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Décorer son home, sweet home


Decorer-son-home-sweet-home-UNE femmexpatEn fond d’écran, dans notre subconscient, on se voyait comme un escargot baveux transporter péniblement sa maison sur son dos. Ce qui n’empêche qu’en arrivant dans un nouveau pays on a le droit de se shooter à l’optimisme en se disant que notre nouvel espace de vie on va le faire plus beau encore !

 

Le décor de base

En règle générale, si on vient de métropole, on ne perd pas au change puisque obligation est faite à l’employeur de nous fournir un cadre de vie au moins équivalent à celui que l’on quitte. De toute évidence si on est la fille de Rockefeller, qu’on habite un 1000 m2 en plein cœur des beaux quartiers, le DRH va en avaler son blackberry. Enfin c’est pas tellement celles là non plus qui vont durement engranger leurs noisettes en expatriation. De même si on quitte Washington pour Oulan Bator, on aura un léger souci de standing.

 

Hormis ces cas de figure peu probables, comment gérer au mieux sa nouvelle installation ?

De deux choses l’une : La société prend en charge tout votre déménagement et on se retrouve encore et toujours à l’autre bout du monde avec la commode de Madame Grand-Mère qui décidément vous colle tout comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Ou vous partez avec les cantines de l’expat type : une de bouquins et CD, une de bibelots, une de jouets, une de médicaments et une avec un peu d’habits pour Monsieur, beaucoup pour les enfants et énormément pour Madame.

 

On arrive avec tout son intérieur

Si on a rien d’une grande aventurière, c’est très réconfortant de retrouver toutes ces « petites » choses qui font un cordon ombilical avec notre ancienne vie. Hyper sympa mais est-ce bien adapté ? L’habitat étant à géométrie variable en fonction de notre nouveau pays de résidence, tout ce qu’on avait amoureusement disposé dans notre 100m2 ne va-t-il pas ressembler à des dinky toys dans notre grande maison américaine ?

L’armoire que l’on avait péniblement coincée entre la fenêtre et la porte va d’un seul coup être reléguée au triste sort d’une table de nuit. De même notre table de salle à manger deviendra un guéridon, joli certes, mais guéridon tout de même.

Problème : la nature ayant horreur du vide par excellence petit à petit nous remplirons l’espace d’ éléments à la mesure de notre nouvelle habitat. Eléments que nous revendrons c’est promis encore que, enfin il faut voir.

Ou encore vous arrivez avec un adorable bonheur du jour en palissandre dans un pays tropical et votre cœur se serre à chaque craquement du bois qui décidément n’arrive pas à s’acclimater à l’hygrométrie du lieu. Là encore problème matériel, pas existentiel, non mais problème quand même.

Avant de négocier son contrat se poser la question de savoir si il est bien raisonnable de faire voyager tous les témoins fidèles de notre passé, s’entendre sur « la prime rideau » afin qu’elle ne se résume pas à un vague Kleenex pour essuyer nos yeux.

 

On arrive avec quelques cantines

A part le mobilier fourni par l’employeur (qui ressemble souvent tragiquement au minimum décent qu’est censé vous laisser un huissier), généralement :  lits, tables et chaises plus le gros électro-ménager... Tout reste à faire : le plus simple et en même temps le plus compliqué.

Tirer le meilleur de son nouvel espace de vie

Nous, grillon du foyer, nous allons nous employer à agiter frénétiquement nos petites ailes pour faire de notre nouvel univers un lieu chaleureux, convivial et serein. Somme toute avec deux doigts d’imagination c’est un plan assez sympa.

Si vous êtes sensée contractuellement recevoir la cour et la ville pour faire briller les charmes de la société qui vous emploie vous aurez bien entendu fait comprendre avant de partir que c’est beaucoup de tracas pour Madame et qu’ils seraient bien inspirés au dernier étage de faire un effort côté budget déco. En revanche pour le commun des mortels, c’est-à-dire nous, ben oui et on est même pas les plus malheureux on va faire preuve de créativité.

Dans un premier temps, une fois les cantines vidées de leur contenu, elles servent bien sûr de tables basses puisque c’est intrinsèquement leur deuxième fonction. Si on est un peu perméable à l’art et très flemmarde, on peut aussi choisir l’option : garder les cartons bien emballés. Après tout Christo a bien emballé quantité de monuments et d’objets devant lesquels le monde entier s’est esbaudi. D’un autre côté, ça lasse aussi même l’artiste qui a finit pas dépiauter le Pont-neuf et les pyramides. Tout le monde n’a pas la sagesse nippone et ne se contente pas d’un futon dans une ambiance minimaliste !

