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Odile en poste d’ingénieur en Afrique


Odile est ingénieur, a emmené conjoint, enfants destination : l’Afrique, le Congo  ... Nous avons recueilli son témoignage.

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Quel est votre parcours ?
Je suis ingénieur, Docteur en sciences chimiques, avec une spécialisation en dépollution des sols, et traitement des eaux.
J’ai été embauchée dans un grand groupe pétrolier et j’ai commencé ma carrière sur un poste de recherche-assistance filiale. Puis, les gens des projets Recherche Développement m’ont permis de travailler sur l’élaboration de nouveaux concepts. Ensuite, on m’a proposé de me reconvertir dans l’activité puits. Ce que j’ai accepté par envie de nouveauté et goût du challenge.
J’avais l’impression qu’à l’époque, “on avait tendance à penser pour moi”. Que l’entreprise ne souhaitait pas m’orienter vers l’expatriation car mon profil familial (mariée, mère de 3 enfants..) ne leur semblait pas être adéquat.
Puis en avril 2006, on m’a proposé un poste en expatriation.

Comment avez-vous pris la décision de partir en expatriation ?
Dans notre vie de couple, on a eu des phases où l’on était casanier. L’envie de partir n’a pas toujours été constante car on a été séparé souvent. Nous travaillions dans des villes différentes et il y avait une envie de vivre une vie stable avec les enfants.
Mais l’envie de partir à l’étranger était là. Nous avions envie que nos enfants découvrent la vie ailleurs. C’était un choix culturel. D’ailleurs, au cours des 20 dernières années, on a toujours été proches d’amis étrangers ou d’amis français qui vivaient à l’étranger...
Nous souhaitions l’expat mais pas à tout prix. Nous avions envie de rencontrer les gens du pays. Nous n’ avions pas  peur de nous  remettre en question Et puis mon mari avait été expatrié en Côte d’Ivoire et il en gardait un excellent souvenir. On souhaitait vivre ça en famille.

Alors on a tous les deux postulés pour l’étranger dans nos entreprises.
Nous avions décidé que le 1er qui aurait le poste entraînerait l’autre.
Le 12 avril, on me proposait un poste en Afrique et le 13 avril, c’était lui.
Nous avons mûrement réfléchi et nous avons décidé ensemble que j’allais accepter ce poste.
Une condition de taille pour maintenir notre équilibre familial était que mon mari trouve un travail là-bas. Aussi nous avons pris des contacts pour lui avant de partir.
Et les enfants, on leur a annoncé notre choix. Nous avions confiance dans leur grande capacité d’adaptation.

Comment vivez-vous l’expatriation dans un monde d’hommes dont la plupart des épouses ne travaillent pas ?
Ce qui aurait été difficile c’est que mon mari ne travaille pas.
On est vu au travers des autres et ça c’est un poison.
Dans le regard des autres, c’est lui qui a suivi. Un mari qui suit c’est à part.
Heureusement dès son arrivée, il a trouvé un job de professeur à l’école, mais c’est provisoire. Et maintenant il a trouvé un nouvel emploi qui correspond à ses aptitudes et compétences.
C’est lui qui a apporté l’ouverture sur l’extérieur. Sans lui, on aurait mis du temps à rencontrer des gens. Quand on travaille, on ne peut pas faire le lien social. Chez nous, c’est inversé. Dans le monde du travail, tout va bien ; j’ai ma place et je me sens bien.
Dans cette filiale, nous ne sommes que 3 femmes expatriées et je suis la seule en famille.

Jusqu’à présent je n’ai pas trop vu les autres femmes. Au début j’avais l’impression d’être sur une autre planète.
Depuis quelque temps, je participe à des activités : gym et voile.
Je recherche les femmes qui sont elles-mêmes.
À l’étranger si j’avais suivi mon mari, j’aurais voulu me former à autre chose ou faire du bénévolat. J’ai besoin de social.

Ce sont mes premières impressions après 7 semaines d’expat.
Je crois que je ne serais pas libre dans le travail si ma famille le vivait mal.
C’est très fort pour moi et je ne sais pas si les hommes le partagent toujours.
En tout cas, l’expérience vaut la peine d’être vécue, je ne regrette pas.....

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