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Europe Ma destination Turquie

Vivre à Istanbul : un dépaysement à 3h de vol de la France


Vivre-a-IstanbulQuand Solène nous livre sa vision de la capitale turque...

 

C’est décidé, nous avons besoin de toi à… Istanbul. Départ imminent ! Un ami me demande : « tu vas habiter du côté européen ou du côté asiatique ? ». J’avoue que je n’en sais rien ! Je n’ai jamais vraiment eu envie de voyager en Turquie, et je ne connais rien d’Istanbul qui me permette de me projeter.

Autant mes précédentes expatriations - en Afrique du Sud et en Indonésie – m’ont fait rêver dès l’annonce, autant Istanbul m’a laissé un a priori mitigé.

Et pourtant ! Il ne m’a fallu qu’une petite semaine pour tomber sous le charme de cette ville. Je me souviens encore du moment où, après une longue balade dans les ruelles de Cihangir qui regorge d’antiquaires et de galeries d’art, je me suis assise dans un café au style industriel et me suis dit « je pourrais vivre là ». J’étais loin d’imaginer à l’époque que j’allais, lors de cette première mission de 6 mois, rencontrer mon actuel compagnon.. Et qu’après deux autres missions à l’étranger, j’allais faire pression sur mon employeur pour revenir m’installer ici  définitivement!

Je dis souvent que je suis tombée amoureuse deux fois  : d’Istanbul, puis de mon conjoint. Pour le conjoint, je vous passe les détails 😉

Mais voici plutôt ce qui vous attends si vous aussi, vous êtes amenées à venir vivre ici par hasard (ou pas !).

 

La rencontre entre l’Orient et l’Occident

Cela peut paraitre cliché, mais Istanbul est avant tout une ville mélange. Géographiquement, l’Europe et l’Asie s’y rencontrent. Historiquement, les empires occidentaux et orientaux s’y sont succédés (la ville a changé de nom plusieurs fois, passant de Byzance à Constantinople).

Et dans la vie de tous les jours ? On a à la fois des repères occidentaux (jolies petites rues dans les quartiers du centre-ville, nombreux cafés et restaurants, commerces de proximité, transports en commun), tout en étant immergé dans une culture orientale (religion musulmane, distinction homme/femme plus forte, langue difficile à apprendre, peuple très chaleureux mais aussi moins ordonné).

Pour ma part, c’est l’équilibre parfait entre confort et challenge. Entre repères et découvertes. Entre se-sentir-chez-sois et voyager. C’est surement ce qui explique, au-delà de la beauté de la ville, que nombre de nationalités – d’occident et d’orient – qui s’y sentent bien rapidement.

 

Et les femmes dans tout ça ?!

C’est peut-être la question qu’on m’a le plus posé ! Oui, la Turquie est un pays musulman, de moins en moins laïc à en croire les journaux, mais ce n’est pas pour autant que toutes les femmes portent le voile cloîtrées chez elles ! Bien au contraire : la femme turque est connue pour avoir un sacré caractère, et « porte la culotte » dans la plupart des familles. Vous croiserez bien plus de femmes non voilées que voilées (avec des variations en fonction des quartiers).

Les jeunes femmes s’habillent comme bon leur semble. Les couples se donnent amoureusement la main dans la rue. De nombreuses femmes sont chefs d’entreprises, professeurs d’universités, artistes, journalistes ou encore ministres. Voilà autant de signes que la place de la femme n’est pas ce que l’on peut parfois penser depuis la France.

Parole de parisienne : j’ai beaucoup plus peur en marchant seule la nuit à Paris qu’à Istanbul. Les commerces ouverts jusque tard, le monde dans la rue, et la solidarité de quartier y sont sûrement pour autant que le très faible taux de criminalité (comparé à la plupart des grandes villes du monde).

 

Une certaine qualité de vie

Une mégalopole de 18 millions d’habitants. Les embouteillages les pires de la planète après Jakarta. De la pollution. Du bruit. Et pourtant..

Vous avez un rendez-vous de l’autre côté du Bosphore ? Prenez le bateau pour éviter le trafic. Envie de vous échapper un weekend ? Pour 4 lira (1,40 euro à l’écriture de cet article), embarquez dans le ferry qui amène en 1 heure et quelque aux « îles aux princes » - un petit archipel de la mer de Marmara – d’îles sans voitures (sauf celles à chevaux !) et avec une architecture charmante. Entre les pique-niques dans la forêt de Belgrade, les barbecues à Polonezköy, les excursions sur les plages de Suma ou Baykus, vous ne manquerez pas d’occasion de vous échapper dans un rayon d’1 heure du centre-ville!

Ceci dit, pas la peine d’aller bien loin pour passer de bons moments. Les quartiers de Cihangir, Galata, Karaköy, Ortaköy et Bebek du côté européen, et de Karaköy, Moda ou Bağdat Caddesi du côté asiatique, regorgent de restaurants où se retrouver entre amis. Le cinéma local et international, les expositions d’art et festivals de musique en tout genre rythme les sorties de bon nombres de Stambouliotes – temporaires ou non !

 

Un paradis pour les Français ?

La communauté française ne cesse de croître, et les associations (Istanbul Accueil, La Passerelle - association de familles franco-turques) ainsi que les clubs sportifs en tout genre se multiplient. Il faut dire, Istanbul a de quoi plaire ! Le dépaysement à 3 heures de vol de notre chère métropole, ce n’est pas donné à tous les expatriés.

Ici, les Français ont très bonne réputation, et les Turcs s’empressent souvent de vous raconter leur séjour en France dès qu’ils apprennent votre origine. Un certain nombre parle même très bien le français, car plus d’une dizaine d’établissements scolaires turcs proposent un enseignement en Français - ou bien en bilingue Turc-Français - héritage de l’influence française à Constantinople. Pratique pour l’éducation de vos propres enfants ! La langue turque compte plusieurs centaines de mots français,  intégrés il y a un siècle par le francophone et francophile Atatürk (fondateur de la république moderne), de « plaj » à « dekorasyon », en passant par « kuaför » et même « mersi ».

Pour la vie de tous les jours, l’anglais est de mieux en mieux parlé,  mais que cela ne vous empêche pas d’apprendre au moins quelques rudiments de turc (pour éviter de vous faire arnaquer par les taxis)!

Hadi... Bol şans!*

 

Par Solène

 

*allez, bonne chance !

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