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Vivre à Douala au Cameroun


douala camerounDouala ? C’est la capitale de quel pays d’Afrique ? Question piège, car c’est la capitale économique du Cameroun, alors que la capitale politique est Yaoundé.

Résultat, il y a deux noyaux de communauté française expatriée dans ce pays - les diplomates à Yaoundé, et les acteurs du secteur privé à Douala (avec bien sûr des consulaires et des enseignants dans les deux villes).

Petit tour de Douala et ses environs
Douala est un port important du Golfe de Guinée. De nombreuses sociétés internationales y sont présentes. On rencontre aussi des Blancs qui ont fait leur vie ici.

Le Cameroun est en majorité francophone, et on sent bien l’empreinte de l’enseignement à la française quand on parle aux Camerounais : on partage non seulement la langue française, mais aussi une certaine façon d’exprimer le monde ! A défaut de partager exactement la même vision du monde, ça rend déjà les rapports plus faciles.

Mais malgré cela, on réalise vite que c’est une ville très... pluvieuse (notamment quand on arrive pour la rentrée des classes - la saison des pluies courant de juin à... quelque part en octobre).

On réalise aussi et surtout que c’est en fait une ville toute petite ; le périmètre cartographié, et donc fréquenté par les expatriés doit être vaste comme un centre historique de ville de province. Tous les autres districts de la ville, rassemblés sous le terme générique de « quartier », sont l’espace exclusif des Camerounais. Le pays, c’est pareil : c’est à la fois un pays très vaste en superficie, diversifié dans ses climats, sa faune, ses ethnies et ses dialectes, mais c’est aussi un pays « étroit », car les liaisons intérieures sont malaisées, et les infrastructures en dehors de Douala et Yaoundé plus que sommaires, et hors de prix. De fait, les excursions pour visiter les réserves et les autres régions sont difficiles. Les mettre en place nécessite parfois de tordre un peu violemment les consignes de sécurité édictées par les sociétés ! Il reste la plage, à Kribi (2 heures) ou Limbé (un peu plus d’1 heure), on peut pratiquer l’équitation au Club Saint-Georges, le golf au practice vers la base navale. Pas de quoi mettre l’eau à la bouche du ban et de l’arrière-ban des familles et des copains...

S’approvisionner
L’approvisionnement pour l’alimentation est plutôt satisfaisant ; comme dans beaucoup de pays, il ne faut pas aller faire ses courses avec une liste trop précise, mais il y a toujours quelque chose d’appétissant à trouver. Un quelque chose de bien connu (baguette de pain, jambon, fraises, bouteille de soda ou de champagne) ou au contraire de totalement dépaysant (poisson capitaine, bananes plantain, vin sud-africain ou argentin).
Plusieurs supermarchés existent à Douala : Casino, Leader-Price... On trouve aussi des grandes surfaces pour les meubles, rideaux, salons, tapis (modèle Ikéa). Et l’essentiel en électroménager, vaisselle, tout pour la salle de bain.

On peut faire fabriquer les meubles et les rideaux sur mesure chez les artisans locaux (c’est la partie sympa de l’affaire et le résultat est très honorable ; il y a des beaux pagnes, ces tissus imprimés aux couleurs de l’Afrique).
Par contre, ce qu’on repère dans le "Elle" rapporté de l’avion par le mari d’une copine ou acheté à prix d’or en face de la boulangerie, on oublie : les boutiques de fringues, chaussures et déco, c’est pour parer au plus pressé, et encore faut-il y trouver le bon modèle et la bonne taille. Heureusement internet ne marche pas trop mal, surtout quand on n’est pas sous les averses. On est tous des accros de ventes en ligne et on se fait livrer en France.

A savoir sur place
Alors, avant de partir, voilà ce qu’il faut savoir : il y a de quoi s’occuper quand les conjoints travaillent - quelques groupes de sports et de loisirs créatifs, des associations d’expatriés, quelques activités humanitaires. Il y a aussi de quoi être embauché en contrat local dans des conditions acceptables, et pour des missions intéressantes ; les managers ont compris que les échanges de bons procédés étaient possibles...

Il y a un établissement scolaire français digne de ce nom, qui mène les enfants jusqu’au bac, et des crèches pour les petits. On reçoit ici Canal Sat Horizons et on capte parfaitement RFI Afrique. Les logements sont généralement équipés de générateurs et d’onduleurs, afin de garantir la continuité du courant et de protéger à peu près les appareils.

Il faut savoir aussi qu’on nous demande d’être très prudent (pas de sortie à pied la nuit, verrouillage de la partie « nuit » de la maison, mise sous clé de tout ce qui a de la valeur - papiers inclus). C’est vrai qu’il y a eu des incidents ; mais on ne sait jamais vraiment à quoi ils doivent être imputés... alors restons un peu zen et rationnels. Eviter de porter des bijoux de valeur, il en existe de très jolis artisanaux.

Il y a des praticiens fiables en ville. Mais dès qu’on passe du côté chirurgical de la médecine, c’est le rapatriement immédiat. Les grossesses sont suivies ici mais les naissances ont généralement lieu en France.

Ce qu’il faut emporter avec soi : des bottes en caoutchouc et des imperméables !!! Pour soi comme pour les enfants en âge de les accepter (sic), c’est indispensable, et pas très disponible sur place, bizarrement. A part ça, il faut des vêtements d’été uniquement, des maillots de bain en suffisance pour une année entière, même s’il ne faut pas oublier quelques tenues d’hiver pour rentrer en France à Noël ! Pour le reste, on peut trouver du dépannage sur place, quitte à y mettre le prix - les Petits Filous, les Playmobil, les machines à espresso, les écrans plats. Par contre, sous ce climat équatorial, les livres, albums photos et autres papiers ont du mal à survivre, et ne sont protégés que tant que la climatisation tourne. Enfin il ne faut pas oublier d’apporter les répulsifs à moustiques (en spray ou stick, pour se tartiner vite fait quand le jour décline) ; les moustiquaires, bombes et tortillons s’achètent sur place, comme les médicaments - antipaludéens et autres.

En conclusion : pas de panique ! Douala, on apprend vite à en faire le tour... et les Camerounais se font un plaisir de nous assister, à condition de rester vigilant. Et il y a, comme partout, des tas de gens très sympas.
Les vieux « Africains » (les expatriés qui ont fait plusieurs pays d’Afrique) sont touchants, et passionnants. Il faut juste trouver le bon équilibre pour meubler ses journées dans ce petit « village »...

Christine (AFF Daoula)

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