à l’étranger. Je ne peux qu’adresser un grand merci face à cette solidarité.

 

 

Le meilleur est à venir !

Me voila donc installée en Chine, devenue célibataire et heureuse de mon parcours. Je vis à l’étranger et pourtant je me sens chez moi. Sans adopter toutes les valeurs de ce pays (les infidélités après le mariage ne sont pas ouvertement tolérées mais souvent présentes, beaucoup de choses ont rapport à l’argent...), je prends le meilleur de ce que je vis. Nouveau boulot, nouveaux amis, simples discussions avec les inconnus, nouveaux lieux. Je vais rester encore bien deux ans ici pour assurer mon expérience professionnelle.

Je suis encore en train de chercher l’équilibre parfait entre mon temps personnel et mon job mais cela me prendra sans doute quelques mois, en attendant je ne m’ennuie jamais ! Tout n’est pas rose, et l’éloignement avec ma famille peut être quelques fois pesant : j’ai l’impression de passer à côté de beaucoup d’événements. Et j’ai un choc à chaque fois que je revois mes proches. Mais ils me soutiennent dans mon choix. Je me sens moins naïve aujourd’hui, parfois un peu amère mais tellement plus indépendante (alors que j’avais tendance à me reposer sur mon conjoint auparavant). 

J’ai vécu la situation de femme expat qui a suivi son conjoint, je vis maintenant celle de femme expat seule. Je fais face à d’autres problématiques mais je suis bien consciente de la chance de n’avoir à me soucier que de moi-même.

J’avais pensé que ma première expatriation m’aurait facilité celle à Wuhan mais loin de là. Je n’aurais jamais pu penser il y a deux ans qu’autant de bouleversements allaient m’arriver.

Je ne veux pas effrayer ceux qui veulent venir en Chine, bien au contraire ! C’est un pays surprenant où de prime abord rien n’est facile mais où à force de persévérance tout semble possible.

Bienvenus aux nouveaux arrivants ! 😀

 

Kim-Minh

 

 

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