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Enfance et expatriation : un sujet crucial débattu au cœur du Sénat

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LEPAGE_Claudine Enfance et expatriation : un sujet crucial débatu au coeur du SénatColloque « Enfance et expatriation » de Français du monde-adfe : les inscriptions sont ouvertes.

Rencontre avec Claudine Lepage présidente de l’association Français du monde-adfe, sénatrice représentant les Français établis à l’étranger.

Madame La sénatrice est à l’initiative de ce colloque organisé au Sénat à Paris le 28 septembre.

Son parcours à l’étranger, son métier de professeur, son engagement, associatif puis politique conduisent Claudine Lepage à connaitre de très près les problématiques liées à l’enfance en expatriation.

Aujourd’hui, forte de cette expérience, elle ambitionne dans le cadre de son double mandat comme présidente de Français du monde-adfe et de sénatrice de contribuer à l’évolution des modalités concernant l’éducation des enfants expatriés.

Un parcours d’expatriée …

Enseignante en France, Claudine Lepage part en Allemagne rejoindre à Munich celui qui deviendra son mari. Les diplômes français n’étant pas reconnus, elle décide alors de travailler dans une école de langues tout en suivant des études de français comme langue étrangère. Elle suit également les enseignements de la chambre de commerce française qui lui permettent de dispenser des cours dans une école de commerce ainsi qu’à l’université de Munich cela jusqu’en 2008. Ses deux enfants, nés en Allemagne, seront scolarisés dans une école française à Munich, confortant par là leur identité franco-allemande.

 …engagée dans le monde associatif puis politique

Le souhait de retrouver à l’étranger des compatriotes pour échanger, se retrouver sur un passé commun et une entraide au présent la pousse à s’engager dans le monde associatif. Elle adhère ainsi à la fin des années 80 à l’Association Français du Monde (adfe). Elle en deviendra la présidente. En charge dans un premier temps des dossiers concernant les bourses scolaires, elle en mesure l’opacité et la complexité. Elle est ensuite au conseil supérieur des Français de l’étranger devenu par la suite l’Assemblée des français de l’étranger (AFE). Cet engagement lui permet alors de connaître, cette fois avec un large spectre, les problématiques partagées par les Français à l’étranger.

Enfin en 2008, Claudine Lepage devient sénatrice des Français de l’étranger.

Pour mobiliser, faire se rencontrer les acteurs, créer des échanges entre chercheurs, spécialistes et expatriés, Claudine Lepage organise un colloque ouvert à tous

Dans les années 90, l’Association des Français du Monde organisa un colloque au Parlement de Strasbourg sur l’enseignement du français à l’étranger. Il concernait non pas le réseau des écoles, mais celui des Instituts Français. Il y a plus de 10 ans, Claudine Lepage souhaite renouveler l’expérience lorsqu’elle prend la direction de l’Association.

L’expérience passée d’enseignante porte la sénatrice à l’observation minutieuse des mécanismes d’apprentissage des enfants d’expatriés. Un colloque sur l’éducation, l’enseignement du français à l’étranger, le bilinguisme à la lumière de ses différentes missions et voyages prenait progressivement tout son sens. D’autres problématiques liées à l’éducation des enfants expatriés, comme la protection des enfants et de leurs familles celle de l’adoption et de la nationalité l’interpellent au cours de son mandat. Il lui apparaît dès lors opportun de les partager avec les acteurs concernés.

 

Enfance et expatriation : un sujet crucial débattu au coeur du Sénat

Présentation de l’évènement du colloque « Enfance et expatriation » du 28 septembre ( inscription obligatoire )  

Table ronde n°1 : « Expatriation, interculturalité et bilinguisme »

Comment grandissent dans un pays étranger des enfants qui ne parlent pas la langue ?  L’apprentissage d’une langue, le bilinguisme ou le plurilinguisme ont un impact différent sur les enfants, selon leur âge et la situation de leur famille expatriée. Comment élever ces enfants dans un contexte local étranger ? Comment les intégrer au mieux au tissu local tout en gardant le français et son patrimoine culturel ?

 

Table ronde n° 2 : Apprendre, étudier, échanger : l´enfant au cœur du réseau d´apprentissage.

Quel choix au moment de la scolarisation ? Selon les pays, la ville, les choix culturels de la famille. Tout dépend ici de la localisation, de la situation familiale et du souhait d’éducation de l’enfant. Ainsi, les familles ont un choix parfois imposé d’écoles (locales ou françaises). Parfois, il apparaît aussi, comme dans les grandes villes, des options différentes de scolarité.

Ecole française de l’AEFE ? De la Mission laïque française (Mlf) ? Ecole locale avec une filière francophone si possible, école par correspondance avec le CNED ? Ecoles Flam (apprentissage du français après l’école locale) ?

