Connexion en tant que membre

Amérique du sud Brésil Ma destination

Moment magique de l’expatriation : le carnaval à RIO !


carnaval de rio

Attention les yeux !
Alors là, il faut le voir pour le croire...
La TV c’est bien, ça en jette, mais tant qu’on n’a pas mis le pied d’abord dans l’aire de préparation au défilé, qu’on n’a pas enfilé un costume, qu’on n’a pas vu les chars de près, qu’on n’a pas rejoint son emplacement dans le cortège en passant à travers les autres costumes, on ne peut pas savoir à quel point c’est incroyable, magnifique et magique...

Déjà il faut s’imaginer un costume bouffant, qui vous fait des épaules à faire pâlir un joueur de football américain, qui vous fait ressembler en même temps à un paon, à une noix de cajou géante, à un bouffon, à un gentilhomme de cour "emperruqué", et à une forêt tropicale.

Ensuite il faut imaginer 20 franchouillards réunis dans un appart pour enfiler leurs costumes, le découvrant en vrai pour la première fois.

Ensuite, il faut imaginer ces mêmes personnes, cette fois-ci bien habillées, sortir dans la rue, et marcher jusqu’au métro le plus proche (20 minutes), sous les commentaires des passants : "c’est magnifique !" "vous défilez pour Grande Rio ?" "c’est quelle école ? ce que vous êtes beaux !" et ce, enfants comme adultes comme vieux. La magie du carnaval opère toujours, qu’on aie 7 ou 75 ans ! L’émerveillement est intact, les gens sont passionnés, suivent vraiment et s’y connaissent !

Vous arrivez dans le métro, dégoulinant tellement il fait chaud, et il faut bien reconnaitre que le costume n’est pas bien léger, et là, vous faites vos français pour resquiller un bon coup, faut pas déconner, la queue c’est pas pour nous.
Enfin, ça c’est ce que pensent certaines personnes, mais le fait est qu’on est un peu à la bourre, et que l’employé du métro finit par nous laisser gentiment passer le portillon gratuitement. Et là, c’est les stations de métro qui s’enchainent, avec les gens qui montent qui descendent, qui vous tapent la discut’, les autres costumes qui se mélangent à vous, et la tension monte, l’excitation est palpable, et c’est déjà bom demais !

Et puis vous sortez du métro, et là c’est fou. Le temps de rejoindre l’aire de préparation - concentração - et c’est l’émerveillement à l’état pur... les chars sont gigantesques, imposants, magnifiques, ingénieux, nombreux, tous les uns à la suite des autres, trônant là en attendant l’heure de gloire qui les verra se mettre en branle, s’animer, s’ouvrir, porter des danseurs enflammés, changer de forme etc. C’est vraiment impressionnant ! Et tout ça sans avoir encore mentionné les milliers de co-défileurs qui se préparent dans une espèce de frénésie ambiante, l’excitation est palpable.

Ce sont des milliers de personnes, à moitié habillées, assises par terre, enfilant leurs costumes, se faisant aider pour installer l’armature de plumes dans leur dos, pour fixer un chapeau, une couronne, retoucher un maquillage, esquissant 3 pas de samba, recousant une rangée de paillettes, ajustant une partie d’accoutrement... ça grouille, c’est vivant, c’est joyeux, c’est concentré, ça vibre de mille couleurs, de matières, c’est doux, ça brille, ça éblouit, et c’est G E N I A L !

Il faut se faufiler à travers tout ce beau monde pour trouver sa place dans le cortège, et finalement on se retrouve entre noix de cajou, dans une explosion de plumes vertes et noix de cajou orange sur la tête.
Là c’est l’attente qui commence, on aurait limite du se balader plus dans l’aire de concentração avant de se ranger, mais voilà, on ne sait jamais trop bien quand ça commence.

Il fait très très chaud, on a très très soif, et comme ça a été la course pour récupérer les costumes, on n’a pas eu le temps de diner non plus. Il est 23h, un feu d’artifice éclate au-dessus du sambodrome, celui de notre école : ça y est c’est à nous !
La chanson de l’école retentit, elle ne s’arrêtera pas de la durée du défilé, on la connait plus ou moins par cœur, mais une chose est sûre on la chante à tue tête et avec tout notre cœur.

C’est énorme cette clameur, qui monte du défilé et de la foule qui reprend avec nous ! Les rangées s’alignent comment par magie, on entre dans le sambodrome de manière organisée, complètement inespéré vu le bazar de la préparation, et ça commence.
S’ensuivent 20 à 30 minutes ininterrompues de sautillements, pas de samba, chants, danses, sourires, dans un sambodrome plein, pas tout à fait surexcité, mais le spectacle est incroyable, tout le monde est à fond, c’est magique !
Arrivés au bout, les chars se rangent d’un côté, les défilants de l’autre, chacun enlève son costume ou le garde, reste un peu pour voir arriver le reste du défilé qu’il n’a pas pu voir avant : les chars, les reines de beauté de l’école, soutenues par 5 personnes, tellement elles sont épuisées d’avoir dansé tellement, longtemps et sous tant de chaleur, les autres costumes.

Là un groupe se prend en photo, là une vieille femme s’assied, entourée de sa jupe immense, là un homme les mollets dorés a posé son costume et danse tout son saoul, endiablé, heureux, là on se précipite au poste de réhydratation, là on se tourne vers la foule qui applaudit, là on admire les reines de l’école qui passent... Un joyeux "bordel" s’installe, tout le monde est épuisé, sur les rotules, mais tous les visages sont illuminés d’un sourire qui ne partira pas de sitôt, chacun a dans la tête et sur les lèvres la chanson qui elle non plus ne partira pas de sitôt, tout le monde parle à tout le monde, dans une fièvre heureuse et conviviale.

6 écoles défilent par nuit, le dimanche et le lundi, et mercredi, aujourd’hui donc, le gagnant sera désigné, et pourra redéfiler pour laisser éclater sa joie !

5 jours de folie, de bonne humeur, de courtes nuits, de déguisements, de rigolade, de copains (on a été jusqu’à 12 à la maison quand le groupe de copains qui défilait le lundi attendait son costume pendant la journée, finissant par le recevoir 10 minutes avant le début du défilé, sur place même, le stresssssssssss, mais quel bonheur !)...

Résultat des courses : c’est Salgueiro qui a gagné (thème : le tambour à travers les âges, dont une dominante africaine somptueuse), suivie de Beija Flor (faut pas déconner, peuvent pas non plus être champions tous les ans), de Portela (l’école de Laura et des copains), de Vila Isabel, et nous en 5eme, avec Grande Rio (comme quoi le Moulin Rouge c’est bien, mais ça ne fait pas tout).
Mais les 5 premiers ont le droit de redéfiler... alors RDV samedi, pour la fête !!!

Ecrit par Marine

Femmexpat vous conseille de lire :

RIO DE JANEIRO : a savoir avant de partir

Rio de Janeiro : santé et bonnes adresses

Expatriée à Rio de Janeiro au Brésil

Rio de janeiro : les loisirs

 


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !