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MATERNITE AUX USA : témoignages


Elles en ont entendu des vertes et des pas mûres au sujet de la médecine made in US. Pas démontées pour autant, ces femmes expats ont tenté l’aventure.

Bien leur en a pris, car si le suivi de grossesse est différent de celui effectué en France, toutes ont apprécié l’expérience et ont accueilli un (ou une) petit(e) américain(e), neuf mois plus tard, dans les meilleures conditions.

Do you speak english ?

Vous débarquez à l’aéroport de Los Angeles avec, d’un côté, l’homme de votre vie (muté en Californie par GoUSA et Cie), de l’autre, Lapin, votre fils de 3 ans, et devant, votre gros bidon de 6 mois de grossesse... Les copines vous l’ont toutes dit : "Ca ne te fait pas peur d’accoucher aux USA ? Avec toutes les histoires que l’on entend..." Ben quoi, les USA, ce n’est quand même pas la planète Mars ! Une autre planète, certes, mais pas des plus inhospitalières. On faisait la fiérote, mais il faut reconnaître qu’au premier rendez-vous gynéco, on s’est sentie trembler. "Le truc qui m’embêtait le plus, c’était de ne pas parler correctement l’anglais, avoue Sandrine, 3 enfants, dont 2 nés à Chicago, j’allais découvrir quelque-chose de complètement nouveau, dans une langue différente. J’avais peur des erreurs de traduction et du manque de spontanéité." Eh oui, à l’école, ils n’avaient pas pensé que l’anglais médical pourrait un jour nous servir. Quelques livres pour futures mamans ("What to expect when you are expecting", le Pernoud local) et deux ou trois émissions spécialisées plus tard, et nous voilà fin prête à rencontrer l’OB (nom de code pour l’extra-terrestre chargé de surveiller la grossesse sur la planète US). Apres avoir déficelé les embrouillaminis des assurances américaines (la dessus, les copines n’avaient pas tort...), nous voici en présence du médecin. Et là, première surprise : il est charmant ! Si on nous avait dit qu’un jour, on se sentirait la femme la plus sexy du monde, tout en étant ventripotente, dotée de 20 kg supplémentaires et soufflant comme un boeuf, on se serait sûrement étouffée de rire. Mais voilà, notre gynéco ricain, il est beau, il nous considère et il ne nous gronde même pas pour nos kilos en trop. Un vrai Dr T (souvenez-vous, Richard Gere...)

La cliente est reine

Au pays du dollar, la patiente est une cliente. C’est vrai que, quand on se débat dans des problèmes d’assurance, ça peut paraître casse-pied, mais quand on est une femme enceinte, torturée par ses hormones, on adore être accueillie avec le sourire. "En France, je rencontrais le gynéco dans une salle jaunâtre, froide, avec un bureau en ferraille, des chaises peu confortables, entourée par des gens qui parlaient de moi en m’ignorant » se souvient Sandrine, de Chicago, « ici, tu n’es pas un numéro, mais une cliente, donc ils font attention à tout, le confort des offices, l’accueil, le personnel attentif."

Isabelle, qui a accouché il y a 18 mois à San Diego, raconte : "J’ai vraiment apprécié le personnel durant l’accouchement, la sage-femme qui reste la même, tout au long de l’accouchement, leur gentillesse et même leur façon d’impliquer et d’encourager la maman dans les moments critiques. Mon meilleur souvenir, c’est le miroir qu’ils placent devant la tête du bébé lors de l’expulsion. Un moment magique !" Cette attention constante, on l’a aussi découverte à la visite de la maternité... un vrai palace ! "Les chambres d’accouchement ressemblent à des chambres d’hôtel, avec salle de bain, parquet, petite lampe de chevet, vrai lit pour le futur papa, s’émerveille Sandrine, mamans de 3 bambins, dont 2 nés dans la banlieue de Los Angeles. Elisabeth, maman de 4 enfants, dont 2 petites américaines, confirme : "J’étais écroulée de rire à la visite de la maternité, quand je suis entrée dans la chambre Hawaii ou dans la chambre style Chippendale ! Enfin, pour un accouchement, ces décors bariolés m’ont paru quand même un peu fatigants !" "C’est sûr qu’ils  peuvent bien "mettre le paquet", vu la durée des séjours dans leurs murs !!! »

Bonjour-Au revoir !

Ah bon ? Vous ne me garderez qu’une seule nuit à la maternité ? Nous voilà ressortie de chez Dr T avec un noeud dans l’estomac. Argument du "professionnel" : quand il y a un problème pour la maman ou le bébé, cela se manifeste dans les 24 heures qui suivent l’accouchement. C’était sensé nous rassurer, ça ? "J’ai beaucoup appréhendé le séjour à l’hôpital, avoue Elisabeth, 2 jours pour une césarienne, ça ne me paraissait pas bien lourd. Mais finalement, j’ai demandé à sortir avant." Bon, haut les coeurs ! De toute façon, on n’a jamais aimé l’ambiance "Hopital South West". "Peut-être que l'on aimerait rester un petit peu plus longtemps que 2 jours, avance encore Sandrine, de Los Angeles, mais finalement, quand l’aîné vous attend, c’est vraiment sympa de se retrouver très vite en famille."

