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Ma copine australienne


Ma copine Australienne est cette personne à qui toutes les copines devraient aspirer. Elle est un modèle de fille bien dans ses baskets Reebok...

COPINE AUSTRALIENNE

Et des baskets, elle en a plein : elle fait du sport comme si sa vie en dépendait et que son corps en avait besoin (nota bene : d’un point de vue scientifique, ça se défend.)
Elle court souvent, parce qu’elle a passé le cap depuis longtemps du jogging intensément pénible pour avoir bonne conscience, elle court donc pour son grand plaisir, et y trouve même une entière satisfaction. C’est une expérience révolutionnaire, parait-il.
Si elle ne court pas, elle surfe, impeccablement moulée dans une combinaison dans laquelle vous auriez l’air d’une grande mortadelle, ou fait du waterpolo, de l’escalade, de la danse, de la plongée, du yoga, avec ou sans son coach, qu’importe, pourvu qu’elle ait l’ivresse.

Elle fait tout ça avec aisance, et sourit, par dessus le marché, quand vous êtes une sombre loque qui transpire encore même 1heure après l’effort en se cognant dans les murs parce que vos oreilles bourdonnent. Conséquences directes : ça ne peut pas vous échapper, elle est bien fichue, et bronzée. Tout ça : la bouche en cœur, les mains en fleurs. Fascinant. Comme de bien entendu, elle ne fume pas : elle dit que c’est pas bon pour ses poumons, et ça lui parait être une assez bonne raison pour ne pas le faire. Intéressant.

Elle observe une politique enviable du « je m’habille comme je le sens », qui la pousse à être complètement libre du qu’en-dira-t-on. Je m’explique : si elle trouve qu’un bandeau tie-and-dye avec un palmier et un jogging, mais aussi une chemise-de-bucheron-canadien, un pin’s et ses tongs vertes va avec l’humeur de la journée, c’est marché conclu. Personne ne s’en offusquera, ni ne considérera un manque de respect dans son habillage de chiffons hasardeux qu’elle va chiner régulièrement. Au contraire, plus c’est coloré et diversifié dans les influences (avec une très nette préférence pour les années 80), plus elle est susceptible de traduire son plaisir : elle voit bien la dimension européenne de la petite robe noire, mais ça ne colle pas vraiment à ses intérêts.
Ma copine australienne est donc un mix intéressant et détraqué de Cyndi Lauper et de Bonnie Tyler, au plus fort de l’action, mais toujours avec le sourire.

Elle n’est pas spécialement carriériste, si le prix à payer est un potentiel stress, et raisonne avec ses priorités personnelles qui mettent en avant la famille, ses enfants, les amis, et les loisirs. La vie est facile, elle sort beaucoup, rit très fort à se taper sur les cuisses (minces et bronzées, vous suivez) avec ses copines après le cinéma, avant le resto asiatique, le pub et le night-club. Elle joue au billard mieux que vous et moi réunis, va aux match d’AFL, de soccer ou de rugby, parce que c’est bonne ambiance, continue à rire, descends des litres de vin blanc pendant les (très) longues après midis de match de cricket, en réajustant ses Ray bans, accessoire indispensable de ma copine australienne, été comme hiver, intérieur comme extérieur, jour comme nuit. Et sourit toujours.
Elle même et son coiffeur aident ses cheveux à devenir blonds, elle tape dans le dos ses connaissances au pub, en hurlant « Cheers, mate ! », et personne n’y voit rien à redire, au contraire, continue à rigoler.

Elle remplit sa vie sans se plaindre, parce qu’elle en a envie, reconnait aux Européennes des tas de qualités, les envie parfois, mais à dire vrai, ne serait pas vraiment prête à se restreindre dans son libre plaisir pour leur ressembler, elle y perdait trop, et a sûrement bien raison.

Encore une fois...


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