Connexion en tant que membre

Education Etudiants La Scolarité Mes dossiers

Les enfants d’expat qui étudient loin


campus-jeunes-HPSoazig, Sabine, Juliette, Aline, Florence, Clotilde, Séverine, Véronique, Françoise ont toutes un point commun : le cœur en bandoulière...

Leur enfant devenu grand est parti faire ses études, loin, très loin, trop loin. Une autre réalité de l’expatriation.

 

Merci à toutes qui avez ouvert votre cœur tout en pudeur pour nous dire ce que le départ d’un enfant représente, particulièrement quand nous sommes expatriées. Preuve s’il en est que c’est un sujet sensible : les nombreuses et longues réponses.

 

Votre enfant est-il le premier à quitter le nid familial ?

Pour Séverine au Japon et Véronique à Hong Kong, des aînés avaient ouvert la voie, Florence du Caire, elle, a vu partir ses filles successivement. Aline, au Vietnam a laissé partir, contrainte, son fils en seconde tandis que pour Sabine, à New York, Soazig de Shanghai, Juliette à HK, c’est le premier à quitter le nid.

Sabine : « C’est l’aîné, il est actuellement en 2e année à Exeter en UK, la seconde part l’an prochain, elle rentre en Terminale. »
Aline : Notre deuxième fils quitte le Vietnam après 3 ans en école internationale anglophone pour réintégrer le système scolaire français. Il est parti pour entrer en 2nde »

Comment préparez-vous son départ en cette période de Covid-19 ?

Pour la majorité des étudiants, les inscriptions étaient déjà faites, donc le Covid n’a pas impacté le choix des écoles.

Cependant cela a pu engendrer de nombreuses discussions au moment des résultats et des choix définitifs, en fonction des situations familiales.

Séverine: “Tous les jeunes quittent leurs parents pour aller étudier, c’est dans l’ordre des choses. La préparation se fait depuis leur enfance. Ce départ est en général attendu avec impatience, un passage à l’âge adulte, sauf que là, ils quittent un pays pour aller dans un autre pays. La famille est souvent loin, parfois sur un autre continent, comparé aux jeunes français de l’hexagone qui partent pour la plupart (bien sûr il y a des exceptions) à quelques centaines de kms de leur famille. Cette année est particulière pour tout le monde. Avec les fermetures des frontières du jour au lendemain, les rapatriements d’urgence, les incertitudes liées à la rentrée universitaire, est-ce qu’elle se fera en ligne ou en personne? Est-ce qu’on pourra partir installer nos enfants? ça n’aide pas a rester serein.

Soazig “En expatriation, l’année de Terminale est une année où toute la famille se prépare au changement. Tous les jeunes de cette classe d’âge sont concernés et nous avons beaucoup échangé en début d’année avec les autres familles. Il faut les aider à prendre du recul et couper les liens avec la fratrie. Le Covid n’a pas changé grand chose pour nous. Ça sera peut être compliqué de voyager dans les mois à venir mais heureusement les moyens de communication facilitent la transition”.

Françoise: “Tout s’est fait dans le désordre: mi-mars nous avons appris notre rapatriement d’urgence en France.  Entre le déménagement précipité et les résultats d’admission, ça a été panique à bord! Heureusement il a choisi d’étudier en Europe et nous sommes en France, on ne sait pas encore pour combien de temps, mais aux vues des derniers rebondissements, nous serons encore là en Septembre. On pourra aller l’installer! Même en voiture s’il le faut! (s’il n’y a plus d’avions).

“Nous avons fait en sorte de laisser à notre fils le plus long délai de reflexion possible, afin que ce choix lui appartienne vraiment. Avec tout ce qui se passe en ce moment je suis contente qu’il soit en France. Je préfère le savoir proche de la famille.“

 

Dans quelles dispositions d’esprit est votre enfant aujourd'hui ?

Séverine : « Serein, il part avec une bande de copains. » 

Tout comme les enfants de Florence et Juliette.

Celui de Véronique, lui, revendique son indépendance, « t'inquiètes maman je gère ! », tout comme Félix ou le fils de Soizig qui se sentent grisés, impatients ... même s'ils ne savent pas trop à quoi s'attendre.

