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Etats-Unis La Scolarité

Mes enfants vont à l’école américaine


Mes enfants vont à l'école américaineÇa claque un peu comme ça non ?

Alors je vous rassure, je vais rapidement remettre les choses à leur place !

 Nous sommes arrivés il y a 8 mois maintenant aux USA.
Nous avons mis nos enfants à l’école publique américaine, parce qu’on voulait qu’ils vivent l’aventure à 100%  (et l’école privée avec 4, c’est juste infaisable, à moins de décidé de ne plus manger !! Ce qui ici est un comble !).

Quand on est arrivé, aucun d’eux ne parlait anglais, si on excepte l’année de 6ème de ma fille aînée ! Autant vous dire qu’elle n’était pas bilingue !!

 Vous vous demandez sûrement à quoi ressemble le chemin durant ces 8 mois ? Et bien avec le recul, c’est un peu un chemin de croix. Semé d’embûches, d’avancées, de reculades, de petites puis de grandes victoires !

 La première embûche, ça a été le jour de la rentrée !

Nous, français, on a l’habitude de ce grand jour,  où tout le monde se retrouve dans la cours de l’école, on retrouve les copains, les parents, on cherche avec anxiété les classes de nos enfants …Et bien ici rien de tout cela !

Il y a une réunion de pré-rentrée la semaine précédent la rentrée, dans leur future classe, c’est très carré, ça dure 30 minutes.

Le jour de la rentrée, c’est school bus, et hop !!!

Autant vous dire que du jour où j’ai appris cela, je n’ai plus dormi de la nuit ! Je faisais des cauchemars, ils se perdaient, reprenaient le mauvais bus, incapables d’expliquer quoi que ce soit ….Bref, l’angoisse !

Avec eux j’essayais d’être cool, aussi cool que leur père, du genre, «  c’est facile, ta classe c’est à gauche puis tout droit ». Ce à quoi je rajoutais des questions flash «  Ton numéro de school bus ? »

« Ton numéro de classe ? En anglais ? Le nom de ta maîtresse ? »

«  Qu’est ce que tu fais si tu te rends compte que ton frère ou ta sœur ne sont pas dans le bus ? »… Bon je ne devais pas être si cool que ça !

 Au final, ils sont tous montés dans le bus ce matin-là, pas bien rassurés, mais ils sont montés.

J’ai attendu toute la journée avec anxiété qu’on m’appelle. J’ai passé cette journée à me demander quels horribles parents étions-nous pour jeter nos enfants dans le grand bain, plongeoir de 10 mètres,  sans savoir nager ?

Première victoire

Et puis ils sont finalement tous redescendus du bus, avec le sourire… et ce jour là sans le savoir, nous avions déjà eu notre première petite victoire.

 Ensuite nous avons du essuyer les angoisses des uns et des autres, parce que même si tout le monde est adorable avec eux à l’école ils ne comprenaient rien.

Il a fallu dialoguer sans cesse avec les enseignants pour réajuster, comprendre les devoirs, les tests, les quizz.
Il a fallu traduire les cours, expliquer les nouvelles notions, motiver, rassurer.

Il a fallu recoller les morceaux quand les premières notes sont arrivées et que, forcément, elles n’étaient pas bonnes.

Mais c’est aussi comme cela qu’ils ont progressé.

 Notre fille aînée, en 7th grade (5ème), a reçu un jour sa première note de science… E ! Évidemment, elle ne savait pas comprendre les questions, écrire pour répondre aux questions… Bref, comment aurait elle pu avoir autre chose. Sauf qu’en bonne élève, elle n’a pas supporté cet affront. Elle a pleuré, pendant une soirée entière. Il a fallu consoler, redonner confiance, la remotiver… C’était au bout de 2 semaines d’école !

Pour le quizz suivant, elle a travaillé dur, on l’a aidé au maximum, et elle a reçu un B !

Cette victoire là fut une grande victoire croyez moi !

 L’avantage ici c’est que le dialogue avec les enseignants, les conseillers et les éducateurs est très facile. Ça nous a bien aidé.
Et nos enfants sont dans un programme appelé ESL (English as second Language). Ils ont donc un professeur qui les sort de la classe et les aident en anglais, à comprendre des notions, écrire, rédiger et lire. C’est une aide très précieuse qui les a beaucoup aidés.

Alors au bout de 8 mois, quel est le bilan ?

Il y a eu des paliers.
Fin octobre, ils comprenaient quand on leur parlait, commençaient à lire sans trop de problème ( mais sans trop comprendre), parlaient un tout petit peu.
Fin décembre, le travail scolaire devenait plus fluide, nous avions moins besoin de traduire, ils comprenaient bien, certains commençaient à parler, d’autres pas encore.

Aujourd’hui, le bilan est plus que positif. Ils sont très à l’aise. Ils comprennent tout, parlent aisément, même s’ils font quelques fautes, ils ont de bonnes notes, ils sont très encouragés à l’école, et par nous aussi.
Le step a été quand nous  leur avons dit, vers fin février, que maintenant ils étaient des élèves normaux, parce qu’ils avaient un peu tendance à se reposer sur leur statut d’élèves étrangers, alors que nous savions qu’ils pouvaient faire mieux !

Ils ont intégré alors l’idée qu’ils pouvaient faire aussi bien que les autres.  Ils ont des amis, à l’école, dans le quartier. Ils jouent dehors sans cesse.
Nos 2 grandes ont intégrés des équipes. Celle de Basket Ball puis de Track du collège pour notre aînée, l’équipe de basket de la ligue du quartier pour notre cadette. Cela a grandement participé à améliorer leur confiance en elles.  Ils nous reprennent sur notre accent, ils nous disent qu’on parle bizarrement, bref, on est un peu la honte pour eux !!!

 Ces 8 mois furent durs, âpres, nous avons douté, baissé les bras, repris le dessus.

C’est un vrai travail d’équipe. Dans le couple en premier lieu, parce qu’il faut se soutenir dans ces moments de doutes et ces passages à vide. Avec les enfants parce qu’il faut être à leur écoute. On ne peut pas juste leur demander de travailler pour récupérer le train en marche, il faut aussi comprendre toutes les émotions qui les traversent , les copains qui manquent, le fait de repartir à zéro, la perte de repères.

Avec ces mois de recul et en voyant le résultat, on ne regrette pas notre démarche. Mais je dois dire qu’on est tous heureux de souffler un peu, parce que c’est un travail  à temps plein !

 Alors voilà, 8 mois compliqués, 8 mois de hauts, de bas, de très bas, et nous voyons les très hauts se profiler...

 Par Marie

marie_poursixMarie a 39 ans, un mari et 4 enfants. Cette Bretonne passionnée de cuisine et de photo aime passer du temps avec ses amis et sa famille, sentir la mer pas loin et courir. Depuis un an elle est partie vivre aux États-Unis avec sa famille, en Virginie.

Comme elle tient un blog culinaire depuis 4 ans (Marie cuisine pour 6), elle a entreprit de bloguer aussi son expatriation, parce qu’elle trouve cette expérience trop riche et intense pour ne pas la partager. Alors régalez-vous sur son blog Bretonne et Expat !

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