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Colombie La Maternité

Ma maternité à Bogota


bogota maternité"Chéri ? Ma grossesse est confirmée ! Non, ma fatigue pendant le déménagement n'était pas due qu'au stress ! Oui, c'était donc un faux négatif il y a un mois à Quito !" Démarrage sur les chapeaux de roues pour notre installation à Bogotá ! Heureusement que la communauté française est accueillante. 

 

Suivi médical

À Bogotá, les médecins sont tous regroupés dans des immeubles de Consultorios, c'est plutôt pratique ! Au même étage que le Dr Nicole Benoit, généraliste lyonnaise, qui m'a orientée dès mon arrivée quand je lui ai fait part de mes doutes, il y a un gynéco spécialisé dans les échographies (qui suit jusqu'au 6e mois et qui est en retard dès 7h du matin), le laboratoire pour les prélèvements (avec le meilleur "préleveur" que j'ai rencontré, vieux comme Hérode mais ne laissant aucun bleu après une prise de sang).

Il a fallu ensuite choisir la clinique pour l'accouchement. Il y a autant de cliniques que de quartiers. Il est impensable d'aller dans une clinique qui ne correspondrait pas à l'estrato (l'estrato définit la "classe" des habitants d'un quartier : dans un quartier estrato 3, il n'y a pas d'eau courante chaude, peu de taxis... alors qu'en estrato 6 comme dans la Cabrera où se situent l'Ambassade et la Résidence de France comme le lycée français, il n'y a pas de grande différence avec l'Europe ; certains Colombiens ne vont même pas dans un parc qui n'ait pas la même classification que leur logement !), donc le choix se fait, en général, entre la Country, proche du lycée français, et la Santa Fé, proche de Santa Ana (les 2 quartiers où vivent la majorité des Français, cf. le témoignage de Marie-Caroline). Pour nous qui habitons la Cabrera, la Country était (et s'est révélée) plus pratique, car accessible à pied, ce qui est important vus les embouteillages à Bogota, et  notre assurance pouvait prendre en charge directement les factures, ce qui n'est pas négligeable comme détail quand on s'aperçoit du prix de la santé quand il est facturé à des expats. Á la Santa Fé, il y a une gynéco qui a fait une partie de ses études en France, ce qui peut être confortable pour un premier bébé/quelqu'un qui ne parle pas espagnol/quelqu'un qui vient d'arriver en Amérique Latine.

Le gynéco m'a donc été conseillé par la généraliste française ; ayant exercé en Europe, il est attentif à expliquer les particularités du suivi local, et j'ai apprécié qu'il ne se vexe pas quand je lui ai dit que "non, je préférais ne pas avoir le vaccin supplémentaire contre la coqueluche". Chaque mois, une échographie, avec CD de photos, et pas d'examen invasif systématique (sauf le dernier mois). Il insiste bien à chaque fois sur le fait de garder une activité physique : entre la marche pour éviter les bouchons (en restant sur les petites rues pour s'épargner la pollution) et le Pilates proposé par Bogota Accueil, facile ! 

Les Colombiens sont, comme pour le reste, aimables, particulièrement attentifs au bien-être d'une femme enceinte (les vendeurs viennent nous chercher pour passer devant les autres clients), mais un peu intrusifs : combien de fois j'ai du me reculer pour ne pas qu'un parfait inconnu me caresse le ventre...

 

Accompagnement

Comme c'est ma 3ème grossesse, je n'ai pas éprouvé le besoin de me faire accompagner, mais il y a des Doulas (sage-femme) qui peuvent même être présentes lors de l'accouchement et un centre, le Maternity Spa, géré par une gyneco, qui propose tous les services autour de l'enfant, depuis sa conception (haptonomie, yoga, pilates (pré et post accouchement), gymnastique, massages (ça, j'ai testé !), cours en couple pour l'accouchement, les soins au bébé...) jusqu'au suivi post-accouchement (pas de rééducation du périnée, par contre).

