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Vivre à Addis-Abeba, en Ethiopie


ethiopieNous étions en France depuis deux ans lorsque la liste des postes à pourvoir pour mon conjoint est parue. Auparavant, nous avions vécu au Maroc où nos deux enfants sont nés. Après moult hésitations, nous avons émis une liste de vœux d’expatriation ; Addis-Abeba était en deuxième position.

La préparation de notre déménagement a été minutieuse : en plus de nos meubles et de nos effets personnels, je souhaitais anticiper au maximum. C’est ainsi que plus d’un mètre cube a été consacré aux cadeaux, Noël, anniversaires, « petite souris » et autres surprises ont été glissés parmi les cartons… À cela, il faut ajouter le vestiaire pour deux jeunes enfants, 500 livres pour petits et grands, des fournitures scolaires (les fournitures sont fournies par le lycée français) pour que les enfants s’amusent à la maison : pâte à modeler, peinture, feutres, etc.

Nous avons atterri à Addis-Abeba fin août, en pleine saison des pluies. Je n’avais pas prévu que ce soit aussi « pluvieux » : les bottes étaient dans le déménagement ! Nous avions contacté depuis la France des collègues qui quittaient le pays pour reprendre leur maison, leur voiture et leurs employés. Au final, cette solution n’a pas été idéale : la maison s’est avérée jolie seulement en photo (les murs en torchis étaient mangés par les fourmis, la propriétaire insupportable, etc.), la voiture avait été accidentée puis rafistolée sans que nous en soyons avertis (elle n’a été utilisable que l’année suivante) et le personnel pas aussi honnête que prévu !

Nos débuts en terre abyssine n’ont pas été très réjouissants, puis la vie s’est organisée. Je me suis découvert des talents culinaires insoupçonnés : à nous les viennoiseries, macarons et autres joyeusetés pour compenser ce que l’on ne trouvait pas localement.

Durant cinq années, nous avons arpenté le pays en long, en large et en travers. Même si le réseau routier laissait parfois à désirer et que l’offre hôtelière était réduite, nous passions toutes les vacances en Éthiopie, avides de découvrir de nouveaux coins de la terre de Lucie.

 Addis-Abeba est une ville qui est en travaux depuis quelque temps : les axes routiers poussent un peu partout. Pendant la période de construction, certains quartiers sont difficilement accessibles, car les déviations ne sont pas monnaie courante. Heureusement que l’on passe presque partout avec un 4 x 4 ! Il est courant d’avoir un chauffeur : c’est quand même très pratique. Si l’on a des enfants scolarisés au lycée franco-éthiopien Guebre-Mariam (établissement français, 1 700 élèves, de la maternelle à la terminale), l’idéal est d’habiter au plus près de ce quartier pour limiter le temps de transport des enfants. Les habitations sont en général des maisons : une cheminée est la bienvenue !

En effet, contrairement aux idées généralement véhiculées par les médias, Addis-Abeba est la ville idéale sur le plan du climat. Située à 2 500 mètres d’altitude, on ne souffre ni de la chaleur, ni des insectes. D’ailleurs, il ne faut pas hésiter à glisser dans ses cartons couettes, pyjamas, bouillottes et radiateurs électriques. Les nuits y sont fraîches !

Quelques supermarchés proposent des produits importés : on ne manque de rien, mais il y a peu de superflus. Les bagages entre la France et l’Éthiopie sont toujours à la limite du poids réglementaire : levure, chocolat en poudre, friandises, coton à démaquiller, médicaments, vêtements et chaussures y trouvent place.

Les loisirs possibles sont limités : piscine dans certains hôtels, équitation (notamment à l’ambassade de France), tennis (au lycée français), golf. Ensuite, c’est à chacun de créer son activité : loisirs créatifs, photo, lecture, etc. On développe de nouvelles compétences !

En résumé, la vie quotidienne peut manquer parfois de « fun » et de sorties culturelles, mais on ne vient pas en Éthiopie pour reconstituer son environnement parisien. On vient dans cette partie de l’Afrique pour découvrir un pays unique, des paysages incroyables, un peuple très fier qui a traversé les temps sans être colonisé ! Par contre, le seul problème est qu’après un séjour en Éthiopie, il devient difficile de boire autre chose que le café de Yrgalem !

Aude

Sites utiles:
Addis Accueil 


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