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Asie pacifique Vietnam

Vivre à Ho Chi Minh au Vietnam – 2012


Vietnam_Hochiminh2La baie d’Along, ses sampans, ses rizières, le Vietnam et ses habitants vu par Marguerite Duras, tu oublieras. Saïgon est devenu Ho Chi Minh City (HCMC tu diras pour être dans la movida !) et mille millions de motos, agitation frénétique, business et gentillesse tu verras. Good morning Vietnam tu diras !

A comme Arrivée à l’aéroport : cf infra pour les taxis. Bien entendu, avec les 6 heures de décalage par rapport à Paris, compter 2-3 jours de pâté mental.

comme Brouzouf (Wikipédia : unité monétaire indéfinie). Le brouzouf local, Dong ou VND en abrégé, est caractérisé par son nombre de zéros. On n’en est pas au dollar zimbabwéen mais quand même. Se rentrer dans le crâne, dès le premier jour, le taux Dollar/VND, puis s’entraîner aux conversions. Avoir toujours quelques bons vieux doll US sur soi, ça peut servir. Euro sans intérêt.

C comme Centre Culturel Français : (IDECAF, plus exactement : www.idecaf.gov.vn). Prendre sa carte d’adhérent : il est top et il y a tout ce qu’on veut comme livres d’enfants et d’adultes. Se trouve au centre ville.

... comme Conduite : la terreur qu’inspire, au nouveau venu européen, la circulation à Saïgon disparaît quand ses petits neurones ont intégré les spécificités de la conduite en ville. Et en particulier... - vitesses relatives très faibles des véhicules, qui circulent à des vitesses pratiquement identiques. Corolaire : rouler à 50 km/h quand tout le monde est à 30 km/h est tout à fait risqué : personne ne peut imaginer que vous allez arriver aussi vite. - en deux roues : toujours rouler sur la partie droite de la voie de droite. - priorité « morale » du deux-roues sur la voiture, - caractère très relatif des obligations de base du code de la route. Exemples : 1) à tout moment peut surgir un deux-roues circulant en sens inverse et sur votre voie, 2) trois catégories de feux : rouge, vraiment-rouge, et rouge-du-retardataire, qui mérite compassion et pardon. - Très faible capacité manœuvrière des deux roues, surtout quand ils sont chargés comme des mules. En tenir compte dans l’évaluation de leurs distances de freinage et des trajectoires à adopter. Ce travail d’adaptation effectué, conduire un deux-roues à Saïgon devient plus facile qu’à Paris. Incroyable. Nota - Voiture : s’abstenir de conduire sur route sur des trajets un peu longs. Vraiment beaucoup de stress.

... et comme Courrier : met une dizaine de jours pour arriver de France. Les enveloppes en kraft un peu épaisses sont systématiquement ouvertes. On peut recevoir les recommandés internationaux.

D comme Douanes. Moyennant une propina mineure, dont la transmission aux ayants-droits ( ?) est prise en charge par le déménageur, tout se passe à merveille à l’arrivée. On n’ouvre même pas le container, c’est vous dire !

E comme Evêque. C’est LE contre-pouvoir au chef du Parti. Inutile de dire à quel point l’un se méfie de l’autre ! Si l’on ajoute à cela deux cent ans de « sabre et de goupillon ».... !!! Par contre, les 7% de cathos ne sont pas du tout gênés par le pouvoir dit « communiste » dans leur pratique religieuse, et les efforts d’auto-victimisation du clergé local sont peut-être bien une réponse aux tentatives d’appropriation de certains biens fonciers de l’Eglise par le gouvernement (cf manifs récentes à Hanoï).

F comme Femmes. Messieurs les expats, attention ! Ici, vous êtes tous « beaux comme Crésus ».

G comme Gros sous. On y revient car c’est, avec la famille, et comme dans beaucoup de pays d’Asie, LE centre du référentiel. L’intégrer dans son comportement. Connaître le cours des salaires du cuisinier et de la maid, le montant du bonus de fin d’année (au moment de la fête du Têt), etc... Et quand on donne l’argent, tendre les deux mains simultanément vers le récipiendaire, tout en se courbant très légèrement et en souriant. Sans oublier la règle d’or : « trop donner pourrit la relation, pas assez y met fin sans préavis ». Ne pas hésiter à gratifier, ponctuellement, la bonne prestation, et à faire remarquer (en souriant bien sûr !)(cf infra)la médiocre. La relation d’argent doit, pour satisfaire les gens qui travaillent pour nous, être (juste + ferme + généreuse). Féodale, quoi.

