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Claire, entrepreneuse à Singapour


ClaireK_SGPPlusieurs années d'expatriation sur 4 continents différents ont donné des ailes à Claire et forgé son tempérament d'entrepreneuse. C'est à Singapour qu'elle a choisi de se poser pour lancer ses activités.

Je m’appelle Claire Koren Yoh. Je suis originaire de France et j’ai 30 ans, et j’ai vécu dans 4 continents différents. D’abord à Taiwan pendant un an pour retrouver mes origines et apprendre le mandarin, puis j’ai travaillé à Barcelone (6 mois) et à Cape Town (5 ans).
Après être repartie en France pour la naissance de ma fille et avec dans l’idée de monter mon entreprise, je me suis vite retrouvée à vouloir m’envoler vers de nouveaux horizons. Je suis à Singapour depuis 2 ans dans ma quête de découvrir une fois de plus des cultures différentes et de démarrer cette entreprise. Déterminée à réaliser mes rêves d'entreprenariat, je possède maintenant deux entreprises en ligne dont une entreprise locale à Singapour: Top Chef Hire. Je suis en train de monter ma troisième, suite à mes expériences professionnelles en Asie du Sud Est.

Le choix de Singapour : démarrage

Mon mari et moi avions choisi Singapour pour des raisons purement professionnelles. En un mot: les taxes. En effet, c’est le paradis Suisse ici. A ce jour, il devient plus difficile d’entrer sur le marché Singapourien, du moins à notre niveau. Notre tactique était la suivante: mon mari trouve du travail pour avoir une entrée dans le pays et une sécurité financière ; et je profite de ce temps-là pour ouvrir notre société. Nous avons fait appel à la Chambre de Commerce Française de Singapour (FCCS), mais il y a bien d’autres organisations qui proposent les mêmes prestations. A part quelques documents à remplir, ce sont bien eux qui s’occupent de tout. Nous devions apporter un capital de $50 000. Une fois soumis aux autorités en charge, cela a pris quelques semaines pour l’incorporation. Comme nous sommes étrangers, la FFCS a élu un avocat qui sert de directeur dans notre entreprise ; et une fois la société légalisée, ce directeur démissionne. Mon mari et moi même sommes donc les directeurs de notre Private Limited (SARL). Je n’ai pas trouvé l’attente longue, ni la procédure compliquée. Il faut juste prendre le temps de bien fournir tous les documents. Par contre, ouvrir son entreprise et refaire nos visas  ont eut un certain coût, mais cela vaut la peine surle long term. Si nous avions voulu le faire plus rapidement et pour quelques dollars, nous aurions pu chercher un partenaire local, mais cela n’entrait pas dans notre vision… de plus nous ne connaissions personne !

Notre business

Le Kore Pte Ltd, incorporée à Singapour en Novembre 2011, est une société qui chapeaute plusieurs petites boîtes. Nous nous disons « Design and marketing consultancy » pour élargir nos capacités. Je m’occupe de deux sites internet que nous avons mis en place nous même :

Baby Included  International
Nous avons eu l’idée en France en 2010. Nous proposons aux jeunes parents voyageurs logement en appartement, location de matériels bébé et des baby-sitters dans les villes majeures. Vous y trouvez Paris, Londres et très vite Cape Town/NYC. En ce moment, elle est en pause pour phase de restructuration.

Top Chef Hire  Local
Nous proposons les services de chefs personnels/privés à une clientèle haut de gamme pour des déjeuners/dîners à la maison, ainsi que des cours de cuisines aussi à la maison ; et nous offrons les mêmes services pour le monde de l’entreprise. Cette société m’a permis de connaître des Chefs Singapouriens et de travailler avec une clientèle locale (d’expats aussi). Aujourd’hui, nous offrons également les options suivantes : location de vaisselle Guy Degrenne, accord mets-vins (venus d’Europe), décoration florale. Nous avons démarré en tant que Marketer en ligne et nous sommes maintenant devenus une petite entreprise d’événementiel.

Nous avons encore plusieurs projets à venir, notamment celui de mon mari Le Kore visuals (www.lekore.com), et l’établissement d’un studio pour faire du marketing en 3D visuals/vidéo/plaquettes/models pour les architectes et promoteurs.

Si nous touchons à beaucoup de domaines, c’est que nous aimons nous diversifier dans nos activités et nos approches du monde de l’entreprenariat. Je fais partie de trois groupes/associations d’entrepreneurs. Un est pour les expatriés et les autres pour les locaux. C’est très intéressant d’être dans les deux mondes, car les gens ne font pas les affaires de la même façon.

Les choses bougent très vite ici et les opportunités sont partout. Il suffit de les saisir.

Mon nouveau projet est d’aider les entrepreneuses de start-up sur leur visibilité dans les médias (site d’info et e-books) avec à la clé du consulting en Relations Publiques et en élaboration de start-up (www.claireyoh.com).

Côté vie perso et familiale

Mon mari et moi travaillons tous deux de la maison depuis 6 mois et plus ou moins sur les mêmes projets. Nous sommes très complémentaires et pour l’instant on n’en souffre pas.

J’essaie toutefois de ménager du temps pour ma fille l’après midi, comme elle n’est à l’école que le matin. Du coup nous travaillons souvent le soir. Mais j’ai quand même beaucoup de mal à être à 100% avec elle, je suis toujours derrière l’ordinateur et j’essaie de lui faire faire des activités à coté de moi. Je culpabilise dans la mesure où je ne la sors pas beaucoup, sauf autour de notre condo. J’avoue que la chaleur et l’humidité quotidienne ne me poussent pas à être constamment dehors ! Les week-ends, entre emails et dates butoires, nous sortons en famille. Des choses relativement simples, car être entrepreneurs est « challenging » au niveau financier. Cela ne me pose pas un problème car je pense beaucoup au futur et je me dis que là nous travaillons pour ça.

Ce que l’expatriation m’apporte

Depuis l’âge de 18 ans, vivre à l’étranger est devenue ma raison d’exister. J’aime vivre en dehors de mon pays d’origine car je sais que je pourrai toujours y revenir (en vacances ou un jour). Mes parents y sont toujours ainsi que toute ma famille. Cela me donne des ailes et des opportunités de voyage.

A l’étranger, je m’épanouis. Mais j’ai aussi besoin de mon air frais du Pays Basque pour repartir vers de nouveaux horizons.

Je suis amoureuse de la langue anglaise et parler des langues étrangères est très vivifiant car on s’ouvre au monde. Sans l’anglais, je ne serai pas l’entrepreneuse que je suis aujourd’hui. Je n’arrête pas mon éducation, au contraire je suis beaucoup d’américains, ils m’inspirent.

Je ne me sens pas expatriée dans l’âme, juste aventurière. J’apprends beaucoup sur moi-même et sur ce que je vaux. Je suis même plus à l’aise en anglais !

Si je pouvais, je changerai de pays tous les 5 ans…

Claire, à Singapour
Hiver 2013

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