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Europe Ma destination Russie

En expat à Kaluga (Russie)


Kaluga_RussieLa première fois que mon mari m’a parlé du projet Russie, j’ai cru que j’allais avoir une attaque !
On avait fait ensemble l’Argentine, le Chili et le Nigéria et je ne pouvais pas imaginer une seconde qu’il puisse m’envoyer dans un pays froid. J’ai pensé à la Sibérie, les steppes, le froid, la neige. Ma réaction n’a pas été à la hauteur de l’enthousiasme de mon mari, j’ai été déçue à l’annonce de cette destination.

A mon arrivée, c’était le mois de septembre, Il y a eu un vrai été indien qui a duré presque 3 semaines, j’étais à l’hôtel avant de trouver un logement. J’ai eu le sentiment d’être dans une ville très contrastée. Il y a avait des trolleybus, des Lada qui roulaient à coté de 4X4 de luxe. Des filles ultra pomponnées et sexy qui marchaient à côté de "babouchkas" à l’allure campagnarde. Le marché central est pittoresque, désuet. Des vieilles Isbas de bois de l’époque Tsariste dénotaient à côté d’immeubles modernes. J’ai ressenti que la ville était en mutation et qu’elle vivait à 2 vitesses, qu’il y avait un côté rural et vintage qui donnait un certain charme à cette ville.

Concernant les habitants, et mon nouvel environnement : J’ai été consternée par la rudesse des russes, ils bousculent et ne sont pas forcément courtois comme nous le sommes en France ( ex : ne pas dire bonjour quand on entre dans une boutique, ne pas tenir la porte d’un magasin et se la prendre en pleine figure). Certains immeubles datent de l’époque soviétique, les cours intérieures sont pas entretenues, les espaces communs des immeubles sont épouvantables (vétustes, sales...).

Ce qui me dérange le plus :
C’est l’hiver qui dure trop longtemps (de décembre à fin avril nous avons eu de la neige non stop), le manque de luminosité : à 16h il fait nuit noire, la journée s’arrête.
Il y a aussi le manque de civilité et le fait que les gens jettent les cannettes de bière et des bouteilles en plastique par terre. On est loin des normes écolos et du recyclage comme on le vit en France.

Les bonnes infos :

 Le logement (les quartiers où il fait bon vivre...) En centre ville, près de la place de la Victoire ou de la Paix avec la Rue Kirova qui fait le lien (que les français appellent les Champs Elysées).

 Le transport / la circulation /la conduite
Les transports en communs sont nombreux (trolleybus, bus, petits vans) et très peu onéreux. Le réseau est bien développé.   Je conduis à Kaluga et il n’y a pas de problème. La circulation est assez dense. Les routes souffrent beaucoup et ne sont pas toujours refaites (nids de poules) ? la police DPS est vigilante...

Les supermarchés, l’adaptation à l’alimentation locale : Il y a un Métro et Radouga (sous l’enseigne Auchan), on trouve beaucoup de produits étrangers et français. Les approvisionnements prennent beaucoup de temps,car on ne trouve pas tout au même endroit. Le marché est bien achalandé sauf en hiver et les françaises adorent y aller. Beaucoup de supérettes pour faire l’appoint en semaine, de nombreuses boutiques, de nombreux restaurants.Les supérettes sont ouvertes 24/24. Je trouve les plats russes assez gras, ils mettent beaucoup de crème et de mayonnaises dans leur plats et les salades.

Les enfants (les écoles, le rythme scolaire, les activités extra-scolaires, etc) Ecole française MLF(écoles d’entreprise) PSA (lien ici) pour les expatriés. Il y a beaucoup de choix pour les activités scolaires, les professeurs sont très bons surtout pour le sport et la musique, mais il est important de maitriser un minimum le russe.

L’aide domestique On trouve des femmes de ménage et des baby sitters, 200 r / h , 1000r / journée Une baby Sitter qui travaille à plein temps coute 22 000 r / mois.

Le sport/les activités du WE 
L’hiver : ski de fond, luge, promenade dans la forêt et sur le lac gelé. Patinage au Cosmos ou à Alexandrov Park Sortie VTT du printemps à l’hiver pour découvrir la campagne russe et les magnifiques datchas et isbas.
L’été : pique-nique sur les bords de l’Ougra ( rivière près de Rosva et Kaluga), bain d’argile, pique-nique au bord des nombreux lacs de la région avec baignade.

Contacts avec la communauté expatriée : L’association Kaluga Accueil (Fiafe) a été créée au printemps 2011 et ouverture d’un Club ouverts aux expatriés de l’entreprise et aux membres de l’association Kaluga accueil. Un programme d’animations et de sorties culturelles est proposé aux adhérentes : café mensuel, café de quartier, hammam, cours de cuisine, ateliers artistiques, mah jong, visite de musée, Rallye découverte en septembre pour les nouveaux arrivants, sorties à Moscou ( cirques, circuits, visites...), sortie à Toula, visite de monastères de la région,etc...

Quelle activité professionnelle pour le conjoint expatrié ? Il est possible de travailler pour les conjoint(e)s mais il faut savoir que les salaires russes ne valent pas ceux de la France (en moyenne un russe gagne 300 euros). Donc c’est démotivant pour les conjoint(e)s qui du coup préfèrent faire du bénévolat : aider les élèves pour les cours de CNED, assister des profs russes de français à l’université pédagogique de Kaluga, garder des enfants d’expats, intervenir à l’école pour certains (une maman infirmière est venue parler du SIDA, une autre venait une fois par semaine faire un atelier lecture pour les primaires, moi j’ai fait du théâtre avec les collégiens avec l’objectif de faire un spectacle de fin d’année ). Certains conjoint(e)s pensent aussi à reprendre des études par correspondance : préparer un master d’histoire par exemple, se lancer à fond dans l’apprentissage du russe, en allant même à l’université prendre des cours.

Voici quelques conseils que je donnerai à une future expatriée :
De ne pas s’attendre à vivre comme en France, sinon il ne faut pas partir.
La Russie c’est un grand pays, avec des différences de cultures qu’il faut accepter. Plus on apprend à connaître ce pays et plus on en envie d’en savoir plus.
On vit très bien à Kaluga, les gens aiment leur quartier où qu’ils habitent dans la ville.
Les enfants s’intègrent assez vite surtout les grands, il faut faire des efforts et ne pas se décourager pour l’apprentissage du russe.
Au fil du temps, les russes s’adoucissent et viennent à notre rencontre, c’est bien de pouvoir communiquer pour connaître la fameuse ’âme slave’.

Myriam N.   Kaluga Accueil

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