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Les tabous de l’expatriation : Quand la mayonnaise ne prend pas


femme-tristeS'expatrier fait rêver. C'est une chance, une opportunité qu'on n'aura peut-être qu'une fois dans sa vie et qu'il faut saisir. Le net fourmille de blogs d'expatriés racontant leurs aventures à l'étranger. De nouvelles habitudes, un nouveau boulot, de nouveaux amis, la découverte chaque jour d'un pays formidable. Ce qu'on ne dit pas forcément, c'est quand ça ne se passe pas aussi bien. Quand ce n'est ni tout beau ni tout rose et que finalement, on ne se sent pas chez soi.

 "Je m'appelle Machine, je vis à tel endroit depuis X années et j'adore !!". J'ai tellement lu ça partout sur internet que j'ai fini par culpabiliser de ne pas aimer vivre en Californie. Je me disais que je ne faisais pas assez d'efforts ou qu'il y avait un truc qui ne collait pas chez moi.

En terme d'expatriation, internet vend du rêve. Difficile de trouver des blogs négatifs à ce sujet. Les messages sur les forums qui tentent d'aborder la question de l'expatriation mal vécue sont vite étouffés dans l'oeuf. Le posteur se heurte à l'incompréhension des autres expatriés qui ont vécu une aventure formidable et n'imaginent pas qu'il puisse en être autrement. Pour des gens que l'expatriation a enrichi et fait découvrir de nouveaux horizons, je ne les trouve pas très ouverts de ce point de vue. Au lieu d'écouter le mal être du posteur et d'essayer de faire preuve d'empathie, ils dispensent des conseils à deux balles "Tu devrais laisser passer du temps, ça ira mieux", "Inscris-toi à tel endroit", "Fais-ci". Or, quand on se sent mal quelque part, ce n'est pas tellement de conseils qu'on a besoin, mais d'écoute.

Toutes les situations d'expatriation sont différentes. Je peux très bien comprendre que quelqu'un qui s'expatrie dans une grande ville ou au bord de la mer aime, ou qu'un ingénieur qui décroche un super job apprécie. Moi, je n'aime pas ma vie en Californie.  Voilà, c'est dit. Je ne vais pas faire la liste de toutes les choses que je n'aime pas, elle serait trop longue. Je voulais simplement dire que ça arrive. Et je ne suis pas un cas isolé. Beaucoup de compagnes de collègues de Lionel n'aiment pas la vie dans cette région. Et la plupart des français de sa boîte ont fini par regagner le pays de la baguette et du fromage qui pue.

Pourtant, nous y avons mis du coeur. Nous n'arrêtions pas de nous répéter, avant de partir, que ça allait être bien. Puis, les premières semaines sont passées et on s'est dit que quand on aurait les meubles, on se sentirait plus chez nous. Finalement, ça n'a rien changé. D'aucuns diront que je ne suis là que depuis 6 mois et que mon opinion va changer, que je vais m'habituer. Lionel est là depuis presque un an et il n'aime toujours pas. Pourtant il travaille et son boulot lui plaît beaucoup. Mais pas la vie quotidienne ici.

Le blog, une arnaque ?

Je pense toujours avoir été sincère sur ce blog. J'adore les week end que nous passons à vadrouiller à droite à gauche. Se balader, visiter, voir des choses et des endroits incroyables. Mais la vie quotidienne n'est pas à la hauteur des week-ends. Je ne travaille pas, ce qui me pèse beaucoup plus que je le pensais. Mon travail, mes collègues et globalement mes proches me manquent. Facebook, Skype et Viber c'est bien, mais ça ne remplacera jamais une bonne tranche de rigolade en face à face.

 Lire la suite sur le blog de Laetitia : deux ans de vacances  

* publié avec l'aimable autorisation de Laetitia, du blog Deux ans de vacances

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