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Expériences à l'étranger Malaisie

Josiane, banquière devenue curatrice d’art entre Séoul et Kuala Lumpur


Josiane Reggane est une curatrice spécialisée dans l'art contemporain. Après avoir passé 12 mois à Séoul, son désir de rester en Asie l’a amenée à Kuala Lumpur il y a un an et demi de cela. 

Voilà six ans que Josiane s’est reconvertie, après un parcours professionnel dans l'univers bancaire. Elle commence tout d’abord à travailler sur des expositions avec son mari qui, en parallèle d’une carrière dans le pétrole, est artiste-photographe et multimédias  “Je l'ai aidé dans ses expositions de photos et de mix-médias. C'est quelque chose qui m'intéresse. J'ai toujours été passionnée par l'art“ explique Josiane. L'occasion de revenir avec elle sur son rôle dans le monde artistique, son parcours et ses projets à venir.

D'où vous est venue l'envie de faire ce métier ? 

Josiane Reggane : En 2008, alors que je travaillais toujours dans la banque, j'ai eu l'opportunité de partir à Dubaï, et mon mari m'a suivie. Sur place, nous nous sommes rendu compte que le marché de l'art était embryonnaire. Il s’agissait d’un marché au sens strict du terme: acheter et vendre. Il y avait beaucoup d'endroits dans lesquels il était possible d'exposer, mais pas d'infrastructures, pas de curateurs, pas de critiques, et pas de musées. Je me suis donc totalement impliquée dans la création et la conceptualisation de ses expositions en prenant en charge tous les aspects normalement gérés par la galerie et le curateur. C’est ainsi que j’ai réalisé que j’y prenais beaucoup de plaisir, même si ça n'a pas été toujours facile.

J'ai par la suite mis un terme à ma carrière dans la banque, je suis retournée sur les bancs de l'école, et j'ai suivi un master en marché international de l'art à Paris. J'ai eu la chance en parallèle de rencontrer à Dubaï des artistes Saoudiennes qui avaient pour projet de créer une galerie d’art contemporain. Nous nous sommes tout de suite très bien entendues, car nous avions le même objectif. En fait, ce qui m'intéressait, c'était la promotion d'artistes émergents, locaux et internationaux. Quand nous nous sommes lancées dans le projet, tout s'est bien passé, car les deux jeunes femmes avaient une bonne connaissance du marché local, et des connexions avec les artistes locaux. De mon côté, j'avais une solide connaissance de l’art et du métier de curateur, de l'organisation d'une exposition, et aussi du business. Nous avons ainsi réussi à monter un projet viable. Quelques mois après l'ouverture de la galerie, mon mari a eu une opportunité de travail à Séoul. Nous avons saisi cette opportunité pour découvrir l’Asie. Séoul est un endroit vraiment extraordinaire pour l'art. Mais je n'ai pas abandonné la galerie à Dubaï pour autant, j'ai continué à travailler sur les projets que j'avais initiés.

Etes-vous vous-même une artiste ? 

C'est une question qui fait polémique aujourd'hui dans le milieu de l'art. Je ne suis pas artiste tel qu'on l'entend dans le sens classique : je ne peins pas, et je fais de la photo comme tout le monde, avec mon smartphone ! Le métier de curateur peut être considéré comme de la gestion de projet, avec des tâches administratives. Néanmoins, lorsque l’on est indépendant ou que l’on travaille avec des galeries, il y a un côté dans la profession de curateur qui est très créatif. En tant que curateur on crée un projet. L'exposition devient alors une œuvre en soi, de son auteur. Est-ce que c'est de l'art ? Est-ce que c'est assimilé à de l'art ? C'est un grand débat. En tout cas, il y a une part de créativité, c'est sûr.

 

Lire la suite du portrait de Josiane sur le site de notre partenaire : LePetitJournal.com de Kuala Lumpur, Malaisie

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