 

Première déco

Aussi la première chose à faire est de déposer ça et là vos bibelots, même sur les cantines pour imprimer sa marque. Les tableaux viendront agréablement remplir les pans de murs aussi vides que le cristallin de l’iguane moyen.

Dans la mesure du possible choisissez des couleurs soft pour les murs (blanc, beige, couleur de terre...) plutôt que du psychédélique. Elles s’accorderont d’autant plus facilement avec tous les trésors que vous ne manquerez pas de dénicher au cours de vos pérégrinations.

 

Donc vous définissez le concept du lieu ou vous voulez vivre en prenant en considération les ressources locales.

Si vous avez toujours rêvé d’un loft look New Yorkais, que vous habitez en Afrique, ça va être un poil décalé. S’installer sur trois plateaux de béton en plein centre de Daoukro ça risque de tourner un tantinet à votre désavantage, n’est-il pas ?

Une fois défini la tonalité de votre nouvelle résidence surtout ne vous précipitez pas tout feu tout flamme : un peu de patience et de discernement pour une étude marketing des produits proposés.

Pour commencer habillez votre lieu de vie de lumières et de tissus. Des tissus pour les rideaux ou des stores en bambou (ou ersatz) auront le double avantage de préserver votre intimité et d’habiller la pièce. Avant de vous jeter tête baissée sur la cretonne à plumetis, faites un tour au marché local vous trouverez à coup sûr un tissu type frauti ou dhoti (coton blanc cassé) sur lesquels rien ne vous empêche d’exercer vos talents, même débutants, du pochoir. A moins d’être cochon manchot, le résultat risque de surprendre l’artiste qui sommeillait en vous.

 

Dans les premiers achats

N’oubliez pas les lampes qui diffuseront agréablement une douce lumière ça et là, tout plutôt qu’un plafonnier gestapiste ou un néon blafard qui soulignent la vacuité. Sans être estampillé Mr Bricolage on trouve toujours un pied (vase, poterie, bouteille en verre) dans n’importe quel endroit du globe, de même pour les carcasses d’abat-jour. Si toute fois l’EDF du cru tarde un peu pour vous brancher sur le circuit, trouvez des lampes-tempête ou lampe à pétrole, en général elles sont rarement moches. On ne sait pas pourquoi mais c’est un élément sur lequel le mauvais goût alter mondialiste ne s’est jamais penché....

 

Personnaliser son home

Pour personnaliser l’endroit et si par mégarde vous avez laissé vos Velázquez et autres Van Gogh au garde-meubles, accrochez des photos de vos proches sur les murs, au moins vous serez sûre ainsi de rentrer chez vous.

Autre alternative plus « grunge » mais très hype vous pouvez customiser vos murs grâce aux DVD d’art. Et alors là votre salon aura tout d’une galerie branchée, il paraît que c’est l’avenir du design et de l’architecture d’intérieur... Et comme on est une victime très consentante de la mode, on ne va pas bouder notre plaisir.

Dans les coins du salon et des chambres : un jeté négligé de coussins aura l’avantage de servir d’assises d’appoint et de remplir l’espace. Un (ou des) joli(s) panier(s) dans les angles peut avoir autant de gueule qu’un meuble acheté précipitamment, et encore un plateau posé sur un X, un coffre en teck, un gros pinceau chinois au mur et le tour est joué pour donner une touche perso dans les premiers mois.

Tout cela reste bien sobre, certes mais il vaut cent mille fois mieux prendre son temps que de se donner une dead line pour son installation, histoire de profiter des autres aspects de la vie locale.

Vous serez amené à visiter d’autres intérieurs et sans faire de copié-collé vous prendrez des idées et des adresses qui vous éviteront les écueils de l’emballement des objets et meubles « so typics » qui vous sortiront des yeux aussi vite qu’ils sont entrés dans votre maison. A éviter absolument le total look local qui transformera vite votre foyer en magasin de curios pour touristes à chair molle. Attendez d’avoir l’œil exercé à l’art et artisanat de la région et petit à petit sans être passé par la case atelier macramé vous donnerez la touch of class de votre nouveau foyer...

 

Paquita

 

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