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Ma copine italienne


Young beautiful italian woman sitting on a italian scooter. Ma copine italienne s’appelle Mimma, Anna, ou bien Loredana, en tout cas, elle a un prénom qui se termine en A! Elle est napolitaine de coeur, imprégnée de la culture de l’italie du Sud. Le soleil, les tomates, la mama, ce n’est pas qu’un mythe.

Ma copine vit un peu comme dans les années 50. Avec son mari, elle s’est installée dans le même immeuble que le reste de la famille: parents, beaux-parents, oncles et tantes, cousins... Du jour au lendemain elle a du se mettre à repasser, cuisiner et trier les chaussettes de son mari. La belle mère avait passé le relais. Vous pensez que j’exagère? Bon, un peu, mais pas tant que cela. Si elle est riche, elle est aidée par du personnel de maison, mais l’intention est la même: être une mama digne de ce nom.

Une fois, j’ai osé lui proposer: «Et si on sortait un soir entre copines?»:   Stupéfaction. Un soir? Entre copines? Elle n’a jamais eu cette audace. Un déjeuner entre copines avant de chercher les enfants à l’école à 14h00, éventuellement, mais le soir, non! Cela ne se fait pas d’abandonner mari et enfants le soir. Alors j’y ai été mollo sur le programme: pizza la première fois et retour à 22h00, puis pizza, glaces, fous rires avec retour tardif à 23h30... Un succès.

Des pates, des pates, oui mais des panzani! Ma copine regarde son fils jouer au foot en fin de journée. A la cantonade, elle demande: «Vous avez une idée de diner pour ce soir?». Réponse unanyme des autres mamas: «Pasta Zucca ! ». Une recette locale de pâtes à la citrouille. Encore des pates? Normal, c’est le régime de base. C’est ce qu’il faut aux enfants bien portants. D’ailleurs, mes enfants sont maigrichons car ils ne mangent pas assez de pates, CQFD.

Du Rififi à l’école française... Le nouveau maître de CM, fraichement arrivé à Naples, a la naïveté de proposer de faire une classe verte en France.  Des enfants de 9 ans! Une semaine! C’est de la folie. Pour enfoncer le clou, le maître précise que les téléphones ne seront pas admis, et que les parents n’accompagneront pas.  Là c’est le pompon, ma copine panique. Comment son enfant saura s’il doit mettre un pull ou pas? Et s’il perd ses affaires? Que va-t-il manger? Il a fallu cinq mois pour faire adhérer tous les parents, hyper inquiets, au projet. Ma copine a pleuré en préparant la valise. Les enfants, finalement autonomes, ont adoré la classe verte et le maître a été ovationné à son retour.

Toujours tirée à quatre épingles, ma copine italienne est belle. Cheveux impecablement coiffés, ongles manucurés, maquillée, bijoux dorés, peau bronzée, ma copine prend son look très au sérieux. Mon look de française fait un peu négligé à côté. En tant qu’italienne, elle doit faire «Bella figura», belle figure! Je m’en tire à bon compte avec une étiquette de «chic» parisien.

Notre question rituelle du matin: «Un café?». Bien sûr, je ne vais pas refuser ce petit petit bonheur avec ma copine italienne! Assise à côté d’elle, je suis au spectacle. Elle me raconte sa vie, l’école, son travail... et c’est du vrai théatre avec les gestes, les mimiques, la voix qui porte pour faire vivre la moindre annecdocte. J’adore.

Elle me manque ma copine italienne! Rentrée en France depuis janvier, les liens s’estompent.  Ma copine italienne vit dans le présent, elle a du mal à garder le lien à distance. Promis, je fais un petit voyage à Naples très bientôt pour la retrouver.

Françoise Cléchet-Groleau

FCFrançoise Cléchet-Groleau, coach interculturel
Site Internet : Graines d’expat 

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