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Education ISP International School of Paris La Scolarité

Les trois techniques pour créer un dialogue avec son enfant


Etre connecté avec l’école est devenu aujourd'hui un véritable jeu d’enfant. 
Mais, comment peut-on se rendre compte des connaissances et savoir-faire de son enfant ?
Comment comprendre vraiment ce qui se passe en classe et si son enfant en tire profit ?

Voici les réponses à nos questions.

Des outils digitaux de plus en plus performants pour suivre votre enfant

Le carnet de correspondance a été relégué au deuxième rang en faveur des outils digitaux toujours disponibles. Avec l’adoption par de nombreuses écoles des LMS (learning management systems système de gestion de l’apprentissage) il est maintenant possible pour chaque parent de suivre en temps réel les plannings, l’assiduité, les devoirs et les notes de son enfant. Une conversation avec un professeur ou avec la direction de l’école est au bout de nos doigts un e-mail envoyé de son smartphone peut parfois provoquer une réponse instantanée. En outre, les groupes WhatsApp entre parents, aujourd’hui très répandus, permettent une meilleure vision globale de la vie scolaire, y compris les aspects social et affectif.

 

Des rencontres parents- professeurs pour assurer la continuité de l'apprentissage  

Les parents de l’International School of Paris (ISP) se décourageaient suite aux conversations trop succinctes avec leurs enfants sur la journée scolaire. Ils voulaient, par leurs questions, inviter leurs enfants à expliquer les acquis de la journée pour ensuite les consolider à la maison. De plus, la direction de l’école primaire souhaitait collaborer avec les parents pour créer une continuité entre l’école et la maison.

L'ISP, véritable micro société apprenante où chaque membre de la communauté est encouragé à apprendre tout au long de sa vie (voir les principes directeurs de l’ISP), a donc mis en place des ateliers pour les parents. Deux matins par mois, ils se réunissent avec des experts pédagogiques de l’école pour décortiquer ensemble des sujets qui, dans beaucoup d’écoles, restent mystérieux : les évaluations et les notes, l’apprentissage des langues étrangères, le bien-être à l’école, l’écran et les enfants, et tant d’autres !

Donner aux parents des outils clés en main pour réussir leurs conversations sur l’école était un objectif important pour la proviseure Kate Grant, qui a animé un atelier sur comment poser les bonnes questions à son enfant. Sa promesse : fini les conversations parent-enfant du type « Qu’as-tu fait à l’école aujourd’hui ? » « Rien ! ». Début d’un vrai échange sur l’école.

Une approche du dialogue, fruit d'une longue expérience

Pour construire sa méthodologie permettant plus de dialogue autour de l’apprentissage, Mme Grant a puisé dans ses vastes expériences au sein de l’école (enseignante, coordinatrice des programmes et proviseure), mais aussi dans ses propres recherches, menées dans le cadre de son parcours de formation professionnelle. Elle marie les enseignements d’Art Costa sur le coaching cognitif, les démarches de coaching de Bill Powell et les recherches sur la pensée visible de Ron Richhart pour arriver à des techniques qui peuvent être employées surtout par des professeurs, mais aussi par des parents et des élèves. Avant de découvrir les détails de ces techniques, gardons à l’esprit que même Kate Grant ne les a pas maîtrisées du jour au lendemain !

Il lui a fallu plusieurs conversations ratées, même avec ses propres filles, avant de pouvoir obtenir les informations souhaitées. Et encore aujourd’hui elle s’entraîne tous les jours, parfois en filmant ses élèves afin de voir précisément comment améliorer sa pratique. Patience et pratique sont les idées motrices soutenant ces techniques de questionnement.

Trois techniques qui suscitent la réflexion et la pensée critique

Technique 1 :  Poser une grande variété de questions ouvertes, formulées dans l’objectif de faire révéler les savoirs, la compréhension ou les savoir-faire de l’enfant.

Les savoirs sont les faits. Au lieu de poser la question « qu’as-tu fait à l’école aujourd’hui ?  », considérons la façon suivante pour aborder le sujet : « Parle-moi de ce que tu apprends ».
Si l’enfant peut répondre avec des faits, comme par exemple « nous apprenons les dizaines et les unités dans un nombre », tout va bien !

Il s’agit de la compréhension lorsque l’enfant est capable de faire un lien entre ses apprentissages et le monde réel.
Essayons la question : « Pourquoi serait-il important d’apprendre les dizaines et les unités dans un nombre ? »
L’enfant pourrait répondre « c’est ce qui nous permet de comprendre les prix au supermarché » pour démontrer qu’un lien entre la salle de classe et le monde réel a été fait.

Les savoir-faire sont les faits transformés en action, ou en application dans le monde. Une question de suivi intéressante pourrait être « peux-tu expliquer quel prix est plus cher entre 11,95 et 1,95 ? »
En posant des questions exigeant la démonstration des savoir-faire, il est important d’employer des verbes qui provoquent la fonction cognitive, autrement dit la pensée.

