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Aller au cœur de ses envies professionnelles – Le témoignage de Solène sur le Job Booster Cocoon

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Aller au cœur de ses envies professionnelles - Le témoignage de Solène sur le Job Booster CocoonAprès ses études, le parcours de Solène semble tout tracé pour faire une brillante carrière. Mais dix ans plus tard, à son retour d’expatriation, ses priorités ont changé. Que s’est-il passé entre-temps ? Vous allez le découvrir dans ce portrait. Vous comprendrez également comment le Job Booster Cocoon l’a aidée à se recentrer sur ce qu’elle voulait vraiment.

 

J’ai fait une Maîtrise de Sciences de Gestion à Dauphine puis un Master Spécialisé en Marketing et Communication à l’ESCP. Mon parcours était tout tracé : chef de produit, chef de groupe puis directrice marketing.

 

J’ai commencé à travailler chez Unilever en Angleterre.

Je développais des innovations en produits de grande consommation (margarine, lessive etc.). Il s’agissait d’identifier un problème du consommateur et de créer le produit qui répondait à ce besoin. J’étais en charge du projet, de l’identification du problème jusqu’à la première production. J’adorais ça !

 

Lorsque j’ai attendu mon premier enfant, j’ai souhaité me rapprocher de ma famille.

Nous sommes donc rentrés en France. Pour ce faire, j’ai dû faire des concessions sur le contenu et j’ai pris un poste en marketing opérationnel – discipline très différente du marketing de développement que j’avais exercé jusque-là.

J’ai ensuite pris un poste chez Heinz, qui mixait marketing opérationnel et développement. Mais là encore, je n’étais pas pleinement satisfaite. L’aspect commercial ne me convenait pas.

 

A ce moment-là, mon mari a eu l’opportunité de partir en Allemagne.

Pour lui, c’était l’occasion d’accélérer sa carrière. Pour moi, c’était un changement bienvenu car cela me permettait de quitter une situation qui ne me convenait pas. J’étais donc contente de partir.

 

Le choc de la page blanche

En expatriation pour la première fois, je me suis retrouvée sans colonne vertébrale à mes journées. Auparavant, ma journée était rythmée par les sollicitations extérieures : la réception d’emails, transmettre des réponses, trouver des solutions… Puis, d’un coup, plus rien, la page blanche. Ça a été un choc.

Faire une pause et se former

Je n’avais pas d’opportunités professionnelles en Allemagne. C’était donc l’occasion de faire une pause. Je décidais de la mettre à profit pour me former au FLE (Français Langue Etrangère). Ainsi, pendant ma première année d’expatriation en Allemagne, j’ai suivi la formation avec l’Alliance Française, en cours à distance avec le CNED.

Cette première année a été aussi la période de l’installation, de l’adaptation. Mon fils avait quatre ans et ma fille neuf mois. J’étais contente d’avoir du temps avec eux.

Mais avec cette formation à distance, seule face à mon ordinateur, il fallait que m’astreigne à travailler seule. C’est ce qui a été le plus difficile. Mais ça a été payant car j’ai obtenu mon diplôme d’aptitude à l’enseignement du français langue étrangère (DAEFLE) avec mention.

Puis, comme l’école où je prenais des cours d’allemand cherchait une prof de français, j’ai tout de suite commencé à enseigner.

Une slow life bienvenue

Je n’ai eu aucun mal à m’adapter à une slow life que je n’avais encore jamais connue. Je donnais une dizaine d’heures de cours par semaine. Et à la sortie de l’école, je retrouvais les autres mamans qui venaient de terminer leur journée de travail, souvent des cadres à temps partiel.

Nous avons développé une vie sociale très riche autour des enfants. Avec l’école qui finissait à 15h, nous avions effectivement le temps d’aller les uns chez les autres.

Nous pensions alors prolonger notre expatriation mais la filiale dans laquelle travaillait mon mari a été vendue.

 

Un atterrissage difficile en France

Nous avons appris notre retour en France en avril 2017. Finalement, l’expatriation en Allemagne pour moi, c’était un peu comme l’Erasmus pour les étudiants. On vit au jour le jour, on profite bien, mais on ne réfléchit pas vraiment à la suite. Au retour à Paris, je me suis sentie vraiment dans le flou. J’avais réellement apprécié ma vie en expatriation, une vie que je n’avais jamais envisagée. Moi, la cadre parisienne, je m’étais épanouie dans une petite ville de province. Maison avec jardin et voiture, il ne manquait plus que le chien pour parfaire le tableau idyllique.

Alors, au retour, j’ai trouvé que Paris était sale, bruyante, que les gens faisaient la gueule. La famille, les amis, personne ne t’attend. Il n’y avait pas de place pour nous dans le calendrier. Nous avons appris notre retour trop tard pour inscrire les enfants dans les écoles que nous aurions voulues à Paris. Les locataires de notre appartement nous l’ont rendu dans un sale état. Et comme les enfants avaient grandi, l’appartement n’était plus adapté.

