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Mon V.I.E au Venezuela


Jeune_femme_travailLes voyages forment la jeunesse : adage que Lucie, V.I.E au Venezuela a mis en musique. Si la vie perso et pro ne sont pas toujours un long fleuve tranquille, elles sont formatrices.

Mon parcours Après un an de prépa littéraire hypokhâgne, j’ai intégré Sciences-Po Paris en 2ème année. J’ai été diplômée en 2008 du Master Affaires européennes. J’ai 26 ans aujourd’hui.

Ma 1ère expérience au Venezuela remonte à l’année 2008. Á la fin de mes études, j’ai eu l’occasion de faire un stage à la Chambre de commerce franco-vénézuélienne de Caracas où je suis restée un an. Je suis de retour au Venezuela depuis septembre 2010 dans le cadre d’un VIE chez SANOFI comme chargée de mission affaires publiques/responsabilité sociale. Mon 1er séjour m’a ainsi permis d’acquérir une bonne connaissance du terrain et de la réalité locale, ce qui, sans aucun doute, a été une grande valeur ajoutée pour cette 2ème expérience.

Mon expérience pro - VIE- au Venezuela : C’est pour moi une mission très formatrice car il s’agit de ma 1ère expérience dans le secteur privé, qui plus est dans un grand groupe. J’apprends beaucoup du travail en équipe avec des professionnels de différents horizons. L’industrie pharmaceutique amène á travailler sur des sujets très divers.

L’environnement de travail : De manière générale, les étrangers (ex : dirigeants de filiales européennes ou américaines) se plaignent de la faible formation et du manque de productivité du personnel qui se situe en bas, voire au milieu, de l’échelle hiérarchique. En revanche les postes de cadres et directeurs sont généralement occupés par des Vénézuéliens qui ont reçu une formation dans une université étrangère, principalement aux Etats-Unis ou en Europe. Je n’ai que l’exemple des entreprises transnationales où se côtoient personnels local et expatrié. Dans mon cas précis, je suis depuis un an la seule française et le directeur de la filiale de SANOFI est Vénézuélien. Les relations entre collègues sont plutôt cordiales. Il y a souvent moins de séparation entre la sphère privée et la sphère du bureau qu’en France.

Ce que m’apporte sur le plan pro cette expérience : Je dispose d’une assez grande autonomie et liberté dans la direction de mon travail au quotidien. Je pense que cela est dû aux bonnes relations que j’entretiens avec ma hiérarchie (je suis rattachée au Directeur médical qui est aussi responsable des projets de responsabilité sociale). Cependant, j’ai souffert à plusieurs reprises d’un manque d’activité lié, je pense, á la méconnaissance par les "locaux" de la figure du VIE (cf.je suis la seule française) et à la nature même de mon VIE dans un pays comme le Venezuela (cf. La pratique « classique » des affaires publiques/lobbying est très complexe face à une administration et institutions publiques très fermées et difficilement accessibles, particulièrement au secteur privé).

Pourquoi l’Amérique latine : Mon intérêt pour l’Amérique Latine est né lors de mes études à Sciences Po grâce à des cours et des opportunités de stages dans la région. Avant de commencer mon VIE, j’avais déjà accumulé une expérience de 2 ans en Amérique latine (Chili, Uruguay, Mexique). Par la suite, j’ai approfondi ma connaissance de la région au Venezuela et par de nombreux voyages personnels dans les pays voisins (Argentine, Colombie, Equateur, Panama, Cuba).

Les différences sont assez marquantes entre les différents pays de la région : Même si tous les pays d’Amérique latine partagent un héritage commun incontestable, des contrastes culturels, politiques, économiques et sociaux sont visibles au sein des différentes "sous-régions" (Sud de l’Amérique latine, pays andins, Amérique centrale, Caraïbes) Lorsque je suis arrivée au Venezuela je ne connaissais que l’Amérique du Sud (pays du MERCOSUR) très imprégnée de son héritage européen. Á l’inverse, l’influence et le poids des Etats-Unis est plus perceptible au Mexique et en Amérique centrale. Quant au Venezuela, il s’agit sans aucun doute du plus grand pays de la zone Caraïbes bien qu’il dispose aussi de régions indigènes que l’on retrouve chez ses voisins (région andine et indigène de l’Amazonie). De manière générale, ce pays est le fruit d’un important brassage encore très visible aujourd’hui (Mélanges entre Européens, Indigènes, Noirs...)

Lucie Junet Hiver 2012

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