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Ma vie en expatriation Psycho Vie perso

Bientôt le départ…ou le retour ?


femme-carnet2Cette année, c’est votre tour, vous partez… C’est la fin… Que ce soit pour retrouver la mère patrie ou pour partir à la découverte d’autres contrées, quelques points similaires dans le processus, et donc,  voici quelques outils pour vous aider à vivre cette phase de transition de manière douce et riche … Car déménager, c’est tout un art !

L’ambivalence

Notre cœur est parfois partagé… entre tout ce que l’on quitte, la sécurité d’un cadre de vie, de ses repères, et la projection dans un futur plus ou moins imaginé, qu’il faut déjà investir en organisant l’arrivée. On est dans un entre-deux qui peut donner une impression de flottement, de flou.
Où est-ce que je me situe ? Déjà parti  pas encore là-bas ?
Et c’est cette ambivalence qu’il faut gérer. Avec de la joie, de l’excitation peut-être, mais aussi de la tristesse et mélancolie, de la peur et du stress, de la fatigue,  de la frustration, de la résignation ou de l’acceptation…

infini


Un outil, le signe de l’infini

Je trace un signe de l’infini, avec une boucle pour aujourd’hui, une pour demain ; une pour ici, une pour là-bas. L’exercice peut être fait de manière quotidienne.  Je peux le tracer physiquement dans l’espace (avec ma main, mon bras…), sur une feuille de papier, ou bien sur un écran mental (je me représente alors un tableau d’école, du sable, une feuille, une fenêtre pleine de buée...). Et je me situe à l’intersection de ces deux boucles.

Sur une feuille de papier, je prends le temps d’écrire dans un signe de l’infini : ce que j’ai aimé, appris à Houston, ET ce que j’attends, ce qui m’attire dans cette prochaine mutation ; ou ce que je regretterai de cette vie, ET ce que je serai heureuse de (re)trouver là-bas (par exemple, si c’est en France, la proximité familiale et amicale, des bons fromages, des lieux qui me sont chers..). Ou encore… Ce qui m’excite, me dynamise ET ce qui me gêne, me freine ; ce qui m’amuse ET ce qui m’ennuie ; ce qui me pousse à aller de l’avant ET ce qui me retiens, ce que j’ai envie d’oser ET ce dont j’ai peur…

Le signe de l’infini peut être utilisé à chaque fois que l’on perçoit une contradiction, une dualité dans nos sentiments vis-à-vis d’une situation ; une ambivalence dans nos désirs, dans nos choix. Car je suis les deux à la fois. Ainsi, le signe de l’infini aidera notre psychisme à intégrer ces deux réalités, favorisant ainsi notre unité. Il aidera à accepter cette réalité avec sa part d’ombre et de lumière, une réalité où ces deux aspects doivent (re)trouver un subtil équilibre.

Prendre le temps du bilan

Evidence ! C’est le temps du bilan… Et prendre le temps de le faire permet de mettre des pauses dans le stress de tout ce qu’il y a à organiser. Cette alternance entre le matériel, le faire, et le retour sur soi, le penser permettra de donner de la profondeur à ces derniers mois, de remplir notre réservoir émotionnel.

Faire son bilan professionnel est quasiment un réflexe : mes réalisations, mes compétences développées… Mais pourquoi ne pas le faire aussi à titre personnel, de manière approfondie et ludique, au-delà du spontané que l’on fait naturellement, du « j’ai bien aimé » ?

Un outil : les listes

Pourquoi des listes ? « Ecrire pour énoncer les choses. Les listes nous forcent à définir, clarifier. Elles nous invitent à observer la vie avec plus de clairvoyance, à élargir notre conscience par circonvolution, réflexions, questionnements, explorations : elles nous aident à trancher dans nos choix, à choisir les mots, à devenir plus précis ». « Le travail sous forme écrit (…) génère plus de lumière en soi ». Il nous fait « prendre conscience que nous sommes les auteurs de nos propres vies, ils nous aident à réécrire cette vie, à la vivre de manière plus active, plus personnellement satisfaisante » (1).

Quelques pistes de listes…

-  Quels sont les rêves que j’ai réalisés ici ? ce que j’ai aimé de la culture locale ?

-  Qu’est-ce que je souhaite encore faire avant de partir ? (pour diminuer la place des regrets)

- Comment ce séjour a enrichi ma vie de couple, a façonné notre entité familiale, a créé notre culture familiale (notamment les mots/expressions qui lui sont propres, les références culturelles, anecdotes…) ?

-  Quelles habitudes prises ici que je souhaite conserver, pour moi ou ma famille ?

- Quels sont les lieux/les causes dans lesquel(les) je me suis investi(e), comment cela m’a nourri(e) ? Quelles sont les opportunités que j’ai su saisir ?

- Quels aspects de ma personnalité ai-je développé : humain, intellectuel, spirituel, artistique... ?

- Quelles sont les amitiés, les rencontres qui m’ont marqué(e) ; Avec qui je souhaite garder des liens, comment ?

Prenons le temps de goûter nos réussites, nos challenges relevés, nos découvertes… le temps de s’étonner et s’émerveiller encore de cette expatriation, le temps de se féliciter, le temps de fêter cette tranche de vie ! En dehors de la « Farewell » festive, pourquoi ne pas prendre le temps de prendre un café avec une amie pour la remercier de son soutien dans telle situation, un coup de téléphone au professeur de musique pour lui dire la qualité qui nous a vraiment épatée chez lui… Prenons le temps de dire au revoir et merci ! Prenons le temps de faire un bilan en couple, et avec ses enfants aussi. Cela peut être l’occasion d’un moment de qualité en famille (au restaurant par exemple), en même temps qu’un rite de passage.

 Car prendre conscience de nos réussites, de tout ce que nous avons acquis, de nos bons moments, tout cela nourrit notre psychisme, consolide note confiance en soi, favorise le bon narcissisme ; autant de choses qui nous donneront toutes les ressources nécessaires pour l’heure du départ et de la séparation, et toute l’énergie pour l’arrivée dans notre nouvelle destination.

Oui, la page est déjà écrite, mais il ne tient qu’à nous de l’embellir, de la décorer de fioritures et de l’admirer, avant de la tourner.

Blandine Mugnier

 (1)    Tiré de D. Loreau, L’art des listes : simplifier, organiser, enrichir sa Vie Ed. Marabout

BM

Blandine Mugnier est formatrice en communication familiale et animatrice en méthode Vittoz. Elle propose notamment à Houston des ateliers pour accompagner les nouveaux conjoints expatriés, en partenariat avec Adélaïde Russell, psychologue.

 

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