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Prévoir sa retraite et celle de son conjoint : un casse-tête en expatriation !


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Selon une enquête réalisée par Humanis - le « baromètre Expatrié 2019 » :
 1 expatrié sur 2 cotise volontairement pour sa retraite et celle de son conjoint. Et cela, en plus des cotisations imposées par le pays d’accueil.

Moins de 25% cotisent pour leur retraite de base via la CFE et 19% pour la complémentaire auprès de l’Ircafex et CRE (Humanis).

 

Comment expliquer ces chiffres ? 

Inconscience ou méconnaissance ? Ces résultats ne sont effectivement pas très encourageants et s'expliquent sans doute par :

  • un accès complexe à l’information,
  • un désengagement croissant des entreprises pour le financement des retraites de leurs salariés à l’étranger
  • le coût des cotisations

 À cela, s’ajoutent :

  • l’incompréhension du système de retraite français (cfr. les réformes de retraite successives),
  • la méconnaissance des conséquences sur la protection sociale du pays d’accueil choisi 
  •  l’évolution du contrat d’expatrié concernant souvent le pays d’exercice.

85% des salariés expatriés exercent sous « contrat local ».

De plus, peu d’entreprises françaises (25%) prennent en charge les cotisations retraite volontaires. Cela s’explique par un coût du travail élevé d’environ 70% pour un salarié français ayant choisi le statut de détaché et un peu moins pour un expatrié.

Quelques conseils pour y voir plus clair sur votre retraite

  • Le maître mot est ANTICIPER.
    Avant de partir à l’étranger, scanner vos bulletins de paie. Des événements de la vie (déménagement, divorce, inondation…) engendrent souvent la perte de ces documents pourtant indispensables à la vérification et correction de votre carrière.

  • Contrôler régulièrement votre relevé de carrière 
    Vous pouvez l'obtenir sur le site www.assuranceretraite.fr ou www.info-retraite.fr. Vous êtes le seul à connaître votre parcours et pouvoir remarquer des oublis de période d’activité.

  • Faites-vous accompagner d’un spécialiste lors de la négociation initiale ou lors du renouvellement de votre contrat d’expatrié.
    Le renouvellement se fait très souvent au dernier moment et peut prévoir un changement de pays d’accueil et donc de protection sociale. Il est donc indispensable de demander le maintien des droits retraite française par la prise en charge des cotisations par l’employeur (en moyenne 40% comme pour un salarié français).

 

Exemple vécu chez Challenge Retraite Conseil :
Un salarié expatrié à Singapour nous contacte. Il veut mettre à jour son relevé de carrière et son estimation retraite juste un mois avant le renouvellement de son contrat. Nous faisons l’estimation de ses droits en maintenant la cotisation volontaire à la CFE et l’Ircafex selon 2 scénarios :

  1. le maintien d’un contrat expatrié à Singapour
  2. ou un contrat local. 

Moins d’une semaine avant le début des négociations, une mutation à Londres lui est proposée. En plus du changement de protection sociale locale, nous avons informé notre client des risques du Brexit sur sa retraite et l’avons accompagné pendant la négociation afin de lui assurer une protection maximale (y compris pour lui assurer des droits au chômage en cas de rupture de contrat avant son départ en retraite).

  • Pensez à demander à votre employeur, lors des négociations, la prise en compte (ne serait-ce que partielle) des droits de votre conjoint(e). 
    Dans le cas d’un refus et selon votre projet d’expatriation, étudiez ensemble l’opportunité de cotiser à titre privé à la CFE et l’Ircafex.

 

Quels repères avoir pour déterminer sa date de départ en retraite ?

Déterminer la meilleure date de départ en retraite est moins facile depuis la fusion ARRCO AGIRC (effective depuis le 1er janvier 2019). 

Avant il suffisait de connaître la date d’acquisition des trimestres demandés pour obtenir le taux plein à compter de 62 ans. Dans le jargon des retraites, c’est la durée de référence qui est déterminée par son année de naissance.

Exemple :
Clara, née en 1969, aura une retraite à taux plein dès qu’elle cumulera 170 trimestres. Si elle a commencé à travailler à 22 ans en ayant déjà acquis 5 trimestres grâce à des jobs d’été, elle pourrait partir à 63 ans et 3 mois.

Voici le nombre de trimestres que vous devrez cumuler pour ne pas minorer de façon définitive le montant de votre retraite :

trimestre a cotiser

 

En quoi consiste la réforme ?

Aujourd’hui, les assurés nés à compter du 1957, devront prendre en compte un malus* de 10% de leur retraite complémentaire ARRCO-AGIRC pendant 3 ans. Et ce, dans le cas où ils partent à la date d’obtention du nombre de trimestres demandés pour l’obtention du taux plein. Pour certains clients du cabinet Challenge Retraite Conseil, cela peut représenter une perte de 12 000 € sur 3 ans !

*(La durée et le taux de ce malus est en discussion actuellement).

 

Le but de cette réforme est d’amener le salarié à décaler son départ en retraite d’au moins 1 an : ce report annule cette « décote » temporaire.  

retraite tableau

 

Une autre solution pour éviter cette minoration de 10% ? Partez à la retraite un trimestre avant la date de l’obtention du taux plein. Une minoration définitive de 1% de sa retraite ARRCO AGIRC peut être plus avantageuse selon les cas.

 

N'hésitez pas à demander à un spécialiste de chiffrer l’impact des différentes hypothèses de date de départ sur le montant des droits retraite. Cela vous éclairera sur la stratégie à adopter. Et, cela est d’autant plus vrai avec les réformes en cours.

Cas particuliers :

Pour déterminer votre date de départ en retraite, vous pouvez relever d’un cas particulier tel qu’une carrière longue :

  • vous pourriez alors partir entre 60 et 62 ans
  • à condition d’avoir cumulé tous vos trimestres et d’avoir acquis 4 ou 5 trimestres avant vos 20 ans.

 

L’élément clé dans le calcul de votre retraite est le « trimestre »

C’est pourquoi la cotisation à la CFE est indispensable pour limiter la « casse » lors de votre retour en France. Selon le pays d’accueil et votre âge, l’opportunité de cotisation volontaire à la CFE et à l’Ircafex sont à étudier sérieusement, de préférence avant votre départ. Plus vous vous y prenez tôt et plus vous avez du choix dans les stratégies à adopter.

Anticiper c’est gagner en liberté et c’est augmenter vos droits retraite

À l’inverse, le rachat de trimestres ne doit être envisagé que dans les 5 années précédant votre départ en retraite. Les réformes en cours peuvent modifier son impact voire le rendre caduc si vous l’anticiper trop tôt.

 

Le principal objectif de Challenge Retraite Conseil est d'assurer à ses clients une retraite «juste», conformes à leurs droits. 

Nous portons une attention particulière à :

  • désamorcer les appréhensions liées au départ en retraite,
  • anticiper au mieux les changements de statuts,
  • optimiser les droits retraite.

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N'hésitez à contacter Maylis Villenave pour faire un diagnostic qui correspond à votre profil 

 

 

 

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Ce texte est un publi-rédactionnel

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