H comme Ho Chi Minh Ville, appellation officielle (mais Saïgon reste employé par les Vietnamiens du Sud, qui disent même, en douce, que Saïgon redeviendra un jour le nom officiel de la ville).

I comme IVG. Allez, un peu de socio à deux balles. L’IVG est ici phénomène majeur de société. La limitation des naissances demeure une priorité du gouvernement, qui le fait savoir. Résultat : avec un taux de fécondité de seulement 1,91 enfants par femme, la population (86 millions !) n’augmente que de 1% l’an. Le nombre d’avortements est ici un des plus élevés au monde. Nota : le phénomène est indissociable de l’« avortement sélectif » qui fait que le Vietnam arrive en deuxième place derrière la Chine en ce qui concerne le déséquilibre des sexes. Le ratio garçons/filles défavorable aux filles s’explique par : - la tradition culturelle de préférence pour le sexe mâle, - l’apparition de technologies sophistiquées facilitant l’avortement sélectif. Ce ratio était en 2006 : - dans le monde : 105 garçons pour 100 filles - au Vietnam : 110 garçons pour 100 filles dans les grandes villes et 120,5 garçons pour 100 filles dans les campagnes. Raisons de cette préférence pour les garçons : - perpétuation du nom familial, - meilleure capacité des garçons, dont c’est une des fonctions traditionnelles, à aider leurs géniteurs. Résultat : des femmes vont jusqu’à passer vingt échographies pour s’assurer que leur enfant sera un garçon, avant, le cas échéant, d’avorter. Le gouvernement n’a jusqu’à maintenant pris aucune mesure pour enrayer la tendance.

J comme Journaux. De charmantes petites vendeuses de trottoir fournissent, en centre ville, pour quelques milliers de Dongs les quotidiens et hebdos français, « tombés du camion »... Ou plutôt de l’Airbus (« exemplaire offert/vente interdite » !).

K comme Koka Kola : cf infra (Santé).

comme Langue. Sauf talent particulier et durée de séjour de l’ordre de cinq ans, ne pas faire le malin en se lançant dans l’apprentissage méthodique de cette langue tonale dont les fréquences laissent froids nos tympans français. Lui préférer un apprentissage de cinquante mots isolés, dont l’utilisation fait toujours grand plaisir au local. Important : en taxi, pour ne pas se retrouver à Pétaouchnok, montrer l’adresse de destination écrite sur un papier. Sinon : gross dégonvenue botenzielle.

... comme Logement. Comme dans tous les grands centres urbains, mais peut être plus encore ici, les trois paramètres à prendre en compte sont : moyen de transport retenu, distance domicile-bureau, et distance domicile-école. Deux exemples de « panachés » à Saïgon pour ceux qui ont des enfants dans le primaire : - An Phu / Ecole Antonia : deux roues - Centre ville / Ecole Colette : voiture de fonction et chauffeur. Les loyers sont à la baisse depuis la crise, mais encore élevés. En août dernier, on voyait des 4.000 à 5.000 dollars/mois pour des villas de golden boys avec piscine, dans des « compounds » anglo-saxons ; mais on trouvait aussi, avec un peu de chance, du 2.500 dollars/mois pour une petite villa pimpante dans un quartier cool. Appartement - maison : il existe une offre importante de « service appartments » de qualité, pour ceux qui optent pour le centre-ville, se déplacent beaucoup hors du pays, et/ou sont expatriés sans famille. Ne pas négliger dans ce cas les effets collatéraux sur la durée : ennui, oppression, ... à la longue, on apprécie et on a besoin, plus qu’ailleurs, d’une sieste sur un carré de pelouse.

- M comme Meubles. Il y a beaucoup de choses et pour pas cher, et s’il n’y a pas, arrivez avec le catalogue d’ "AKEI" et dites à votre ébéniste : je veux ça ! Il le fait plutôt bien, en quatre jours, et pour moitié prix.