Quant à Sabine et Françoise le plus dur pour leur fils est de voir la famille déménager pour une future maison qui ne sera jamais chez lui : « Il revendiquait son indépendance mais le plus dur pour lui c'est  de nous voir en même temps quitter HK, notre futur chez nous n'est plus sa maison. De plus, on va devoir le laisser tout seul fin août. Je sais qu'il appréhende un peu. »

Pour Aline « Je dirai surtout indécis pendant longtemps, si bien qu’il a attendu quasiment le dernier moment pour finaliser son inscription. Je suppose qu’il devait être anxieux à l'idée de choisir. »

 

Et vous, ses parents ?

Si dans l’ensemble comme Séverine, Juliette et Véronique la sérénité affichée des enfants leur inspire confiance, pour Florence elle est teintée d’inquiétude.

En revanche pour Sabine, c’est dur « « J’ai prévu de le rejoindre pour l’installer à l’université, mais je ne sais pas comment la situation du Covid-19 va évoluer d’ici là. Est-ce que je vais pouvoir quitter New York? Est-ce que je vais pouvoir rentrer après l’installation? Heureusement, nous avons des amis à Londres qui vont l’accueillir chez eux avant sa rentrée. Ça me rassure de savoir qu’il ne sera pas tout seul et qu’il aura une famille si besoin. Notre fils est quelqu’un qui ne se plaint jamais, il se débrouille et il m’a toujours déculpabilisée, il voit toujours le côté positif, ce qui est vraiment un soulagement pour nous, parents. »

Tout comme Aline « Moi je suis de nature très anxieuse, même si l’équipe du lycée en France est à notre écoute et que tout semble s’organiser au mieux ».

De même Françoise qui trouve « Qu’à 17 ans, un nouveau pays, des études exigeantes, faire la balance entre indépendance et liberté, c’est mettre beaucoup de pression sur ses jeunes épaules.»

Pour Soazig aussi, c’est un moment difficile « Grosse différence de ressenti entre mon mari et moi. Pour mon mari cela semble plus facile. Je sens que je vais vivre cela comme un déchirement lorsqu’on va le laisser en France à la fin des vacances, pour rentrer en Chine, même si je sais que tout va bien se passer. »

 

Sur le plan pratique comment gère-t-on au mieux et de loin le départ de son enfant ?

Pour la grande majorité et quand c’est possible l’anticipation et organisation sont les meilleures antidotes aux dérapages non contrôlés.

Véronique : « Le départ demande un certain nombre de préparatifs sur le plan pratique (et tout cela à gérer pendant l’été) :

- financier d’abord : ouverture d’un compte bancaire, explications sur la gestion d’un compte (pas de découvert SVP) et le règlement des factures à temps, l’établissement d’un budget, sa tenue, analyse de son dépassement etc.

- vestimentaire ensuite : il faut équiper nos enfants pour un climat diffèrent,

- logement : le choix du logement est un casse tête (pas encore finalisé a l’heure actuelle): foyer, colocation, studio... Notre choix en tant que parent s’arrêtait sur un foyer refusé net par notre aînée. Nous nous sommes rabattus sur une colocation avec des camarades de terminales s’installant dans la même ville. Ils ont tous un rythme de travail et des personnalités différentes sans compter la gestion des sorties/invitations à l’appartement… on a décider de tous faire le point à la Toussaint et d’ajuster si besoin.

En revanche c’est un véritable parcours du combattant pour louer une simple chambre ! Les bulletins de salaires édités à l’étranger n’ont pas toujours bonne presse et rendent les propriétaires méfiants. Une caution a dû être demandée à ma sœur et son mari pour obtenir un bail !

- médical : trouver un médecin traitant à proximité de leur nouveau lieu de vie pour savoir vers qui se tourner à la première angine,

- plus tous les autres aspects pratiques liés à une installation habituelle : téléphone, internet »

Juliette toujours pragmatique s’est assurée « qu’il ait tout ce dont il avait besoin pour vivre : ouverture de compte en banque, couverture santé, vêtements chauds, envoi de ses affaires. »


Internet a permis à Aline de bien défricher le terrain : « J’ai fait de longues recherches sur internet pour trouver un lycée. Il nous fallait trouver un établissement qui propose le Chinois en LV2 et un internat. Heureusement que les démarches se font en français.

