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Blandine : d’une enfance expat aux USA à la vie étudiante à Lisbonne


Partir à l’étranger est une expérience formidable, que ce soit à 7 ou à 19 ans.  Ce qui rend anxieux c’est l’inconnu, la découverte, l’aventure, la nouvelle culture ou encore l’intégration. Impossible de savoir ce qui nous attend, c’est à la fois formidable et stressant.

J’ai eu la chance d’être dans une famille expatriée à l’âge de 7 ans, nous partions pour Washington D.C. A ce jeune âge, je me rappelle encore des questions qui trottaient dans ma tête lorsque l’on m’a annoncé la nouvelle : « Qu’est-ce que c’est que les Etats-Unis ? Nous y allons en train ? En voiture ? Est-ce que l’on parle le français là-bas ? Comment je vais faire pour me faire des nouveaux amis ? ». Mais à 7 ans, pas de panique, je pouvais compter sur l’aide de mes parents, je savais que je n’aurais qu’à me remettre entièrement à eux. C’était donc facile pour moi ! Je n’avais qu’à fermer les yeux, et vivre mon expérience avec eux ! C’est évidemment ce qu’il s’est passé. Je suis partie « les doigts de pieds en éventail » comme on dit, mais tout de même anxieuse et avide de savoir ce qui allait m’arriver dans ce pays inconnu.

DWALLe plus difficile pour moi a été de m’intégrer dans un univers où je ne parlais absolument pas la langue et de m’accommoder à un mode de vie très différent. J’ai passé deux ans dans une école américaine, ce qui a complètement modifié ma manière de penser et de voir les choses. A l’école, le sport et les activités associatives y étaient prédominants, il y avait un très fort esprit de solidarité, et je n’avais jamais ressenti cela auparavant en France. Tout était plus grand comparé à la France: de la bouteille de Coca-Cola du supermarché à l’ambulance américaine qui sifflait dans la rue. Je me rappelle encore lever les yeux aux ciels dans les rues de New-York, je n’étais pas loin de me tordre le cou pour apercevoir les sommets. Des paysages sublimes ont marqué mon esprit. Les Canyons à perte de vue du Colorado, les geysers impressionnants du Yellowstone Park, les Casinos fous de Las Vegas, les marécages de la Louisiane… Au final, j’ai vécu une expatriation formidable et partagée avec toute ma famille. Les images que je garde de Washington sont encore vivantes, j’adore parcourir les albums photos familiaux retraçant ma vie à Washington ainsi que nos voyages à travers les états de l’Ouest.

Lors de ces 3 ans, ce sont mes parents qui ont tout organisé pour nous. Les papiers administratifs, le logement, les écoles, le déménagement, les inscriptions… Pour moi tout était servi sur un plateau d’argent. Je ne me rendais pas compte de toute l’organisation faite en amont.

C’est lors de mon deuxième départ à l’étranger que tout est devenu bien plus compliqué. Je partais seule pour mon Erasmus à Lisbonne, et ce départ n’avait rien à voir avec mon premier vécu. Cette fois-ci, j’étais seule face aux problèmes.

Tout a commencé en première année d’école de commerce : la formulation des choix Erasmus. C’était le début des procédures administratives. Cela se résumait à l’envoi de lettres de motivation et CV. Puis, quelques mois plus tard, enfin les résultats sont tombés. Bonheur ! J’étais acceptée à Lisbonne, mon premier choix, mon rêve ! Et puis l’aventure a débuté fin février.

DWAL2Départ pour Lisbonne, départ pour un semestre entier, départ pour l’inconnu et départ pour un nouveau programme. Très excitant. Mais le stresse me gagne en ce premier jour en tant que Lisboète. Être nouvelle encore une fois, tout recommencer, rencontrer de nouvelles personnes, s’intégrer, avoir ses repaires… Un schéma que je connaissais si bien. C’est donc avec entrain que je commençais ma nouvelle vie à Lisbonne. Un entrain qui s’est vite estompé lorsqu’il a fallu trouver un logement, gérer les papiers administratifs, s’inscrire aux cours, puis changer de cours, et rechanger encore une fois... Un vrai casse-tête chinois. Je me rappelle encore rire devant la scène de la maison des fous dans « Les 12 travaux d’Astérix », mais là je ne riais plus du tout, car je vivais cette scène. Je devais parler français, anglais, et puis portugais, et récupérer des papiers aux quatre coins de l’université. Mais après quelques semaines, tout était rentré dans l’ordre peu à peu, et je pouvais enfin profiter de cette ville pleine de charme et si vivante. Que ce soit ces fameux kiosques où on se sent si bien, ou dans n’importe quel troquet où on déjeune sa tosta (sandwich chaud) directement debout au bar, Lisbonne est une ville où on ne se prend pas la tête. C’est si agréable de partir à la chasse aux azulejos, au fameux tramway et au linge qui sèche aux fenêtres dans les petites rues de quartiers aux ambiances si différentes (Chiado, Alfama, Bairro Alto…), armée de son appareil photo et de ses lunettes de soleil. Le soir, au coucher du soleil, la ville du fado invite les lisboètes à souffler un peu, le temps d'une balade au bord de l'eau non loin du magnifique monastère des Hiéronymites. Je remarque une ambiance bien différente de Washington, et une vie si décontractée.

Ma vie d’étudiante au Portugal n’a rien à voir avec ma vie de petite écolière aux Etats-Unis, je suis entière responsable de mes actes et je me règle chaque problème seule. Mais, au fond, c’est toujours la même chose : une nouvelle vie, un nouveau départ, un nouveau pays, une nouvelle expérience, et puis surtout une nouvelle manière de voir les choses, une ouverture d’esprit incroyable et un développement personnel immense.

Blandine

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