Considérons les verbes suivants :
expliquer, identifier, suggérer, décrire, designer, comparer, estimer, prédire, interpréter, sélectionner, etc.

 

Technique 2  : Observer, écouter et répondre, puis s’entraîner à donner du feed-back. 

Les interruptions freinent souvent le dialogue. Quelques astuces pour les éviter :

Observer l’enfant et chercher d’abord des indices non-verbauxLa recherche nous montre que lorsqu’un fait peut être rappelé sans effort suite à une question, les yeux restent fixés sur l’interlocuteur.

Par contre, les yeux montent vers le coin droit s’il est nécessaire de réfléchir avant de répondre à une question.
Cherchons 
ces indices physiques et  laissons-les nous guider ; changeons de question et de verbe jusqu’à ce qu’il soit possible de voir ces signes de réflexion.

Pendant que l’enfant pense, restons silencieux ! Attendre et rester silencieux donnent à l’enfant le temps et l’espace qu’il lui faut pour réfléchir à une réponse. Notre instinct est souvent d’encourager ou de donner des indices, mais attendre 20 secondes supplémentaires dans le silence peut produire des résultats étonnants.

Ceci dit, trop attendre peut décourager l’enfant et nous devons savoir quand intervenir. Au lieu de donner la réponse, essayons de questionner l’enfant sur les stratégies employées pour arriver à la réponse. Demander tout simplement « quelles stratégies emploies-tu pour répondre à la question ? » peut être une façon puissante de briser le silence.

Si, pour répondre à la question ci-dessus sur la comparaison des deux prix, l’enfant dit être en train de soustraire un prix de l’autre. N’hésitons pas à proposer une stratégie différente en posant une autre question.

Commençons la proposition par une des racines suivantes :
  • Que se passerait-il si…,
  • Comment pourrais-tu…,
  • Je me demande si…,
  • Peut-être, il serait utile de réfléchir à…, etc.


De cette manière, la réponse n’est pas donnée directement à l’enfant, mais des pistes pour réfléchir différemment sont indiquées.

Avec les racines ci-dessus, essayons :
  • avec j’ai remarqué que…,
  • il me semble que…,
  • waoh,
  • pourquoi as-tu fait…,
  • comment as-tu fait…,
  • ceci me fait réfléchir à…,
  • je me demande ce qui se passerait si tu faisais…, etc.,

Elles peuvent toutes être utilisées pour donner du feed-back constructif à l’enfant. Dire de manière catégorique qu’une réponse est bonne ou fausse, chanter les louanges d’une réponse ou critiquer ouvertement n’encouragent pas le développement de la pensée critique. Utilisons plus souvent ces racines pour donner du feedback, renforcer les stratégies en faveur de la pensée critique, et pour prolonger la conversation !

Enfin, il ne faut pas oublier de paraphraser. Paraphraser est l’acte de reformuler les paroles de son interlocuteur, et ceci peut être fait de manière simplifiée ou plus complexe. Avec un enfant, rendons ses paroles plus complexes si nous voulons lui donner davantage de vocabulaire, ou simplifions pour confirmer notre bonne compréhension de ses pensées.

 

Technique 3 Penser toujours au ton, au moment, à l’endroit et au langage.

Les meilleurs dialogues sur l’apprentissage commencent toujours par un ton accueillant de la part du parent, dans un lieu et à un moment propices :

  • en préparant le repas du soir,
  • pendant une promenade au parc ou
  • en attendant un rendez-vous.

Les parents qui ont fait le choix de placer leurs enfants dans un environnement anglophone comme l’ISP, mais qui parlent plusieurs langues différentes à la maison, se demandent dans quelle langue doivent avoir lieu ces dialogues. Le conseil de Kate Grant : toujours dans la langue maternelle de l’enfant.

L’atelier de Kate Grant sur comment créer un dialogue autour des apprentissages a rencontré un large succès. Depuis cet atelier, les enfants indiquent que les parents s’entraînaient souvent à la maison. Kate Grant raconte qu’une élève a dit à sa mère « tu fais comme mon prof maintenant, tu réfléchis et tu fais réfléchir ! » Si, en tant que parent, vous souhaitez continuer à vous former téléchargez la boîte à outils ou contacter communications@isparis.edu pour savoir comment participer aux ateliers à venir.

logo ISP Paris

Boîte à outils à télécharger en pdf

Les cartes questions en pdf – Utiliser ces cartes pour démarrer vos conversations.

La couleur des questions est très importante ;
le bleu ciel a été choisi pour rappeler le ton accueillant et la patience nécessaires à des conversations réussies.

Les cartes feedback en pdf – Une fois la conversation bien entamée, utiliser ces cartes pour donner du feedback à l’enfant et pour faire perdurer la conversation.

Encore une fois la couleur est très importante ;
le vert symbolise la croissance et le développement visés en posant ce type de question. 

Ce texte est un publi-rédactionnel


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