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LES EPONGES : PASSAGERES CLANDESTINES INDISPENSABLES


éponge

...Ou comment certaines petites choses insignifiantes mais indispensables trouvent leur chemin pour combler le manque en expatriation...

 

L’expatriation est un exercice enrichissant, dont je n’ai pas fini de découvrir tous les charmes et de vous en faire part.

Arriver sur une terre inconnue nous oblige à revoir notre quotidien, avec de nouvelles données : nous avons affaire à des équations à plusieurs inconnues, dont les constantes ne sont pas les mêmes que dans l’hémisphère nord. Nous devons nous adapter, mais, parfois, une petite pause dans cet exercice d’adaptation est savoureuse !

Un exemple ! Nous sommes dans notre appartement, pour notre plus grand bonheur, mais les meubles qui le garnissent sont en location, en attendant de recevoir les nôtres. Nous ne les avons donc pas choisis. Or, au Brésil, pays riche de bois exotiques, je ne sais pas pourquoi, les tables sont, dans la plupart des cas, en verre. J’ai donc une table de cuisine, une table de salle à manger et une table de salon en verre. Le verre est certes un matériau dont la qualité première est la transparence, il n’en reste pas moins que les poussières qui s’y déposent ne le sont pas. Il faut donc passer l’éponge régulièrement. Et c’est là que cela se corse... L’éponge, petit outil simple et néanmoins indispensable, est présente dans les rayons de supermarché mais elle est composée dans son entier d’un synthétique, qui a la particularité d’étaler la crasse et de ne rien absorber du tout. Alors, vous imaginez la grosse déprime pour la fée du logis !

Les partages d’expériences entre femmes expatriées, non dotées de personnel, font l’unanimité sur ce sujet épineux. Parfois même, il arrive que la malheureuse éponge entre dans une discussion de nos petits maris, lors d’une pause café, au travail. Et alors là, miracle ! Un chevalier du monde automobile (c’est mon mari !) dit à son collègue :"Puisque tu rentres en France, ramène-nous des éponges, des vraies". Oser caser au milieu des amortisseurs, boites de vitesses et normes anti-pollution, les éponges, c’est quand même très fort !

Deux semaines plus tard, les éponges atterrissent à São Paulo, toutes frétillantes à l’idée de vivre, en clandestin, cette nouvelle aventure tropicale.Oublions le risque de reconduite à la frontière et pensons à nos nettoyages en perspective, dans des eaux tropicales chaudes et bleu azur ! Pour ces petites aventurières, la désillusion est grande, car les cuisines au Brésil ne sont pas équipées d’eau chaude. En effet, elles sont pensées pour une utilisation exclusive par des domestiques, qui se contenteront d’eau froide. C’est choquant, mais c’est comme ça !

Mais pour la fée du logis, quel bonheur ! Franchement, vous ne pouvez pas vous imaginer le bonheur que j’éprouve en passant l’éponge, sur ces tables merdiques...euh pardon inadaptées. De voir ce petit objet avaler, sur son passage, toutes les traces, m’émeut au plus haut point !

Alors mes chers abonnés, lorsque vous nous ferez le plaisir de traverser l’Atlantique pour venir nous voir, sachez que les cadeaux classiques ne seront pas forcément les plus beaux à nos yeux d’expatriés. Alors pour mettre un comble à notre bonheur, nous vous ferons une liste qui vous semblera peut-être étrange mais procurera aux heureux destinataires des moments de béatitudes inégalés.

Pascale B.

 


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