Aujourd’hui, des inquiétudes sur le devenir des écoles françaises à l’étranger sont présentes pour les parents.

Madame Lepage souhaite fort justement que le public ne perde pas la main en tant que pilote notamment du réseau AEFE dans le cadre des évolutions et réformes futures décidées par le gouvernement.

La question de l’évolution de l’homologation des écoles françaises à l’étranger est également une question majeure à suivre. Cette homologation garantit en effet aux familles françaises résidentes à l’étranger, une scolarité française de grande qualité reconnue dans le monde entier, ainsi qu’au retour en métropole.

Enfin sur le sujet de la scolarité, la question du retour en France connait une forte actualité dans cette période post-Brexit.

Nous savons que le retour peut être délicat, source de surprises, parfois de déceptions pour des enfants qui ont vécu quelques années à l’étranger et qui doivent se plier aux règles de nos établissements français. Alors comment réintégrer dans les meilleures conditions l’école française ?

Empathie et bienveillance sont parfois mises à rude épreuve. Également, l’expérience acquise à l’étranger est loin d’être recherchée dans l’environnement scolaire ou amical des enfants. Peut-on compter sur les écoles françaises à forte dominance internationale, les écoles bilingues ou les écoles internationales pour poursuivre une éducation ouverte au monde ?

Finalement, et en résumé quelles sont les questions à se poser pour choisir la meilleure scolarité pour son enfant ?

 

La Table Ronde numéro trois traite du sujet délicat de la protection des enfants dans le cadre de la séparation du couple en expatriation.

Dans cette hypothèse, comment veiller aux intérêts de l’enfant ? Quelles sont les instances à qui s’adresser et les juridictions auxquelles il sera bon de s’adresser ? Comment traiter par exemple la question de la garde des enfants ? Également sera examiné le sujet difficile des enlèvements et déplacements illicites d’enfants.

Comment au mieux et -dans des cas très difficiles- protéger les enfants et leur famille à l’étranger ?

 

Table ronde 4 : Adoptions et conséquences sur la nationalité française de l’enfant

Quel type d’adoption rencontre-t-on à l’étranger ? Les adoptions plénières, les adoptions simples et la Kafala seront ici détaillées avec leurs procédures associées. 

Ce sujet fut d’une cruelle actualité après le séisme en Haïti en 2010. Des familles françaises avaient adopté des enfants sans mener la procédure d’adoption jusqu’à son terme ce qui occasionna des traumatismes supplémentaires pour ces familles. Cette question amène à s’interroger sur le droit de l’enfant, sur les problématiques qui se posent dans le cadre de son adoption lorsqu’il est issu d’une autre culture.

Un travail d’information a été nécessaire sur la Kafala, dispositif existant dans les pays musulmans. La kafala est une procédure d'adoption spécifique au droit musulman, qui interdit l'adoption plénière, et s'oppose en général à la procédure d'adoption au nom de la famille, considérée comme pilier de la société. Concrètement, la Kafala permet aux familles françaises résidente dans un pays musulmans de recueillir un enfant qui pour autant conserve son nom.

Pour venir en France, l’enfant a besoin d’un visa. Au terme de cinq années de résidence en France, l’enfant pourra devenir Français. Ce n’est qu’à cette date que la procédure d’adoption pouvait être lancée. Il y a deux - ou trois ans une loi en France a permis de ramener ce délai de 5 ans à trois ans. Cette solution est valable aujourd’hui grâce à l’action notamment de Claudine Lepage pour les français résidents à l’étranger. Concrètement, une famille française résidente au Maroc ou en Algérie dans les Emirats Arabes qui accueille un enfant peut au bout de trois ans enclencher une procédure d’adoption pour que l’enfant devienne français.

 

Est venu le temps des questions avant celui des propositions concluait la sénatrice Claudine Lepage lors de notre entretien.

Plusieurs missions parlementaires sont en cours ou viennent de s’achever. Leurs conclusions sur la question de la scolarité et la manière de faire évoluer le réseau aura des impacts sur les Français expatriés à l’étranger. Il s’agira donc d’y être attentif.

Mine d’informations pour les français en partance ou résident à l’étranger, ce colloque au Sénat ouvert à tous, permettra de dégager espère Madame la sénatrice des propositions à l’attention du pouvoir politique et du législateur visant l’amélioration de la situation des familles sur le terrain.

Vous habitez à l'étranger et vous ne pouvez donc pas vous rendre au colloque ? Suivez-le en direct sur la page facebook femmexpat

Présentation du colloque ici

 

Sabine Cros-Scherer

Sabine Cros-Scherer est responsable des pages Education de FemmExpat.

Un témoignage à partager, un sujet que vous souhaitez voir traiter ?

Ecrivez-lui à sabine.cros@femmexpat.com

 

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