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Vivre à Brazzaville au Congo


fleuve-congoBrazzavillois depuis 5 mois, nous vivons en famille (avec un enfant de 8 ans) notre première expatriation.
Nous avions très envie de vivre une expérience à l’étranger. Quand l’opportunité du Congo s’est présentée nous n’avons pas hésité trop longtemps. Toutefois, nous avions quand même pris le temps de prendre des contacts sur place et d’échanger avec des expatriés par mail et téléphone. Notre appréhension principale étant, évidemment, tout ce qui touche à la santé… et un peu au climat dans cette zone équatoriale humide.

Nous avions un déménagement assez restreint (2,9 m3 pour nous 3) mais qui s’est avéré largement suffisant. Sur place, il est très aisé de se faire faire des meubles (pour un prix raisonnable) dans des bois exotiques ou en rotin.  Un bon plan est d’arriver avec des photos ou des images de catalogue de meubles que l’on aime. On les fait copier par des artisans tout à fait compétents (ce qui évite d’avoir les mêmes que tout le monde !). Par contre tout l’électroménager est cher (mais on trouve de tout). De même, je suis contente d’avoir emporté un peu de vaisselle et de linge de lit, ce que l’on déniche ici étant plutôt vilain et de mauvaise qualité.

A emporter :
Les jeux pour les enfants sont à emporter en priorité ainsi que des DVD. On trouve de la littérature enfantine, mais les livres sont chers. Au centre culturel, le choix est assez limité.
Il faut prendre dans ses bagages quelques prises parafoudre indispensables. Sur place on achète les différents régulateurs et stabilisateurs de courant.
Un bon filtre pour l’eau avec des recharges. Nous en avons trouvé un par correspondance en Suisse, très bien et peu encombrant. Quelques lampes à leds sont aussi bien utiles lors les coupures de courant qui sont fréquentes.
On trouve des moustiquaires mais celles achetées en France sont, je trouve, de meilleure qualité.
Le comble est qu’il faut venir avec ses produits anti-moustiques. On en trouve mais de mauvaise qualité, qui sont soit peu efficaces pour les zones tropicales, soit pas utilisables pour les enfants… Il faut en prendre aussi dans les rayons bios (donc assez naturels) car au bout d’un moment on devient intolérants  aux produits classiques pourtant recommandés.

Car oui, les moustiques sont un problème ici ! Même si, honnêtement je m’attendais à pire (mais nous n’avons pas encore vécu la petite saison des pluies). Il faut se protéger de jour comme de nuit. Les moustiques n’aiment ni le froid ni la lumière. Ils se cachent dans les recoins sombres et/ou  humides. Nous avons pris un traitement anti-palu pendant presque un mois. Après, on fait comme tout le monde, on arrête car il rend malade… le mieux est de se protéger.

Une autre bébête pénible est le fourou, sans conséquences pour la santé, cette petite mouche inflige des piqures irritantes. Au bout de quelques mois le corps s’immunise et on supporte mieux. Pour se protéger il faut s’enduire d’huile d’amande douce. Personnellement j’ajoute quelques gouttes de citronnelle dans l’huile et nous voilà doublement protégés !

Les vêtements longs et légers (lin et coton) sont les plus agréables. Je porte facilement des robes, mais aussi des leggings avec une tunique. Je ne suis pas très à l’aise en vêtements courts dans la rue, non pas que j’essuierais une remarque mais c’est plutôt que, dans l’ensemble, les femmes sont bien habillées et je réserve les shorts et jupes courtes pour la piscine. Mieux vaut faire le plein de paires de chaussures avant de partir. Une paire de bottes, des nus pieds et des tongs.

La ville est plutôt agréable. Relativement verte même s’il n’y a pas de parcs où il ferait bon se promener. On s’y sent en sécurité et  je peux marcher et circuler seule sans problème.
Nous avons un chauffeur, ce qui est très confortable pour les conduites (nous habitons le centre ville, loin de l’école et des activités extrascolaires). La ville est sale et très encombrée, les rues coupées pour travaux régulièrement et les bouchons sont le lot quotidien…  Les taxis sont très nombreux, on fait souvent une prière pour arriver entier…
Il est toutefois possible d’avoir sa propre voiture (cher quand même car 4x4 obligatoire !)

La conduite est correcte, même si les routes sont en très mauvais état (beaucoup de non bitumées même dans le centre, pleines de trous …) Les règles de priorités, feux rouges… ne sont pas très respectés et on se fait facilement arrêté pour un oui ou pour un non mais c’est souvent dans la bonne humeur. Les congolais sont accueillants et souriants et tout spécialement avec les enfants.

Le climat n’est pas désagréable non plus (bonne surprise). Brazzaville n’étant pas près de la mer,  et loin de la forêt, le climat y est donc plus sec. Nous sommes arrivés à la fin de la grande saison sèche. Il n’y avait pas encore beaucoup de fruits et le ciel était un peu blanc tout le temps. Nous avons donc vu arriver avec plaisir la saison des pluies qui apporte quantité de fruits et, après les averses, un grand soleil ! Les orages sont très violents mais ne durent jamais très longtemps non plus.

