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Comment passer de Paris à Sao Paulo ! Le choc


sao pauloJe suis parisienne, mon mari est loin d’être un campagnard mais l’arrivée à Sao Paulo a quand même été un choc ! Une ou plutôt d’immenses forêts de gratte-ciels à perte de vue.

C’en était étourdissant. Au début, nous cherchions du regard dans toutes les directions pour arriver à voir autre chose mais c’était toujours des gratte-ciels de 25 étages et plus. Alors pour supporter cette vision, on s’imaginait que c’était de très grands arbres un peu bizarres qui nous entouraient. De fait, les arbres, les vrais, on s’est rapidement mis à les chercher sérieusement.

Les quartiers sont en général peu arborés surtout au centre. Le centre ville officiel c’est le Centro mais avec l’expansion de la ville dans tous les sens il n’est plus vraiment au centre et puis il est devenu un peu « craignos ».

A propos de sécurité on nous avait beaucoup fait peur avant le départ mais si l’on soustrait les règlements de compte entre bandes rivales des chiffres officiels, on arrive à un taux de criminalité à peine plus élevé que celui de la France. Seule différence, les agressions se font presque toujours à main armée. Mais il est vrai aussi que les paulistes se complaisent dans la culture de l’assalto (aggression) et mettent tout dans le même panier du vol à la tire jusqu’au crime crapuleux. La télé dissèque et ressasse à loisir les pires fais divers aux heures de grande écoute. C’est aussi un énorme business : gardes dans tous les immeubles, veilleurs de nuits, installateurs de matériel d’alarme et de sécurité, que de métiers à la clé ! Il y a vraiment une fascination et une peur des brésiliens pour la violence qui ne fait pas vraiment partie de leur culture.

Ce sont globalement des gens très gentils et qui ont beaucoup de difficulté à dire non. D’ailleurs quand un brésilien vous dit qu’il va vous aider, généralement c’est pour de vrai. Vous cherchez une boutique : ils ne se contentent pas de vous mailer une liste d’adresses, ils viennent avec vous. Les femmes des collègues de vos maris seront sans doute prêtes à vous aider à vous repérer, à vous distraire. Quitte à ne plus vous revoir par la suite !

L’Accueil de SP est également très actif et bien structuré par quartiers. En effet, ici la notion de quartier est très importante car aux heures d’entrée et de sorties de bureaux, la circulation est très mauvaise. Pareil lorsqu’il pleut. Les orages tropicaux sont vite diluviens et les inondations surprises pas si rares (un égout qui se bouche dans le quartier par exemple). Contrairement à Rio, les favelas ne sont pas trop étendues en centre ville et se situent plutot à la périphérie de la ville. Elles correspondent plutôt à la banlieue.

Malgré la taille de la ville, vous ne trouverez qu’une seule école francophone c’est le Lycée Pasteur situé pas loin du Centro dans le quartier de Vila Mariana. Il existe un système de petits bus scolaires qui emmène les enfants à l’école. Selon la distance du domicile à l’école et le nombre d’enfants dans la navette, et aussi afin d’éviter les bouchons, les enfants sont souvent amenés à partir le matin entre 6h15 et 6h45. Pour moins les fatiguer, beaucoup de parents optent pour un chauffeur personnel ou « partagé ». Il peut avoir sa propre voiture ou utiliser celle de ses employeurs.

Autre choc, celui d’une culture très capitaliste où l’accumulation de biens matériels prime sur tout, où la plus grande misère côtoie un luxe insensée sans trop d’intervention de l’Etat.
Résultat : presque pas d’espaces verts publics ni de bibliothèques ou piscine municipales. Tout se paie et se paie plutôt cher. Comme disait une amie « on ne le dit pas assez mais SP c’est une expat’ qui coûte cher ! » Et c’est vrai !
Côté vie quotidienne, il est assez difficile d’avoir des activités de plein air, notamment faire du vélo. A part dans les parcs, pour les enfants mais c’est vite une expédition si l’on n’est pas collé au parc le plus proche de chez soi. Pour ce qui est des poussettes, les trottoirs ne sont pas toujours très praticables non plus. Quant aux rollers. On peut presque les laisser au garde-meubles !

A part ça, nos amis paulistes nous avaient dit : « C’est un appartement ou rien. La maison c’est INTERDIT » mais force est de constater que beaucoup de français préfèrent vivre en maison.

A chacun de se connaître :
quel va être mon niveau d’anxiété lors des coupures de courant assez fréquentes en pensant que l’alarme et la clôture électriques ne fonctionnent plus ?
Mais disposer d’un jardin est bien agréable surtout dans une ville pratiquement sans parcs et espaces verts.
En revanche la piscine, si elle n’est pas chauffée et/ou couverte ne sera pas utilisable toute l’année. Ce n’est peut-être pas un must. Surtout qu’il faudra la faire entretenir très régulièrement.
Pour les autres « loisirs », les parties communes des immeubles possèdent presque toujours une salle de sport. Celle-ci est généralement peu fréquentée, les brésiliens préférant la convivialité des clubs de gym et centres sportifs privés.
Sympa, aussi, un coin « churrasco » (barbecue) qui crée de la convivialité.

Intéressant aussi lors du premier séjour lorsqu’on ne connaît pas les Tropiques : le soleil se couche TOT toute l’année (entre 17 et 19 heures). Mais pas le pauliste qui fait du sport ou des études complémentaires après le travail. La journée ne s’arrête pas avant 22 heures. Du coup, si vous gardez un rythme de vie français, vous aurez presque toujours de la place au restaurant !
En revanche si vous voulez aller au bar ou au concert, il faudra vous adapter...

Pour le reste c’est une très grosse ville, je dirais, « à l’américaine » même si New York parait petite et clairsemée en comparaison. Mais je veux dire par là qu’on si l’on veut, on peut trouver absolument de tout (moutarde, foie gras, per exemple) et que beaucoup de pharmacies et magasins d’alimentation sont ouverts 24h sur 24.
En règle générale il y a beaucoup moins de plats cuisinés et de surgelés qu’en France. En contrepartie les produits frais sont de bonne qualité sur les marchés et dans les supermarchés.

San Paulo le week-end, c’est très très calme voir vide. On peut enfin circuler tranquille ! En effet la plupart des gens riches, ceux qui ont des voitures, partent à la plage en été et à la montagne en hiver. Pour les Français, la plage c’est aussi très bien l’hiver. Juste un peu désert...

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