Donc pas d’affolement. D’autant que, au milieu de tous les préjugés entendus sur la médecine made in America, il y en a quand même un qui se confirme : le professionnalisme. "Ici, on soigne les gens et on leur donne des remèdes", indique Hermine, qui doit donner le jour à son 4ème enfant d’ici quelques semaines. Oui, mais nous, on aimerait bien quand même voir Dr T plus longtemps que les 10 minutes par mois réglementaires. C’est que l'on a des questions existentielles à poser, et la nurse, bien qu'elle soit toute charmante, ne peut pas vraiment apaiser nos angoisses. "C’est sûr que, quand on est enceinte aux US, on n’est pas malade, plaisante Florence, maman de 2 enfants, dont une petite californienne, née il y a 18 mois, le suivi est précis, certes, mais beaucoup moins médicalisé qu’en France ! Une seule échographie, c’est un peu frustrant et pas d’examen interne avant le 8ème mois, ce n’est pas désagréable, mais c’est un peu angoissant." "Constater que la tête du bébé est en bas juste en palpant, sans échographie pour confirmer, c’est un peu léger", renchérit Hermine. Et Sandrine, notre maman californienne, de s’inquiéter : "Mais comment savent-ils s’il y a des risques d’accouchement prématuré ?" Réponse des intéressés : "Les problèmes graves survenant durant la grossesse s’accompagnent la plupart du temps de symptômes externes. Un retard de croissance avec de l’hypertension, un risque d’accouchement prématuré avec des contractions, diminution des mouvements si souffrance foetale ..."

Vu comme ça, évidemment, on est déjà un peu plus en confiance...

Aïe Aïe Aïe, ça fait mal ! 

Mais alors, si la grossesse aux USA est moins médicalisée, ça veut dire que... non, non, non, moi je veux ma péridurale ! "Le personnel médical est pointu, en grand nombre, aux petits soins. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir été mieux soulagée pour la douleur, raconte Sandrine, en attendant la péridurale, j’ai eu droit à des médicaments pour soulager les contractions". Ouf ! C’est que l'on est douillette dans la famille ! Malgré tout, aux cours de préparation à la naissance, la sage-femme nous glisse des réflexions sur un accouchement le plus naturel possible. Toutes les autres futures mères (des américaines !) sont prêtes à tenter. Mais qu’est-ce qui ne va pas chez nous ? Finalement, le jour J, Dr NoPain, l’anésthésiste, n’objectera pas un seul instant à nous poser la sonde magique. Et il nous laissera même juger de notre douleur, toute seule comme une grande, et réinjecter du produit quand on en ressentira le besoin. Dr T est là, lui aussi. Il nous laisse entendre que nous sommes parfaite, que tout est "OK", que l’on fait un "good job". Toujours agréable... Surtout après 10 heures passées scotchée sur un lit d’hôpital. Il nous laisse le choix (Qu’est-ce que ce sera pour Madame aujourd’hui : épisiotomie ou pas ?). Bien sûr, le bébé que l’on vient de mettre au monde est le plus joli bébé que cette Terre ait porté et c’est Dr T, lui-même, qui l’a dit !

Vous avez dit : détails ?

Les classes prénatales sont un exemple de "détails" qui peuvent modifier le cours d’un accouchement. "Ces classes m’ont permis de me familiariser en douceur avec le vocabulaire médical", indique Judith, enceinte de son 2ème enfant et qui doit accoucher dans les prochains jours en Arkansas. Mais nous, ce qui nous a vraiment convaincu de la méthode américaine, c’est le VBAC ! Un programme qui permet aux mères qui ont accouché en premier lieu par césarienne, d’envisager une naissance par voie basse pour le second. De quoi faire taire les mauvaises langues qui disent qu’aux USA, le proverbe "césarienne un jour, césarienne toujours" prenait toute sa signification. Vilaines ! D’autres, comme Anne, maman d’une petite américaine de 18 mois, ont apprécié les classes de naissance pour leur enseignement CPR  (brevet de secourisme pour nouveau-né), qui "devrait être effectué par tous les parents d’enfants en bas âge". Et puis, comme les américains pensent particulièrement aux enfants dans toutes les circonstances, les grands frères et soeurs ne sont pas délaissés. "Ces classes permettent à l’enfant de se familiariser avec le bébé, précise Géraldine, enceinte de son 2ème enfant, il amène une poupée pour apprendre à changer une couche, il discute avec les autres enfants et constate qu’il n’est pas le seul dans cette situation, il apprend aussi à connaître les règles de sécurité à respecter autour de bébé."

De même, côté allaitement, les nouvelles mamans sont très soutenues avant et après l’accouchement. "Tout le monde a la possibilité de demander une conseillère en lactation, compétente", se félicite Elisabeth. La somme de ces petits détails fait que, finalement, la grossesse aux Etats-Unis nous a paru, à nous, fort accessible... "I did it !"

Tiens ! On a du retard ce mois-ci... Quelque-chose me dit qu’on va bientôt revoir Dr T !

Nos conseils

-    Se faire recommander un gynéco local par bouche à oreille
-   Vérifier s’il est compatible avec son assurance, bien sûr
-   Suivre les cours de préparation pour se familiariser avec le vocabulaire
-   Suivre les classes pour frères et soeurs : vraiment utiles !
-  "Piquer" les revues "bébé" mises à disposition chez le gynéco pour apprendre le vocabulaire.

 

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