Comme le souligne Soazig l’éloignement accroît la difficulté « Entre les dossiers, le logement, on est très occupé et on est amené à faire des choix, donc anticiper le départ tout au long de l’année.»

Mais quand les évènements se précipitent, ou change radicalement de braquet c’est sans filet que l’enfant part comme le fils de Françoise : « En l’occurrence rien ne devait se présenter ainsi. Nous avons donc choisi arbitrairement une chambre d’étudiant et à lui de se débrouiller. Facteur aggravant il n'est pas majeur, ce qui complique singulièrement le schmilblick. »

Florence a joué la carte de la prise de conscience dans sa globalité : « Nous lui avons fait bien prendre conscience des différences dans la vie quotidienne (plus de responsabilisation, parfois un sentiment de solitude, gestion matérielle du quotidien, gestion des tracas ! Différences de mentalités, de rythme de vie, de climat, la gestion d’un budget, des loisirs...) ». Sabine souligne la difficulté d’un double déménagement : « Pas simple puisque la famille déménage de Hong Kong à New York et lui part aux UK. Ceci dit, nous avons su seulement le jour des résultats du Bac qu’il allait aux UK, c’était son 1er choix mais il lui fallait 14 de moyenne au bac, s’il ne les avait pas, il partait au Canada...donc pas facile d’anticiper ! On a tout géré à distance, pas de visites d’universités, de Hong Kong c’est trop loin. Mais comme nous avions vécu auparavant 4 ans aux UK, il connaissait. »

La rentrée universitaire 2020-2021 s’annonce challenging pour des milliers d’étudiants à travers le monde. C’est une situation inédite pour les établissements également. Heureusement de nombreuses ressources sur les réseaux sociaux, entre autres, existent aujourd’hui pour s’assurer que tout se passe au mieux. Vous trouverez des groupes Facebook (Mon bébé passe le bac, Expats parents, Femme Expat…), des réseaux de parents, des Associations d’Accueil (les Accueils du réseau Fiafe) dans à peu près toutes les villes du monde entier, pour vous aider à trouver un logement étudiant, proposer des recommandations de médecins ou encore des informations pratiques. N’hésitez pas à les contacter.

En attendant que votre bébé quitte le nid, profitez de cet été pour recharger les batteries.

 

Vous avez des questions, l'envie d'échanger ? 

Profitez du savoir-faire de l'équipe d'Expat Communication, éditeur des sites Expat Value et FemmExpat et des coachs de notre Expat Coach Academy pour discuter entre expats sur les sujets qui vous tiennent à cœur en ce moment.

>> Consultez l'agenda de nos Cafés Expat classés par thématique

 

 

 

Nous sommes à vos côtés

Même si l'incertitude est sans doute de mise pour beaucoup d'entre vous : départs en stand by, retours compliqués... n'hésitez pas à contacter nos équipes pour un accompagnement sur-mesure.

  • Une séance découvertede 30 minutes avec un coach vous est offerte. Prenez rdv dès aujourd'hui !
  • Groupe de recherche d'emploi pour expatriés pour booster votre recherche d’emploi et surmonter la crise : le Job Booster Cocoon- groupe d'aide au retour à l'emploi  (éligible au CPF) - s'adapte !  En savoir plus.

Notre expérience de coaching à distance par visioconférence nous permet d'être immédiatement opérationnels. Depuis novembre 2019, une plateforme digitale permet à tous nos coachés d'accéder à des ressources à distance. Un véritable atout en cette période de post-confinement.

 

FemmExpat vous conseille de lire aussi :

 

 


INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE NEWSLETTER

Évènements à ne pas manquer

Pas d'évènements prévus pour le moment.

ACCÉDEZ GRATUITEMENT À NOS CONFERENCES ONLINE

Nos derniers articles !