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Les transports Malaisie

Se déplacer en taxi à Kuala Lumpur


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A Kuala Lumpur, la première chose qui frappe, c’est la circulation. Les cyclos sont rois comme dans beaucoup de pays d’Asie. La moindre mob permet de transporter une famille, papa, maman, l’aîné sur le guidon, le petit dernier coincé entre papa et maman et les 2 autres derrière maman avec les sacs de courses, le tout sans casque sinon, ce n’est pas drôle !

Alors d’accord, on roule à l’envers...euh pardon, à gauche, mais à l’envers aussi : car le contre-sens est tout à fait tolérable, même sur l’autoroute, les feux tricolores sont souvent plus décoratifs que pratiques, et on passe plus souvent quand la voie est libre que quand le feu est vert. On démarre au rouge aussi, en fait quand on veut. Les routes sont un gigantesque cafouillage de sens interdits pas interdits, de ponts et de tunnels, de demi-tours en plein milieu car personne n’a pensé que la rue, là, à droite, ben on ne pouvait pas y accéder en fait, d’arrêts pipi, de dépose-minute, de double et triple file, bref, j’en passe. Au départ, il vaut mieux prendre le taxi, qui est au final un moyen de transport en commun courant vu la rareté des bus, aux horaires approximatifs et souvent bondés. La course ne coûte pratiquement rien et les chauffeurs sont des sources d’informations intarissables, mais aussi sources d’anecdotes très pittoresques.

Mode d’emploi : d’abord, il faut trouver un taxi.

2 options : 1° vous téléphonez à une centrale et un taxi vient vous chercher 2° vous attendez dans la rue. Vous êtes dans la rue, 2 autres options : 1° vous êtes à proximité d’un arrêt de taxi, vous n’avez plus qu’à faire la queue (trouver le bon sens d’abord) et attendre votre taxi en faisant de grands gestes dès que c’est votre tour. Attention quand même, pas mal de gens ne respectent pas la file d’attente (les chinois particulièrement), n’hésitez pas à le faire remarquer bien fort si on tente de vous piquez votre taxi 2° vous êtes dans la rue, faites de grands signes à chaque taxi qui passe, même en sens inverse, et patientez tranquillement. Au bout d’un moment vous serez sûrement rejoint par d’autres personnes qui cherchent aussi un taxi.

Vous avez un taxi, le plus dur commence :
D’abord mettez vous d’accord sur la destination, assurez vous que le taxi sait où il va si vous ne connaissez pas. Ils sont souvent très sympas et acceptent de vous prendre et de vous emmener où vous voulez mais parfois ils ne savent pas où ils vont. Demander leur bien et précisez que VOUS ne savez pas. Je n’ai jamais rencontré un taxi qui en profitait pour me rallonger le trajet, ils sont honnêtes. Ensuite, mettez vous d’accord sur le prix. Parfois pas besoin, vous montez et ils enclenchent le compteur (‘meter’ : 3 RM dès le départ). Parfois non. Soit ils vous disent dès le début leur prix, soit vous avez une surprise à la fin. Sachez que les prix grimpent : vers 17h, c’est l’heure du roulement (ils sont 2 par taxi, un de jour et un de nuit) et le début des bouchons et du coup il y a moins de taxis libres, le vendredi de 12 à 14h, c’est l’heure de la prière à la mosquée et il y a très peu de taxis dispos, le soir (normal mais pas légal dès 20h, par contre tarif double après minuit c’est légal), si vous êtes à Kuala Lumpur CC (centre ville) et que vous allez en périphérie, ils doublent le montant de la course pour pouvoir revenir dans le centre), quand il pleut (alors là, c’est exponentiel). Si vous êtes en centre ville un soir et qu’il pleut, vous allez batailler sec ! Car il faut discuter les prix : le plus simple c’est de demander : « meter + 5 extra » (comprenez la course au prix normal et 5RM en plus pour le monsieur), ou si vous connaissez le prix de la course donnez le lui carrément, il verra que vous connaissez les prix et vous arnaquera moins.

Les anecdotes sur les taxis cracra sont légions aussi : est ce que je parle du chauffeur ou du véhicule ? Et bien des 2. Parfois même ils vont ensembles.

Par exemple, j’ai eu des taxis (voitures) :
-dont la portière ne s’ouvre pas de l’intérieur ou de l’extérieur (assez courant)
-dont les fenêtres ne s’ouvrent pas (pas de manettes)
-dont les fenêtres ne se ferment pas (plus rares)
-où il n’y a pas de ceintures
-avec mouches, moustiques, araignées, fourmis, cafards (une fois, avec des cafards, j’avoue je suis sortie dès que possible)
-avec les ressorts qui vous rentrent dans le dos/les fesses
-avec la musique à fond (très courant)
Parfois j’ai eu des taxis (chauffeurs) :
-qui rotent
-qui pètent
-qui se curent le nez
-qui crachent (par la fenêtre, ouf)
-qui s’éclatent les boutons
Et comme j’ai beaucoup de chance, j’ai eu un chauffeur qui pète dans un véhicule dont les fenêtres ne s’ouvraient pas...

Mais du coup, quand vous saurez conduire en Malaisie, ça passera tout seul ailleurs. Nos amis applaudissent à chaque créneau, car avec cinq heures de conduite en tout et pour tout, ils n’ont pas le temps de maîtriser ce genre de subtilités qui ne sert à rien d’ailleurs, les trottoirs, ce n’est pas pour les piétons ! Le plus beau c’est que les accidents sont extrêmement rares, les conducteurs étant tous bien plus calmes que nous autres, et s’il y a un petit accrochage suite à une queue de poisson ou parce qu’on vous a déboulé devant en vrac, ce n’est pas grave, on s’arrête, on fume une clope et on discute...en plein milieu oui, pourquoi ? C’est pas grave, lâaaa.

 

par Elisabeth Blanc

son blog : Aventures-Malaisie

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