... et comme Moyens de locomotion. Le deux-roues s’impose comme LA solution pour ceux qui l’ont - même un peu seulement - pratiqué auparavant. Remarques : - location versus achat : le marché étant ce qu’il est, un achat de deux-roues est amorti en six mois environ : le préférer à la location. On peut faire acheter le véhicule et le mettre au nom de son employeur local. - transformer son permis français en permis local : c’est maintenant possible, rapide et pas cher. - assurance : préférer un courtier français implanté localement (Ex. : Gras Savoye) pour bien comprendre ce que l’on achète comme couverture.

N comme Nymphéacées. Le lotus nymphéacée est LA plante aquatique qui suscite admiration et ferveur des Vietnamiens. Synonyme de pureté, beauté et sérénité, il se distingue des autres plantes aquatiques par la grâce de sa fleur et la richesse des traditions qui lui sont associées. On le trouve partout au Vietnam : mares, étangs, jardins publics, rivières ; et dans les pagodes et les temples où il a pour mission de calmer les ardeurs des moines. Il se développe facilement et contribue à l’épanouissement de la vie aquatique en épurant les eaux sales, ce qui fait de lui le symbole de l’homme de qualité confucéen.

O comme Ordinateurs, TV, photos, ipods et autres chaînes Hi Fi. Tout pour moins cher. On peut ne pas amener et acheter ici.

P comme Police. On connait des Européens qui ne s’arrêtent pas toujours quand un policier les siffle.... (certains vietnamiens peuvent aller plus loin dans l’insubordination espiègle en ajoutant le bras d’honneur au délit de fuite). Pour les moins téméraires, deux conseils : - avoir en poche un billet de 50.000 VND, ça peut aider. Négocier ferme. - une approche alternative donne de bons résultats, quand on a le temps : « Parlez-moi en français, je ne comprends rien à ce que vous me dites ». Répéter jusqu’à fatigue du galonné, qui laisse filer, écœuré.

Q comme Qualipettes : cf infra (Santé, §10)

R comme Riz, bien sûr ! Le Viet Nam est un pionnier de la riziculture, excédentaire depuis l’aménagement du vaste Delta du Mékong, il y a près de 300 ans. Et les Vietnamiens se situent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. A toutes les sauces.

S comme Santé. L’excellent docteur François-Xavier Landrin, médecin chef du Centre Médical International de Saïgon (www.cmi-vietnam.com), résume  élégamment  les "dix commandements" sanitaires élémentaires de l’expat au Vietnam : 1. En arrivant au Vietnam, assuré tu seras. 2. Un numéro médical d’urgence enregistré dans ton téléphone portable tu auras. 3. Des moustiques tu te méfieras. 3 bis. Des animaux agressifs en tous genres, d’une manière générale tu te méfieras. 4. Vacciné par les mêmes vaccins qu’en France tu seras (diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, haemophylus, rougeole, oreillon, rubéole -soit le ROR - et hépatite B). 5. Des petites pharmacies locales tu n’abuseras pas. 6. Les parasites intestinaux tu n’hébergeras pas. 7. Les petits restaurants sur le trottoir tu contourneras. 8. La qualité de ton eau de boisson, tu contrôleras. 9. Des coups de soleil tu te protègeras. 10. Ces dernières lapalissades, tu n’oublieras pas : - se laver régulièrement les mains - se méfier des galipettes extra-conjugales, protégées ou non protégées. - la connaissance des gestes d’urgence peut être TRES utile. Ne pas hésiter à suivre une formation. - contrairement à certaines idées reçues, l’alcool n’hydrate pas mais déshydrate. Ce qui peut majorer bien des problèmes. - le Koca-Kola est un excellent réhydratant. - etc... (pour plus de détails sur chacun de ces § Santé, cf le n° 71 de l’"Echo des Rizières", revue de l’Amicale des Francophones au Vietnam).