20 septembre 2018 - Prochain Job Booster Cocoon

J’avais besoin d’aide

Quand je suis arrivée en Allemagne, il a fallu que je m’adapte. Mais j’étais dans une position de conquête. Perfectionner mon allemand, installer les enfants, nouer des relations, mes objectifs étaient clairs, même si j’ai été un peu désarçonnée au démarrage.

A mon retour en France, je ne savais pas ce que je voulais faire. Quand j’étais partie en Allemagne, j’avais laissé derrière moi des problèmes non résolus sur le plan professionnel. Le retour m’a donc mise au pied du mur. Ne pas travailler ou enseigner le français en expatriation, ça s’explique sur un CV. Mais ne rien faire au retour, à un moment, ça finit par se voir. Il fallait donc que je passe à l’action relativement rapidement. Or je ne voyais pas comment m’en sortir toute seule. J’avais besoin d’aide. J’ai alors découvert le Job Booster Cocoon par des relations.

 

L’importance du rendez-vous hebdomadaire et des filles formidables

Avec le Job Booster Cocoon, j’étais contente de bien m’habiller le vendredi matin, mettre une touche de maquillage pour rejoindre le groupe. J’avais l’impression de partir au bureau. Et rien que ça, ça booste le moral.

Les filles que j’ai rencontrées au Job Booster Cocoon sont formidables. Certes, nous avons toutes des profils très différents. Mais nous étions toutes cadres et très motivées pour trouver du travail. Nous avions un état d’esprit très pro, dans l’action. Il faut dire que nous avons toutes financé nous-même notre Job Booster cocoon. Alors je crois que nous en attendions aussi beaucoup. Il fallait en retirer le maximum possible. Plus tard nous avons fusionné avec un autre groupe. Les profils y étaient différents, comme Miliça qui est chanteuse ou Rosa qui est peintre. Elles ont d’ailleurs une clairvoyance vraiment appréciable, mettant le doigt sur des aspects intéressants.

 

Un regard bienveillant

Le regard des autres dans le Job Booster Cocoon est très valorisant. Ecrire une présentation structurée, ça me semble normal. Mais quand les autres le remarquent, ça prend une nouvelle valeur. Ces regards bienveillants permettent de se rendre compte de ses talents. D’autant que la bienveillance n’empêche pas la critique.

 

Comprendre ce qui me convient

Je savais depuis longtemps que le marketing opérationnel ne me convenait pas. Mais c’est grâce au Job Booster Cocoon que j’ai compris pourquoi. J’ai vraiment besoin de me sentir utile, de construire quelque chose. Et c’est le cas avec l’innovation : suivre un projet de A à Z, de l’idée à la première production en usine, gérer une équipe interdisciplinaire, tenir des deadlines, etc. Là, j’ai l’impression d’avoir une valeur ajoutée. Au Job Booster Cocoon, j’ai donc décidé de me concentrer sur ce qui me passionne : l’innovation. Pour accompagner cette transition, j’ai choisi de de former. Je viens ainsi d’être admise au Master Spécialisé en Innovation de l’ENSCI-Les Ateliers. C’est la meilleure école de design en France. Ça me permettra de me concentrer sur ce qui m’intéresse et d’élargir mes perspectives.

 

Aller au cœur

Le Job Booster Cocoon m’a permis d’enlever toutes les pelures de l’oignon pour mettre à jour ce qui m’intéresse. Enlever les pelures, ça peut être douloureux. Mais nous avons toutes un jour ce moment où tout fait sens. Un jour, je me suis dit « voilà, c’est ça que je veux vraiment faire » et ça apporte une grande sérénité. Aujourd’hui, je n’ai pas encore trouvé de boulot, je n’ai même pas encore commencé ma formation mais j’ai la certitude d’être dans la bonne voie.

 

Me sentir vraiment arrivée

C’est d’ailleurs depuis ce printemps 2018, soit seulement deux mois, que je me sens vraiment arrivée en France. Je suis de nouveau en accord avec Paris, le lien est renoué. Et tout le monde est content de mon passage par le Job Booster Cocoon. Mon mari, qui avait un sentiment de culpabilité, était heureux de savoir que je recevais de l’aide. J’avais en effet quelque chose qui me forçait à sortir de la maison, à réfléchir et à me prendre en main. Et mes enfants étaient très contents car, tous les vendredis, je revenais avec les viennoiseries qui restaient après notre Job Booster Cocoon ! Je crois que ça leur faisait aussi plaisir de voir que je faisais quelque chose pour moi.

 

Trois mots pour un Job Booster Cocoon ?

Bienveillant, révélateur, moteur.

 

Solène Giuliano

 

Propos recueillis par Maïté Mougin, responsable éditoriale de FemmExpat.

 

Rejoignez le prochain Job Booster Cocoon, jeudi 20 septembre !

Toutes les informations sur le site d'Expat Communication.

Pour vous inscrire, contactez Béatrice Jullien : beatrice.jullien@expatcommunication.com

 

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