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Les Amis Ma vie en expatriation

La fête de départ


Fête et départ : deux mots qui ne vont pas très bien ensemble. Sauf si on pense positif et fiesta !

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De départs en arrivées, c’est la valse à trois temps des mutations-nominations. En regardant l’éphéméride, on a un début de cataracte aiguë, genre la vue qui se brouille. J - pas beaucoup, et cette année on fait partie de ceux qui ne restent pas, donc qui partent, re-donc on a un gros bourdon dans le crâne. Comprenons-nous bien, nous ne sommes pas que des héros en transhumance mais aussi des êtres au petit cœur sensible qui sont tout chafouins à l’idée de quitter cette vie. Rien qu’à l’idée de faire une fête de départ notre moral est inversement proportionnel à la quantité de tâches à accomplir avant le grand saut. D’ailleurs, pourquoi une fête de départ, on vous le demande ? Fête et départ sont des mots qui ne vont pas très bien ensemble, non ?

 

Pourquoi une fête de départ ? Et pourquoi pas, d’ailleurs ?

Pour montrer que nous ne sommes pas passés en courant d’air climatisé.

D’abord dans fête de départ, on retient surtout le mot fête qui nourrit notre syndrome de Peter Pan. Nous avons le droit de ne pas être sérieux même quand on a 30 ans et plus (je ne donnerai pas les noms, ce ne serait pas gentil !) et puis franchement on ne part pas non plus pour Rikers Island. Les grincheux de la métaphysique des traités de l’expatriation disent que départ/déménagement c’est comme un divorce/deuil, faut voir. Des traumas, nous en avons déjà plein la gamelle de notre enfance, la base, quoi, alors il faut raison garder. On a le droit de pleurer en silence à gros bouillons le pays et les amis que l’on quitte, mais en restant dans le registre du positif. En conclusion, comme Claude Levy-Strauss, pas un nul en matière d’anthropologie : « départ = rite de passage = étape franchie vers l’avenir », on pense comme lui.

 

Pour qui ? Pour les grands et les petits.

Pour montrer aux petits que la vie peut être joyeuse même quand on pense avoir les chutes du Zambèze dans les mirettes. Que l’on comprend son « petit moi »... Oui, il laisse des amis, mais il emporte aussi des souvenirs précieux.

 

Anoush, 8 ans : « On va faire une belle fête pour dire au revoir avec une robe de princesse. Une princesse pauvre parce que toutes les belles robes elles sont dans les cartons. »

 

Julien 16 ans : au départ de Paris pour le Canada : à la proposition de ses amis de faire une fiesta de départ a répondu un vague oui d’un air blasé. L’âge, on vous dit. Ils l’ont intitulée « Amicalement vôtre ». Tous sont venus déguisés en séries TV british : « C’était give me the night ! Un truc de folie ! Un vrai coup de soleil dans un ciel sombre, un coup d’amitié. »

Pour les grands pour finir en beauté un dossier commencé.

 

Brigitte T. « Nous n’avions vraiment, mais vraiment pas, envie de partir et nous avions organisé un grand pique-nique sur une île. Je sentais la nostalgie planer. Et pas du tout, nos amis, bons et moins bons avaient préparé un gigantesque Fort Boyard (notre région d’origine), avec épreuves tout comme le vrai, ça a été potache à mort, notre QI commun ne dépassait pas 27 mais qu’est ce qu’on a rigolé ! Avec en plus la satisfaction de savoir que de ce brassage sont nées des amitiés. Comme si on passait le relais. »

 

Paquita

Complétez la lecture de cet article par la lecture de celui-ci : Fête de départ, despedida, farewell party

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