Le logement est vraiment un problème à Brazza. Nous avons eu la chance d’être logés après seulement un mois d’hôtels (nous en avons séjourné dans 3…) mais les autres expats arrivés avec nous ne sont logés que depuis 1 semaine pour l’un et encore dans un logement provisoire (après 4 mois d’hôtel) pour les autres. Leurs cas ne sont pas isolés. Les logements sont très chers. Donc, bien vérifier les conditions avant le départ ! Il n’y a pas vraiment de quartier privilégié où habiter. Brazza est très mixte, les expatriés sont dispersés dans toute la ville et c’est quelque chose qui  nous plait même si notre quartier (centre-ville) est le plus « occidentalisé » de tous… Nous sommes proches des commerces mais loin de l’école…

Dans le logement il faut une réserve d’eau (bâche à eau) un groupe électrogène pour palier aux coupures de courant. Tout ceci est à prendre en compte dans le prix du logement. Il faut bien se faire préciser qui prend en charge quoi dans les factures de fioul et d’eau, les réparations, l’entretien, les gardiens… Il existe bien une ou deux agences immobilières officielles mais le bouche à oreilles est encore ce qui fonctionne le mieux pour trouver un logement (à moins que l’entreprise ne dispose de son propre parc de maisons qui sert d’un expatrié à l’autre et qui simplifie tout !)
Autre bonne surprise, la connexion internet fonctionne très bien. C’est un budget (150 euros par mois) mais ça marche !

Brazzaville est très agréable pour la vie en famille. La communauté d’expatriés accueillante et soudée. Les enfants n’ont classe que le matin. Du lundi au vendredi. De 7h30 à 12h00 deux fois par semaine, de 7 :30 à 13h00 les autres jours, Les après-midi sont occupés par des activités : piscine, tennis, équitation, bricolage… qui se font facilement mais nécessitent des… conduites ! Donc, vive le chauffeur si on ne veut pas passer sa vie dans les bouchons.
Il existe un tennis-club qui est un lieu convivial et familial pour faire des rencontres, des déjeuners, passer l’après-midi autour de la piscine… Si on n’a pas la chance d’avoir une piscine dans son jardin (relativement rare) on peut aussi se baigner dans celles de quelques hôtels qui sont accessibles moyennant un abonnement ou un déjeuner sur place.

Côté santé, pas de gros soucis nous concernant. Nous faisons quand même bien attention à ce que nous mangeons… Je lave à l’eau filtrée + vinaigre tous les fruits et légumes avant de les ranger et de les cuisiner. Nous avons malgré tout régulièrement des petits épisodes de gastro mais rien de trop sérieux. Le médecin à l’Ambassade assure le suivi. Côté hôpitaux,  ce n’est pas terrible… Pointe-Noire s’améliore ce qui peut limiter l’évacuation sanitaire en cas de problème... Il existe une pharmacie sûre, où l’on trouve de tout (mais cher).

Pour les courses, des petits marchés existent un peu partout. Si on n’est pas trop rebuté par la saleté et la boue, le grand marché Total offre absolument de tout mais les premières fois il faut se faire guider.
Sinon il existe 2 grandes enseignes : un Casino (on nous promet sa réfection pour bientôt…) et un Park and Shop où l’on trouve globalement les mêmes produits qu’en France. Ils sont parfois un peu rances car les dates de péremption sont un peu justes… Les ruptures de stock existent mais globalement ça n’est pas trop difficile de faire ses courses. Il existe également deux magasins de produits détaxés où l’on trouve toutes sortes de produits de luxe.
Par contre, côté budget tout est très cher si on veut se nourrir exclusivement comme en Europe. Il faut arriver à trouver un équilibre.

En cherchant un peu, les femmes qui le souhaitent peuvent trouver un travail. Sinon les activités de bénévolat ne manquent pas ! On ne peut donc pas s’ennuyer. Culturellement parlant, il y a plus riche mais là aussi, si l’on veut, on peut trouver de quoi s’occuper.
A la maison, on est aidé très facilement par des ménagères et/ou nounous. Il faut seulement veiller à les recruter par le réseau des expatriés.

N’étant là que depuis 5 mois nous sommes encore dans la phase découverte et les idées de sorties ne font pas encore défaut pour occuper les week-ends Sorties sur le fleuve Congo, dans les rivières où l’on peut se baigner… Quelques excursions sont possibles pour aller loger dans des paillottes à proximité pour découvrir la faune et la flore.  Les paysages sont magnifiques. Pointe-Noire et ses plages sont à  45 mn de vol de la capitale. Par la route ou le train, c’est une expédition qui se prépare…
Globalement lorsqu’on sort de la ville il ne faut partir seul, donc tout s’organise un minimum.

Notre aventure congolaise est très enrichissante. Chacun trouve ses marques sans trop de difficultés. Professionnellement parlant, mon mari est très heureux de cette expérience. Maintenant, son devoir de réserve l’empêche d’exprimer pleinement son enthousiasme face aux conditions et à l’ardeur au travail qu’il découvre ici…

Pascaline
Brazzaville

 

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