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Professeur de Français Langue Etrangère FLE


Christine a mis à profit sa longue expatriation pour se former et se tourner vers l’enseignement du FLE (Français Langue Etrangère). Elle reçoit autant de ses élèves qu’elle leur apporte.

Pour Femmexpat, Christine, qui réside dans la Baie de san Francisco, s’est prêtée au jeu des questions/réponses pour nous raconter son métier.

 

Femmexpat : Depuis combien d’années es-tu expatriée ?
Christine : Nous somme arrivés en 93, donc depuis 18 ans.

 

Femmexpat : Quelle est ta formation initiale ?
Christine : J’ai une licence de langues étrangères appliquées, anglais-allemand. Puis j’ai obtenu un Master de français en 2007 aux Etats-Unis.

 

Femmexpat : Quels sont les emplois que tu as occupés avant de devenir prof de FLE ?
Christine : En France j’ai occupé divers emplois dans le tourisme, ou à des postes d’accueil, dont la Chambre de commerce franco-britannique a Paris.

 

Femmexpat : Comment t’est venue l’idée de devenir prof de FLE ?
Christine : Lorsque mon fils est entré en Kindergarden (grande maternelle), la personne qui organisait les cours de langues en after-school m’a demandé d’enseigner un cours par semaine. Je l’ai fait pour m’amuser, et je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup ça ! J’ai décidé de retourner à l’école pour avoir un diplôme qui me permettrait d’enseigner dans les écoles américaines, avec l’objectif de retourner travailler quand mes enfants seraient plus grands.

 

Femmexpat : Quelle formation as-tu suivie ?
Christine : J’ai obtenu mon Master en 3 ans et demi, ce qui est long ! Je l’ai fait à mon rythme, profitant de la flexibilité du système américain qui me permettait de prendre le nombre de cours que je voulais à la fois, le soir de préférence.

 

Femmexpat : Auprès de qui enseignes-tu le FLE ?
Christine : En ce moment j’enseigne dans un lycée catholique privé, à Atherton, près de chez moi. J’ai aussi enseigné en after-school à l’Ecole Internationale de Palo Alto, en community college, et j’ai également donné des cours privés. Pour les cours privés, j’ai connu tous les cas de figure : cours à des francophiles voulant apprendre une langue qui les passionne, cours à des élèves français intégrés dans le système américain dont les parents veulent qu’ils aient le niveau de français requis en cas de retour en France, cours à des gens souhaitant voyager ou travailler avec la France. Il y a une grande demande de cours de français privés dans la baie de SF.

 

 

Femmexpat : Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement dans ce métier ?

Christine : J’aime beaucoup l’interaction avec les élèves, surtout les ados et les adultes. Les voir progresser, se passionner pour ma langue et ma culture, est très gratifiant. J’aime aussi l’idée de propager cette culture française et francophone que j’aime tant, et qui est si riche. Et je crois que je contribue un peu à ouvrir de nouveaux horizons à mes élèves, ainsi qu’à les rendre plus tolérants : être au contact d’une autre culture ne peut être que bénéfique et enrichissant. Et puis, j’apprends aussi beaucoup de mes élèves !

 

Femmexpat : Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile ?
Christine : Le plus difficile pour moi est de faire régner une certaine discipline dans la classe, sans être trop stricte ou rigide. Difficile avec des ados ! Et puis enseigner peut être épuisant nerveusement et physiquement, ici on demande beaucoup aux profs ! Il faut vraiment aimer ce métier pour pouvoir le faire correctement, à mon avis.

 

 

Femmexpat : Combien d’heures de cours donnes-tu par semaine ? Combien d’heures de préparation en dehors estimes-tu ton travail ?
Christine : Je donne 16 heures de cours par semaine (je suis à 80% de temps), et je dirai que j’ai besoin de 8 à 10 heures supplémentaires de préparation et de correction de devoirs.

 

 

Femmexpat : Quel salaire touches-tu en moyenne, y a-t-il une fourchette de tarif en fonction de l’expérience ?

Christine : Le taux horaire est d’une trentaine de dollars (si on compte vraiment toutes les heures travaillées, pas seulement les heures de présence à l’école). Le salaire augmente en effet en fonction de l’expérience et du niveau d’études.`

Femmexpat : As-tu encore du temps libre ? pour faire des activités en dehors (sport, ou autre).
Christine : Oui, j’arrive à avoir un peu de temps libre, pour voir mes amies ou faire un peu de sport. Il faut programmer des activités en dehors du travail, car c’est facile de se laisser entraîner et passer tout son temps à préparer ses cours, surtout si on est un tant soit peu perfectionniste !

 

 

Femmexpat : Quels conseils donnerais-tu à une personne expatriée qui aimerait enseigner le FLE ?
Christine : Je lui dirai de s’inscrire sans tarder aux programmes disponibles dans les universités locales*. Ces programmes sont très flexibles, on peut prendre des cours à son rythme, le soir ou la journée. * (Dans la Baie de San Francisco, par exemple, le San Jose State en a un excellent, que ce soit le credential - equivalent du CAPES - ou le programme de maitrise)

A noter qu’on peut aussi suivre une formation au FLE par correspondance avec le CNED par exemple.

 

 

ET AU RETOUR EN FRANCE ?
Voici le témoignage de Charlotte :
"Je suis rentrée des USA où j’ai pu faire des remplacements en tant que professeur de Français, langues étrangères dans des High School et des centres privés pour les enfants de 5 à 10 ans. Je n’avais pas de diplôme spécifique pour cette activité mais l’envie de donner mon savoir et d’aider à apprendre la langue française. Je me suis investie et la volonté de transmettre, a été une réussite personnelle lorsque les enfants viennent aux cours avec plaisir et les parents sont prêts à refaire une session avec toi. 


"En rentrant j’ai voulu passer le DAEFLE car même si les diplômes ne veulent pas dire grand chose à l’étranger, celui-ci est reconnu par les Alliances Françaises qui sont partout dans le monde et même si les personnes qui t’emploient ne le connaissent pas, cela donne du crédit. Surtout cela t’apprend une méthode de travail et des bases pour les différents niveaux en langue française. Aujourd’hui, dans la région où je suis, ce type de travail sera dur à développer donc pour l’instant je cherche quelque chose plus dans ma spécialité première (le commercial). Mais si j’étais restée plus longtemps en expatriation, je me serai lancée dans le DAFLE par correspondance sans problème."

 


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