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FEMME ACTIVE AU JAPON : UN RETOUR PRO REUSSI


 

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En 2008, Nathalie Lugagne suit son mari en expatriation au Japon. Les 3 années passées à Tokyo la conduisent à cofonder Femmes Actives Japon dont elle sera Présidente jusqu’en avril 2011. En janvier 2010, elle trouve un emploi à l’université de Tsukuba où elle enseigne la communication orale et les ressources humaines. Retournée en France en juin 2011, Nathalie a mis 5 mois à retrouver un emploi en tant que Professeur Affilié et Doyen Exécutif chez son ancien employeur HEC. Elle nous parle de son retour...

Nathalie, tu as eu la chance de retrouver rapidement un emploi à ton retour, quelle est dans ton cas la clé d’une telle réussite ?

Nathalie Lugagne : « J’ai mis effectivement très peu de temps à retrouver du travail. Revenue en France en avril 2011, je me suis mise à reprendre des contacts avec mon réseau professionnel dès le mois de mai. Il faut savoir que j’avais démissionné de mon ancien employeur, je me suis donc inscrite à Pole Emploi pour me mettre dans un objectif de recherche active. J’ai également pris contact avec des chasseurs de tête, mais c’est le réseau qui a été le plus efficace. Deux anciens collègues m’ont contactée et, en juillet, j’avais une offre ferme et une autre en août, pour commencer en septembre. Je pense que j’ai eu beaucoup de chance. Ce qui m’a aidée aussi est ma détermination à trouver vite. Mais le fait d’avoir gardé contact avec mon réseau durant les 3 années à Tokyo est certainement ce qui a été le plus décisif. »

 

FAJ

Tout au long de ton expatriation tu as été très active (création de FAJ, activité professionnelle...) as-tu eu la possibilité de valoriser ces expériences à ton retour ?

Nathalie Lugagne : « Certainement, le fait d’être restée dans mon milieu professionnel d’origine, qui est celui de l’enseignement supérieur, a apporté une crédibilité à ma recherche de travail à mon retour. Cette expérience d’enseignement au Japon a en effet toujours suscité de l’intérêt chez mes interlocuteurs. L’expérience de FAJ n’a pas à l’inverse suscité beaucoup de questions, mais cela m’a apporté une confiance en moi et en ma capacité à rebondir quelques soient les difficultés rencontrées. Je crois que sans cette double expérience, je n’aurais pas retrouvé si vite. Mais, je ne suis pas la seule. Quand je fais le tour de toutes les « anciennes » de Tokyo, pratiquement toutes ont retrouvé du travail, et très rapidement. »

On parle souvent de« Choc culturel inversé » lors du retour en France (perte des repères, ...), as-tu vécu un tel « choc » ?

Nathalie Lugagne : « Je pense l’avoir effectivement éprouvé. C’est avec le recul que je m’en suis rendue compte. Surtout après ma reprise de travail, j’ai ressenti un malaise larvé, difficile à nommer, et aussi une grande fatigue et un manque d’énergie. Cela s’expliquait principalement par le changement de rythme, la difficulté à se caler à de nouvelles méthodes de travail, le fait d’avoir à se recomposer des relations professionnelles et sociales. L’expérience du Japon m’a changée, j’avais un regard différent sur mon environnement professionnel et culturel, redécouvrant de nouveaux aspects oubliés et appréciant aussi de retrouver famille, voisins et amis. Je pense qu’aujourd’hui, un an après mon retour, je me sens vraiment« recalée »dans ce nouveau contexte. »

« Partir, mais pas trop longtemps » qu’en penses-tu ?

Nathalie Lugagne : « Oui, dans mon cas, cela s’est révélé tout à fait important et a certainement permis à chacun des membres de ma famille, de se recaler plus vite. Les enfants ont vite retrouvé leurs amis et nous nous sommes réinstallés dans notre vie précédente sans trop de mal. Deux ou trois ans de plus à l’étranger auraient sans doute rendu le retour plus difficile. »

Au retour en France, quelle est la chose que tu as eu le plus de plaisir à retrouver ? ... Et ....celle qui t’a le plus manqué ?

Nathalie Lugagne : « J’ai eu beaucoup de plaisir à revenir en France. Pendant plusieurs mois, j’ai adoré la profusion du choix dans les magasins, la beauté de la campagne et des villes et villages français, le fait de pouvoir aller au cinéma et prendre plaisir à entrer dans une librairie. Mais plus que tout, j’apprécie avec bonheur les contacts simples que l’on peut avoir avec ses voisins et ses collègues, les petits mots, les blagues échangés avec légèreté, quand on se croise. La qualité de ce tissu social est vraiment un cadeau et je l’avais oublié. En revanche, le Japon me manque beaucoup, le respect et l’harmonie des rapports humains, le sens du travail bien fait, mais aussi le fait de pouvoir faire de nombreux trajets en vélo, le charme des rues de Tokyo, les surprises amusantes rencontrées chaque jour. Et bien sûr, je regrette toutes les personnes que j’ai eu la grande chance de rencontrer, dans mon travail, à FAJ et dans mes activités quotidiennes. J’ai aussi appris à apprécier les petites choses de la vie, telles qu’elles viennent, et à savoir qu’elles ont une fin. Cette philosophie de vie, je pense, restera. Pour moi, la clé est de considérer tout changement comme une nouvelle opportunité d’apprentissage et de rencontres. Et de considérer le retour en France comme une nouvelle expatriation, avec ses surprises et son nécessaire temps d’adaptation. »

On voit, avec grand bonheur, que le réseau FAJ se poursuit en France, (depuis septembre 2011 vous vous êtes déjà rencontrées 2 fois entre anciennes membres). Que peux-tu nous dévoiler sur ces rencontres ?

Nathalie Lugagne : « Il n’y a pas grand-chose à dévoiler, ces rencontres sont tout à fait comme à Tokyo, conviviales, sympathiques, simples, pleines d’énergie. Je pense qu’en premier vient le plaisir de se retrouver. C’est la force du réseau ! Et cela nous manque. Et puis on se rend compte que ces rencontres renforcent notre confiance, nous donnent des idées, nous montrent que nous ne sommes pas seules pour faire face à ses difficultés et qu’on peut s’entraider. C’est très stimulant. »

Avec l’aimable autorisation de Femmes Actives au Japon

Cet interview a été faite et publiée initialement sur le site FAJ * (Femmes Actives au Japon).

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