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Conjoints expatriés: on arrête les tabous !


une famille qui se tient la main sur la plageL'expatriation, c'est un peu comme le mariage. On s'y lance pour un futur plus beau. Et le meilleur arrive souvent. Mais le pire est possible aussi et il faut le préparer. Or notre stratégie, pour beaucoup d'entre nous, consiste plutôt à imiter les autruches. Amies expat, prenons notre courage à deux mains, et ensemble, osons lever quelques tabous.

Nous nous appuierons pour cela sur les chiffres du “Baromètre de l'expatriation 2019”, réalisée par Expat Communication et la CFE, en partenariat avec la Banque Transatlantique.

 

 

 

Une dépendance fragilisante

Selon une idée largement répandue, en 2020 « dans le couple, on est égaux et nos trajectoires financières sont indépendantes. » Est-ce vraiment la réalité ?

En expatriation en tout cas, pas du tout. Aujourd’hui encore, lorsqu'un couple est envoyé en expatriation, dans 90 % des cas, l'expatrié est un homme. Et même, si on regarde strictement la population des collaborateurs envoyés par leur entreprise avec le statut d'expatrié, comme nous le ferons jusqu'à la fin de cet article, le pourcentage passe à 94%. Passons outre le fait que Simone de Beauvoir s’en étrangle dans sa tombe. Retenons juste que cela place les femmes encore très majoritairement dans une position de conjoints accompagnateurs  (ndr chez femmexpat, nous refusons l'expression "conjoint suiveur". Les conjoints, en général, ne suivent pas, ils sont partenaires de l'expatriation. Alors nous parlons de conjoint expatrié ou de conjoint accompagnateur). Bref, même si la situation évolue, comme nous allons le voir, la tendance reste lourde.

 

Seulement 42% des conjoints expatriés travaillent.

Et puisque nous avons abordé le sujet par l'angle du genre, précisons que la proportion ne monte qu'à 52% chez les conjoints accompagnateurs masculins. Nombreuses sont les raisons qui peuvent motiver les conjoints expatriés à faire une pause professionnelle :

  • parenthèse pour se consacrer à la famille,
  • besoin d’un break,
  • besoin de faire un point sur son projet professionnel,
  • difficultés à trouver du travail dans un environnement particulier…


Ne dramatisons pas ce qui n'a pas besoin de l'être : 72 % des personnes interrogées qui ne travaillent pas considèrent cette pause comme une chance. Cependant, le conjoint accompagnateur se trouve alors dans une situation de dépendance financière qui peut le fragiliser, surtout en cas de coup dur.

 

Une réalité sous-estimée

64 % des expatriés partent en couple. Avec ou sans tribu, la mobilité internationale concrétise un projet de famille, avec la promesse de découvertes et d’enrichissements tant personnels que professionnels.

 

Mais qu’en est-il de la situation de celui qui accompagne ?

Selon le Baromètre 2019, plus d'un tiers des expatriés n’ont aucune connaissance des droits à la retraite de leur conjoint et 47 % n’ont mis en place aucun système d’épargne volontaire pour la personne qui les accompagne dans l’aventure de la mobilité internationale.

Or, la période de vie à l’étranger peut durer des années voire des décennies, ce qui accentue la dépendance au retour, sans parler des coups du sort qui peuvent mettre le conjoint dans une situation délicate si rien n’a été anticipé. Ajoutez à cela l’évolution des retraites qui va vers toujours moins de pensions de réversion, notamment pour le régime de base, aujourd’hui indexé sur les revenus du conjoint, et le conjoint accompagnateur peut vite se retrouver en difficulté. 

On pourrait retirer de ces chiffres l'impression d'une certaine légèreté. Cela se passe-t-il ainsi chez vous ?

connaissez-vous vos droits à la retraite

Avez-vous mis en place un système d'épargne volontaire pour compléter la retraite de votre conjoint ?

 

Comment anticiper l’inenvisageable ?

Quand tout va bien, tout est formidable ! Les conjoints accompagnateurs sont d’ailleurs 85% à juger positivement leur expatriation, en particulier pour la dimension « vie de famille ». Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille et il arrive que des nuages se profilent sur le couple ou qu’un décès survienne de façon brutale.

Or rappelons quelques données. 58% des conjoints expatriés ne travaillent pas. Parmi ceux qui travaillent, plus du tiers exercent à leur compte (indépendant, profession libérale, entrepreneur) et plus de 40% à temps partiel. Les deux tiers ont vu leur salaire stagner ou régresser depuis leur départ en expatriation. Plus de la moitié des conjoints (51%) s'inquiètent de leur devenir professionnel lors de leur retour.

L'aventure s'avère donc passionnante mais fragilisante sur le plan professionnel. Tant que le couple reste soudé, la progression de l'un compense tant bien que mal le recul de l'autre.

 

 

Mais quid en cas de difficulté ?

Divorce et décès sont toujours des sujets difficiles à aborder et dans beaucoup de couples, on ne prend pas la mesure de ces drames que peut malheureusement réserver la vie. Or si la séparation et le divorce ne touchent que 3% des couples en expatriation, 8% des personnes interrogées au retour se déclarent séparées ou divorcées.

Afin d’atténuer les conséquences de ce qui semble inenvisageable, mieux vaut prévenir que guérir. S’informer et sécuriser ses finances avant de partir est le meilleur moyen d’envisager l’avenir sereinement.

« Quand mon mari m’a quittée en expat, je n’avais pas anticipé la situation précaire dans laquelle un divorce me mettrait, explique Carole, expatriée pendant 5 ans à Abu Dhabi. Par ailleurs, dans un contexte légal local complexe pour les femmes, on peut vite se retrouver dans une situation inextricable. Avec le recul, je ne peux que conseiller de mettre en place une protection du conjoint expatrié… on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. »

 

 

Une réflexion indispensable, et passionnante !

En plus, toute cette réflexion sur ce qu’on appelle pompeusement l’ingénierie patrimoniale peut s’avérer très intéressante, et même être l’occasion d’une jolie discussion sur des projets communs. Et pour ceux chez qui cette idée ne déclencherait pas d’enthousiasme particulier, les conseillers spécialisés sont là pour vous aider à trouver les meilleures options de protection.

En effet, nous n'aimons pas nous adresser à notre moitié pour lui demander ce qui se passerait si elle passait sous un camion ou si elle nous quittait, envoutée par les charmes locaux. Le sujet passe beaucoup mieux lorsqu'il est évoqué par une tierce personne formée en posant la question avec diplomatie. Surtout si, à cette réflexion désagréable, succède l'évocation plus réconfortante de l'achat d'une résidence pour nos vieux jours en commun, et la mise en place de dispositifs pour s'assurer du confort de notre vieillesse.

Les projets nourrissent l'amour alors que le silence le fragilise. Osons dire que parler d'argent ensemble est bon pour le couple !

 

Vous l’avez compris, la protection du conjoint en expatriation, c’est :

  • indispensable,
  • et pas forcément compliqué.

Mise en place en couple ou à l’aide d’un conseiller, on a tout à y gagner ! Alors pourquoi attendre ?

 

Cet article est sponsorisé par 

logo de la banque transatlantique

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