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Grande-Bretagne Londres

Vivre à Londres, c’est le choix de quatre femmes !


Quatre femmes très différentes, aussi bien par leur âge, que par leur situation familiale et professionnelle : Martine, Stéphanie, Chloé et Suzanne ont fait un choix commun : Londres.

Elles y sont installées avec la volonté d’y construire une nouvelle étape de leur vie. Aujourd’hui, elles témoignent et reviennent, avec toute la distance critique nécessaire, sur leurs expériences passées.

 

Paris-Londres : 2h30 d’Eurostar

Premier constat préalable à toute expatriation : Londres est l’une des capitales européennes les plus proches de Paris. Tellement accessible, puisque qu’en moins de 3 heures aujourd’hui, vous rejoignez saint Pancras International Station.

On ne s’expatrie pas à Londres comme on part pour Ryad...

Stéphanie, 21 ans, étudiante en échange à la London School of Economics, confirme :

la proximité de Londres avec la France a énormément joué dans mon cas : j’avais l’impression de quitter mon pays, mais pour une destination familière. C’est rassurant de savoir que son choix n’est pas irréversible et qu’à tout moment, sa famille est accessible”.

 

Rassurant, certes : entre l’Eurostar, les lignes d’autocar et les compagnies ariennes, la France est juste de l’autre côté de la Manche. Mais attention à ne pas schématiser : Londres n’est pas la France, et un départ pour la capitale britannique reste une expatriation.

 

Stéphanie, 30 ans, serveuse dans un restaurant “trendy”, en a fait l’expérience.

A mon arrivée, je ne pensais pas avoir de difficultés : Londres est peuplée de Français et c’est une capitale européenne, donc très proche de Paris. Pourtant, j’ai eu du mal à me faire à la vie ici, aux mille petites différences qui vous compliquent l’existence”.

 

Après la magie des premiers temps, il vous faudra surmonter les obstacles linguistiques, les problèmes d’organisation (voitures à contre-courant, claviers d’ordinateurs inversés, horaires d’ouvertures des boutiques en apparence anarchiques), et les différences culturelles (habitudes alimentaires, us et coutumes anglais).

 

Chloé, 25 ans, consultante dans un cabinet de la City, et londonienne depuis 2 ans, a mis quelques mois avant de se faire au British way of life :

“Je suis jeune et donc de la génération française qui apprécie le Mac Donald’s... Pourtant, au bout de quelques semaines de régime chips-sandwich-carrot cake ou donuts, j’ai eu envie de tout laisser tomber. Aujourd’hui j’ai retrouvé une certaine hygiène de vie en achetant des produits locaux et en fréquentant moins les supermarchés du centre ville. C’est tout bête mais cela va mieux”.

 

A Londres comme ailleurs, la réussite d’une expatriation ne tient souvent qu’à des éléments en apparence anodins, et qui, pourtant, changent le quotidien.

 

Devenir Londonienne

Les Français vivant à Londres sot nombreux. Certains quartiers, comme le très recherché South Kensington, qui abrite le Lycée Charles de Gaulle, ont une coloration toute française : boulangeries proposant baguettes fraîches à toutes heures, bistrots à la mode parisienne, et épiceries fines proposant vins et fromages de notre terroir... Bien plus qu’une “French touch” de façade, c’est un Paris de poche que des générations d’expatriés ont bâti ici. A South Kensington, il devient facile de vivre entre expatriés.

 

Suzanne, 45 ans, vingt-cinq années de vie londonienne derrière elle, en témoigne :

“C’est rassurant, au début, de se savoir entourée d’amis, de relations, de personnes ayant les mêmes valeurs... On se retrouve le soir, on noue des liens, on se partage les baby-sitters. Mais au bout de quelques mois, il faut s’arracher de ce cocon protecteur. Autrement, c’est la désillusion, le sentiment de ne pas être allée au bout de son expérience”.

 

Bien sûr, l’adaptation à une nouvelle culture dépend d’une multitude de facteurs, et chaque expérience est personnelle.

 

Pour Stéphanie, dont l’activité l’a menée à fréquenter un milieu jeune et quasi-exclusivement british, il n’y a guère eu de problème :

j’habite seule dans un quartier peu fréquenté par les expatriés. Au travail, je parle exclusivement anglais. Difficile dans ces conditions de vivre “à la française” ! Mais attention : ça passe ou ça casse. Pour moi, c’est passé, mais certaines amies sont rentrées à la maison”.

Pour Stéphanie, l’adaptation n’a pas été totale :

“Dans un univers étudiant cosmopolite, il est difficile de rencontrer des étudiants du pays. On reste entre étrangers, on se moque tous des “locaux”. Au bout du compte, on a tous évolué, mais pas forcément dans le sens de la culture locale”. Cet état d’esprit, décrit dans le film de Klapish, l’Auberge espagnole, est commun à l’ensemble des étudiants en échange, qui se savent résidents à “durée déterminée”.

 

Mon expatriation, notre expatriation

Lorsque l’expatriation se vit en couple ou en famille, la donne se complexifie.

C’est pour suivre son conjoint, devenu depuis son mari, que Suzanne s’est installée dans la capitale britannique :

“De temporaire, mon expatriation est devenue définitive. Nos enfants ont effectué leur scolarité dans des établissements français, mais sont bilingues anglais, et ont appris des deux cultures”. Suzanne n’ayant jamais travaillé à Londres, “sauf au début, avant la naissance des enfants”, elle a cherché une activité, un projet. Son équilibre, elle l’a finalement trouvé dans l’engagement associatif : “Pour mon mari, je ne suis pas une femme au foyer. Je sors, je fréquente des gens différents, je m’ouvre l’esprit. C’est primordial pour moi de ne pas être “la femme de..”, comme beaucoup de personnes à Londres”.

 

Dans le cas de Suzanne, la délocalisation de la cellule familiale a été aisée, mais c’est loin d’être toujours le cas.

L’expatriation des jeunes potentiels par les multinationales pose de plus en plus souvent la question de la double carrière. L’homme n’est plus le seul à décider et à imposer ses choix.

 

Chloé le confirme par son exemple :

“Mon copain depuis trois ans, issu comme moi d’une grande école de commerce, travaille à Paris. Pour l’instant on se concentre sur nos carrières donc on se satisfait de la situation... Mais je sais qu’il nous faudra très vite prendre une décision, et que l’un ou l’autre devra faire des concessions”.

 

Dans le cas de couples à double-carrière, l’expatriation devient complexe, voire ingérable. Les entreprises tentent de trouver un emploi au conjoint parmi leurs équipes expatriées. Mais lorsque cela n’est pas possible, l’expatriation se solde presque toujours par un retour anticipé ou un échec.

 

« Une expérience à vivre »

Une chose est sûre : l’expatriation est riche d’enseignements. Et chacun est susceptible d’y trouver un apport, personnel ou professionnel. Reste à se donner les moyens d’adhérer à la culture locale, sans s’enfermer dans son univers d’origine.

 

Alors, prête à partir ?

 

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