... comme Scolarité. Pour le PRIMAIRE, le choix est... - soit l’Ecole Colette, avec programmes et corps professoral de l’Education Nationale Française (www.efcvietnam.com.vn) - soit l’Ecole Antonia, privée (www.ecole-antonia.com). - sinon quelques écoles anglophones, beaucoup plus chères. Dans les deux premiers cas, aucun problème particulier d’adaptation pour les enfants venant de France ; en tous cas pas plus que si on déménageait de Montluçon à Colmar. _ Forte proportion d’enfants franco-vietnamiens, parfaitement francophones pour la plupart. Nota 1 : Une nouvelle école primaire publique devrait ouvrir (rentrée 2009-2010 ?) et remplacer l’Ecole Colette. Localisation très excentrée. Nota 2 : Le choix Colette/Antonia est une tarte à la crème des discussions d’expats francophones de Saïgon. On se gardera de prendre parti. On fera simplement remarquer que le choix des activités (danse, poterie, judo, etc...) est plus grand à Antonia, où l’on commence à apprendre l’anglais en CM1. Le discriminant sera souvent en fin de compte la durée du trajet... Pour le SECONDAIRE, quatre choix sont possibles... - l’Ecole Colette, qui fait aussi le secondaire, - le CNED, - les écoles Internationales anglophones : fort chères. Et avec l’inconvénient que l’on peut hypothéquer les chances de réussite de l’enfant dans un cursus supérieur français. Mais pourquoi pas (ça peut même être pour certains un objectif en soi...) - la pension en France. Allez ouste !

... comme Sourire. C’est LE code utilisé ici quand la situation devient gênante, voire potentiellement conflictuelle. Ne pas croire que l’autre se fout de vous, et utiliser la même arme. Objectif : que personne ne perde la face (en se mettant en colère par exemple).

... et comme Sport. Tennis, piscines dans les compounds (même si on n’y réside pas) moyennant cotisation. Pas vraiment cher le membership : c’est pas le golfe de St Cloud ou le Tir au Pigeon.

T comme Taxis. Le taxi est un très bon arbitrage coût/temps de transport. Favoriser - voir exiger à l’aéroport -  les Compagnies de taxis VinaSun ou Mailhin, en particulier quand on arrive à l’aéroport avec armes ( ?) et bagages : la différence de vitesse de rotation des compteurs avec d’autres compagnies est impressionnante. Par ailleurs, on peut louer pour pas trop cher, des voitures avec chauffeur pour aller passer son week-end au bord de la mer. Ne pas hésiter.

U comme Unanime. Hé oui ! Unanimité, parti unique, démocratie : ça existe encore. C’est au Vietnam. J’en vois qui rient, au fond !

V comme Vols. La plupart des expatriés qui résident en villa ont un gardien. Ce qui semble inéluctable ne l’est peut-être pas autant qu’on l’entend dans les coquetèles. Un gardien part-time quand la maison est vide pendant quelques jours peut être une alternative très acceptable. _ Et comme sur beaucoup de sujets (loyer, voiture, ...), la décision finale dépendra des allowances de l’employeur.... Nota : il est clair que la solution du compound gardienné est sous cet angle la meilleure... Mais il faut accepter de vivre dans un « guettos de riches ». ... et - bien sûr - V comme Vietnamiens : ils sont bons enfants, gais, faciles, et travailleurs. Les "chtis" de l’Asie, quoi.

W comme Week end. Le gisement est riche, et y’en a pour toutes les bourses, qu’on vous dit. En 4 heures de bagnole, on est à Phnom Penh, superbe et dépaysant, ou à Mui Neh, kite surf à gogo. ... et le Delta du Me Kong, et le Cap St Jacques en hydroglisseur, et Dalat, et les avions très low cost pour Hanoï et la Baie d’Along. Et Hué....J’arrête je me fais du mal...

X comme Christ. Alors pour les cathos, le bonheur, c’est la paroisse francophone : accueil, simplicité, chaleuritude... c’est royal. On y voit passer les jeunes en mission pour les « Missions Etrangères de Paris » ou les « Enfants du Mékong », les bizuths-expats sont tuyautés par les vénérables anciens, et on se fait une bouffe ensemble impromptu. Brassage social de bon aloi.

Z comme... « z’avez qu’à venir, vous verrez : c’est trop top ! ».

Signé : Grastriple ông

 

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