 

Accouchement

5 semaines avant le terme, une rencontre est organisée au sein de la clinique avec l'anesthésiste (même si on ne veut pas de péridurale, d'après ce que j'ai compris), c'est aussi l'occasion pour l'infirmière en chef d'expliquer quand, comment et avec quoi, papiers et matériel, se présenter à la maternité. On fait aussi une pré-admission, pour le cas d'une arrivée en urgence, on fait le tour des allergies, des préférences (perfusion à gauche pour moi !) et des personnes à contacter ("comment ça, "seulement votre mari " ? Il n'y aura pas votre maman ?!"). 

 

Le dernier mois, le rythme des rendez-vous s'intensifient : on se voit toutes les 2 semaines, avec Gygy. Mais lorsqu'il y a une inquiétude (avant même de devenir une urgence), Gygy me reçoit entre 2 patientes : c'est rassurant ! L'admission se fait 4 jours avant le terme : l'examen gynéco du rdv de ce matin-là (rdv auquel je m'étais rendue en marchant, m'arrêtant juste pour aider un papy tombé de vélo) a révélé un col ouvert. Sans pression, je suis donc admise à la maternité (une rue à traverser), j'appelle mon mari pour qu'il n'aille pas travailler après avoir posé les grandes à l'école (hé oui, le rv était à 7h du matin!) et qu'il me rejoigne à la maternité, il m'amène ma valise, tranquillement, il passe au supermarché à coté pour acheter les dernières affaires, il revient pour apprendre que la péridurale est posée, qu'on va bientôt me conduire dans la salle d'accouchement, enfin... dès qu'il y en a une qui se libère (tiens, un lendemain de pleine lune!). Je finis par aller dans la salle VIP, qui propose un salon entre le couloir et la chambre à proprement parler (ce qui convient bien à monsieur qui préfère se retirer quand l'acte devient trop médical), et qui permet de ne pas changer de lit entre l'attente et l'accouchement : la partie basse de la table s'enlève, des étriers apparaissent, hop, je suis en train d'accoucher ! 

 

Accouchement à l'image de la grossesse, idéal, rapide, sans complication. À 11h du matin, Amande pointe le bout de son nez (et plus!).

 

Suivi après la naissance

On reste 24h à la maternité, pendant lesquelles on ne cesse d'être réveillées, dérangées : les infirmières veulent absolument que le bébé tète toutes les 2 h, quitte à le réveiller ; le pédiatre vient m'expliquer, à 2h du matin, qu'il est important de respecter le sommeil de l'enfant ET de le faire manger toutes les 2h ; les familles qui patientent dans le couloir expriment leur joie à chaque nouvelle naissance à grands renforts de cris, de chants et de salve d'applaudissements ; la prise de tension et de température me semble beaucoup trop régulière. Finalement, je suis contente de sortir dès midi le lendemain : je me reposerais mieux à la maison, même avec 2 grandes, qu'à la clinique !

 

Une visite chez le pédiatre est obligatoire le 3eme jour du bébé : parmi les 2 pédiatres conseillés par une collègue, celui d'Usaquen nous donne un rdv qui nous arrange plus que celui de Chapinero. Surprise, il parle français ! Il nous demande de revenir le lendemain pour suivre l'évolution de cette petite couleur jaune... Et le lendemain, nous apprécions qu'il soit chef du service pédiatrie de la clinique Santa Fé : il appelle sa collègue de neo-nat pour faire admettre Amande sans passer par les urgences. Voilà Amande sous UV pour les 3 prochains jours : ce qui passe inaperçu quand, ailleurs, rester une semaine à la clinique devient source de stress car on refait une admission. Amande est hospitalisée avec les prématurés. En tant que maman je ne suis que visiteuse, je ne peux pas l'allaiter (je dois aller dans une unité spéciale, sur rdv, pour tirer mon lait). Mais au final, la prise en charge a été parfaite.

 

Le bilan de cette grossesse est donc positif, notamment parce que c'était la 3eme et qu'elle a été sans complication. Pas sûre que tant que primipare, je l'eus vécue pareil ! 

Fleur

 

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